Les Brèves locales

Plastic Odyssey c'est parti !

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La grande aventure de Plastic Odyssey a choisi le port de Marseille pour larguer les amarres ! Départ le 1er octobre vers une longue « expédition des solutions contre la pollution plastique ». D’abord mission Méditerranée jusqu’à la fin de l’année (Liban, Egypte, Tunisie) puis en 2023 c’est l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique Latine, en 2024 direction l’Asie Pacifique et 2025 le voyage se terminera en Afrique de l’Est. En tout, il est prévu plus de 30 escales de 3 semaines sur 3 continents. C’est toute une équipe qui est engagée depuis 2018 dans ce grand projet très ambitieux autour de Simon Bernard, le Président fondateur, accompagnée de nombreux ambassadeurs, soutiens, partenaires… Le projet a deux volets : nettoyer le passé en recyclant le plastique qui a été produit et construire demain en réduisant la production de déchets. Le rêve de Simon c’est « de permettre à des gens de gagner leurs vies grâce aux déchets qui envahissent leurs villes », faire du déchet une opportunité en inventant des modèles économiques d’entrepreunariat social afin de créer de la valeur et des emplois tout en dépolluant… Pour prouver que les déchets ont de la valeur le navire de Plastic Odyssey embarque plusieurs machines de valorisation du plastique à des fins de test et de démonstration pour tous, et le bateau lui-même collecte les déchets à terre et produit son carburant grâce à la pyrolyse embarquée pour le stocker et l’utiliser à bord. C’est un grand voyage dans des pays inondés de déchets pour expliquer, sensibiliser, innover, promouvoir des solutions sur le terrain… en fait le navire est une grande vitrine sur mer pour changer notre façon de vie à terre… On va pouvoir découvrir ça de très près car pendant une semaine à Marseille sur l’Esplanade du MuCEM : visites organisées du navire, rencontres avec l’équipage, découverte du laboratoire mobile et démonstration de recyclage, baptême du navire et pour le départ régate et armada ! Les marseillais sont attendus en mer avec leurs bateaux ou à terre avec leurs yeux pour regarder un beau spectacle 😉 

Toutes les informations ICI.

« Retour à Campana », l’exploration à l’état pur

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Voilà une histoire merveilleuse qui nous fait rêver et qui va permettre de réaliser une enquête environnementale à travers les temps ! Frédéric Presles, membre de la Société des Explorateurs Français, accompagné d’une équipe scientifique, va rejoindre une petite île blottie au pied de la cordillère de la Patagonie Chilienne : l’île Covadonga, située dans l’archipel Campana, une île à peine plus grande que Porquerolles et singulière à plusieurs titres. Inhabitée, vierge, jamais foulée auparavant car difficilement abordable, isolée par des récifs, des courants, des marées, des vagues… elle s’est maintenue sauvage et préservée depuis que les 20 naufragés du navire La Delphine – l’un des premiers Cap-Horniers qui a desservi ce trajet – ont pu enfin la quitter après 7 mois de captivité forcée par leur naufrage… C’était il y a 180 ans ! Parmi les naufragés, Alfred Buot de l’Epine, jeune lieutenant de bord sur le bateau, a consigné cette aventure extraordinaire dans un manuscrit qui a traversé les temps pour finalement se retrouver dans les mains de Frédéric qui est en réalité son arrière-arrière-petit-fils ! Incroyable mais vrai. L’équipe est partie récemment en repérage pour préparer cette fabuleuse aventure qui se déroulera sur trois mois pendant lesquels ils vont parcourir plus de 900 km à la voile entre les 50e hurlants et le 40e rugissants. Frédéric va pouvoir refaire cette navigation épique sur le même type d’embarcation et dans des conditions proches de celles des marins de l’époque en empruntant le sillage de son aïeul et il sera accompagné par le marin Cristian Donoso, un des plus grands explorateurs de la Patagonie. Une occasion unique pour analyser l’environnement en s’appuyant sur les descriptions du manuscrit de l’histoire des naufragés avec celles qu’il va observer et en tirer des informations précieuses sur l’évolution de la nature dans cette région déserte et inconnue. Départ début octobre : on va suivre ça de très près 😉

Pour en savoir plus, pour soutenir l’explorateur et participer à cette fabuleuse aventure c’est ICI que ça se passe.


Photos @Frédéric Presles

Le Festival de la Ville Sauvage, Marseille en plein cœur !

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Le cœur de Marseille va battre fort cette semaine ! A l’heure où de nombreuses villes manquent d’imagination, sont tristes, formatées, stéréotypées, standardisées, et maintenant numérisées… on a besoin de nature, de créativité, de désir, de vivant, on a besoin de sauvage dans nos villes ! Car la ville est vivante, elle embellit ou enlaidit, souffre, guérit, grandit et parfois meurt lentement aussi… L’association « Va jouer dehors ! » organise à Marseille son premier Festival de la Ville Sauvage du 15 au 17 septembre dans une magnifique friche industrielle du 15ème arrondissement, les anciens entrepôts Abitbol. Durant ces 3 jours des architectes, urbanistes, femmes et hommes politiques, artistes, comédiens, chefs cuisiniers, tous venus d’Europe et d’Amérique latine vont parler du vivre-ensemble, de la ville et d’architecture. Pour l’architecte Matthieu Poitevin, qui a conçu cette manifestation internationale, « l’architecture doit bel et bien devenir le moyen d’inventer une autre façon d’habiter la planète » (à lire son entretien passionnant avec Marcelle, le média de solutions). D’autant qu’un nouvel élément entre en jeu aujourd’hui avec le réchauffement climatique… selon l’architecte marseillais, pour notre empreinte carbone, mieux vaut transformer les bâtiments plutôt que de les raser pour reconstruire (et faire du laid en plus !), cela permet de mieux construire la ville sur son passé et en plus beau : c’est de l’upcycling architectural, on adore ! Au programme du Festival, d’abord un Città’s banquet préparé par Emmanuel Perrodin où 170 personnes venues de pays latins vont tenter de répondre à la question « c’est quoi la ville sauvage ? » tout en festoyant, suivi de Tandems où des architectes aussi incroyables que contrastés dialogueront ensemble comme Esther Caro qui transforme les décharges en jardins dans les favélas de Sao Paulo avec Julien Beller l’architecte parisien visionnaire, que des rencontres improbables… Ensuite avec Cœur sur la ville on parlera logement à Marseille, mais on en parlera différemment pour une fois, à partir d’une enquête portée par la Fondation Jean Jaurès. Ça continuera avec La Grande chaîne qui va réunir et donner la parole à 150 étudiants en architecture pour construire le monde de demain ! Enfin le Festival se terminera avec Figures libres, des rencontres publiques pour une véritable ode à la Méditerranée avec des villes comme Athènes et Naples, des sœurs de Marseille… Tout pour réparer, embellir et transformer nos villes et ré-ensauvager le monde ! Et Marseille alors, est-elle une ville sauvage ? Plutôt deux fois qu’une… la belle et rebelle 😉

Plus de renseignements sur va-jouer-dehors.fr


@VJD


@Claudia Goletto


@Sébastien Normand

Le Bonheur National Brut

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Le Bonheur c’est mieux que le Produit !! A l’opposé du fameux Produit National Brut qui broient facilement les êtres humains, le Bonheur National Brut est un changement de paradigme qui corrige les limites du « Tout croissance » du PNB par des indicateurs de richesse humaine, et des pratiques d’intelligence socio-émotionnelle et d’intelligence collective ! Crée en 1972 par le Roi Jigme Singye Wangchuck, père du Roi actuel du Bhoutan, il a contribué à révéler l’existence de ce petit pays himalayen au grand public et étonné la communauté internationale par son approche différente du calcul du bien-être de la population de son pays en partant du principe que le progrès matériel, s’il contribue au bien-être, n’en constitue pas le facteur le plus important. Aujourd’hui le BNB se développe un peu partout dans le monde et notamment en France qui vient récemment d’entrer à la 20ème place du classement mondial (le leader étant la Finlande) ! Le BNB est un indice qui sert à mesurer le bien-être de la population d’un pays en s’appuyant sur 4 piliers : développement socio-économique durable et équitable, préservation et promotion de la culture, protection de l’environnement et bonne gouvernance. Pour calculer l’indice on se réfère à 9 domaines du bonheur : suffisance matérielle – vitalité de la communauté – culture – résilience écologique – santé – bien-être psychique – éducation – utilisation du temps – bonne gouvernance. Ce sont des domaines-clés qui vont servir de boussole, d’indicateurs pour orienter nos vies tant personnelles que collectives ou professionnelles. On remarque que la protection du vivant, de la planète de l’environnement est un facteur incontournable de notre bien-être ! Puisqu’on vous dit que l’argent ne fait pas le bonheur 😉

www.centrebnbfrance

Graines, l'exposition !

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« Petit précipité subjectif d’une histoire des graines »… cela se passe à Paris au 104 dans le 19ème : tout l’été et jusqu’au 4 septembre, et c’est une bonne idée d’aller voir cette exposition pour les parisiens comme les touristes ! Sauvages ou cultivées, merveilles de forme et de couleur, symboles de vie, de croissance, de diversité et de culture, les graines racontent aussi toute l’histoire de l’Humanité. Depuis la nuit des temps, les semences d’arbres, céréales, fleurs, fruits et légumes circulent à travers le monde. C’est l’histoire de ces grandes voyageuses que raconte cette exposition, mêlant les dimensions artistique, scientifique, pédagogique et écologique. On peut entrer dans l’infiniment petit à travers la fascinante collection de photographies de Thierry Ardouin, faire un vœu au cœur des installations interactives et poétiques de Duy Anh Nhan Duc, se perdre dans l’immense fresque de Fabrice Hyber ou contempler les œuvres « toutes en graines » de Jade Tang. On a même la possibilité aussi de voir, toucher et sentir des graines des quatre coins de la planète et de découvrir le jardin caché et la pépinière du 104, dans lequel on peut participer à la récolte des graines de plantes, fruits et légumes pour augmenter la « grainothèque » de l’exposition. Une façon de suivre le développement de nombreuses graines et de questionner notre aptitude à imaginer demain pousser… C’est aussi l’occasion de se réconcilier avec le vivant, les graines c’est la vie !

www.104.fr

Agir pour le Vivant en Arles !

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Voilà de quoi trouver l’inspiration et très vite agir pour l’environnement ! A l’initiative des éditions Actes Sud, la 3ème édition d’« Agir pour le Vivant » aura lieu à Arles du 22 au 28 août 2022. Un grand Festival pendant 7 jours qui chaque année mêle culture, art et débats d’idées sur la question du vivant avec pour objectif d’inciter le public à agir concrètement et durablement dans le temps et dans un territoire. D’une part on « pense le vivant » en réfléchissant avec des conférences, des débats, des cafés, des assemblées… d’autre part « on célèbre le vivant » lors de temps festifs et participatifs : soirées, expositions, balades sous le ciel étoilé arlésien, projections de films, lectures de textes engagés, ateliers sous le soleil ou performances d’artistes. Cent cinquante intervenants de tous horizons et de différents pays du monde sont attendus : chercheur.se.s, scientifiques, auteur.e.s, économistes, réalisateur.trice.s, philosophes, entrepreneur.se.s… La petite spécialité du festival, ce sont ces fameux « cafés avec » pour partager un moment privilégié dès le petit-déjeuner avec des figures emblématiques de l’engagement écologique comme Rob Hopkins, Christine Takua, Edgar Morin, Elisa Loncon Antileo, Éloi Laurent, Anna Dantes ou encore Hugo Jamioy Juagibioy. Des temps forts et enrichissants dans la joie et la bonne humeur sont à prévoir pour construire ensemble une société libre, vivante et solidaire : voilà tout un programme !

Découvrez le programme complet sur : agirpourlevivant.fr

L'Arrosoir, la nature au coeur de Strasbourg

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Pour ceux qui vont aller visiter Strasbourg pendant l’été, voilà un beau lieu à découvrir ! L’Arrosoir, situé en plein quartier de Neudorf, fait renaître l’agriculture vivante au beau milieu de la ville. Le village qui était autrefois parsemé de jardins et d’espaces agricoles, à été intégré à l’agglomération strasbourgeoise au début du XXème siècle pour être recouvert de béton et devenir un des quartiers les plus peuplés de la grande ville européenne. Ce jusqu’en 2018… où l’Arrosoir est né. Il s’agit d’un projet associatif de végétalisation urbaine : produire de jeunes plants et des plantes comestibles pour accompagner la végétalisation de la ville. Mais il s’agit aussi d’un projet low-tech, dont les techniques de culture sont inspirées des principes de la permaculture. Ce projet implanté de Neudorf est le fruit d’un partenariat entre le Collectif Permis de planter dont le but et de porter et développer localement des initiatives citoyennes, écologiques et comestibles, et l’Association Akpé dont l’objectif est de développer une manière de concevoir et de construire qui soit durable, alternative, locale et collective. Que de bonnes idées et de belles énergies ! Le site se compose de trois éléments : une serre, un jardin partagé de pleine terre et un espace pour « chiller » c’est-à-dire traîner, prendre du bon temps, ne rien faire, se reposer… L’Arrosoir propose ainsi aux habitants du coin un jardin en agriculture urbaine biologique évidemment et une pépinière de quartier pour se détendre mais apprendre aussi à faire pousser ses fruits et légumes. Un bel exemple de végétalisation intégrée : cohésion sociale, agriculture urbaine et biodiversité : tout ce qu’on aime 😉

www.arrosoir.com

A-MO, street-artiste pour les animaux

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Des animaux dans la ville on adore !! L’artiste de rue A-MO, très engagé, peint des animaux partout dans la ville de Bordeaux et dans des villes girondines aux alentours. Ainsi il remet pour nous de la nature dans le milieu urbain et ça nous fait du bien. L’artiste bordelais est passionné par le monde animal depuis qu’il est tout petit et il tente avec ces peintures très « voyantes » de familiariser les plus jeunes (et les moins jeunes aussi) aux animaux sauvages et en même temps peut-être de sensibiliser aussi à leur protection ? Il travaille avec des écoles et des crèches pour toucher le maximum d’enfants, ce sont eux les plus sensibles et ce sont aux aussi qui feront le monde de demain. Des images du plasticien qui surprennent et percutent les passants, les interrogent, les réveillent… On peut faire ainsi de drôles de rencontres : une aigrette sur une cabane d’ostréiculteur dans le Bassin d’Arcachon, un renard qui semble nous questionner au coin d’une rue commerçante, une gazelle qui boit de l’eau dans une piscine, un éléphant qui se nourrit d’une branche d’arbre sur un portail ou une girafe qui regarde les passants… des peintures ultra réalistes et très colorées qui sont les bienvenues car elles remettent de la nature là où il n’y en a plus et de la joie aussi ! Des peintures qui prennent encore un autre sens aujourd’hui avec les incendies dans la région et tous ces animaux qui ont atrocement péri…

Des arbres à la place des clim !

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Plus il fait chaud, plus les gens allument la clim et plus… il va fera chaud, c’est ce qu’on appelle un cercle vicieux !! La climatisation est une catastrophe pour le climat : en plus d’être très gourmande en électricité (ils représenteraient environ 20 % de la consommation électrique des bâtiments au niveau mondial), elle émet beaucoup de gaz à effet de serre. Les climatiseurs contiennent en effet des fluides frigorigènes très polluants car ils produisent des petites fuites avec des produits de synthèse qui se retrouvent dans l’atmosphère… Idéalement elle pourrait être limitée par temps de canicule et pour les gens les plus fragiles mais ce n’est pas le cas car selon l’ADEME (Agence Environnement et Maîtrise de l’Energie) 25 % des ménages sont équipés de climatiseurs en 2020 contre 14 % en 2016… et du côté des entreprises le taux d’équipement augmente aussi ! Finalement la climatisation est responsable de 5 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur bâtiment, toujours selon l’ADEME. Alors quelles sont les solutions puisqu’on a chaud ? D’abord il y a des petits gestes à adopter chez soi comme fermer les volets le jour et ouvrir pendant la nuit, en cas d’utilisation ne pas baisser la clim au-delà de 26 degrés, en cas d’achat de climatiseur il faut privilégier un équipement performant car les vieux appareils polluent encore plus ! Ensuite il faut travailler sur la réglementation dans la construction du neuf comme de la rénovation. Hélas dans ces deux domaines la France est très en retard, il faut dire que le puissant lobbying des promoteurs immobiliers est réfractaire à l’écoconstruction, quant à la rénovation des bâtiments, le problème environnemental passe souvent bien après les questions sociales et sanitaires qui apparaissent toujours plus urgentes. Enfin la meilleure des solutions reste les arbres !! C’est un enjeu très important : la végétalisation des villes, des quartiers, et même des bâtiments. Sachant qu’un seul arbre évapore 450 litres d’eau par jour… soit l’équivalent de cinq climatiseurs qui tournent pendant 20 heures !! Vive les arbres 😉

Les animaux en fleurs de Raku Inoue

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Des animaux végétaux ou des fleurs animales ? On n’en sait rien mais en tout cas des créations fascinantes et très originales qui rendent un bel hommage à Mère Nature !! Raku Inoue est né à Tokyo en 1983 et a quitté le Japon pour s’installer avec sa mère à Montréal où il vit et travaille toujours aujourd’hui. Ses œuvres sont des reproductions d’animaux de manière très réaliste en utilisant des végétaux de tous genres : feuilles, fleurs, tiges ou pétales… C’est d’une délicatesse rare et le fait de mélanger le monde animal au monde végétal est intéressant et nous questionne. Parmi ses créations on trouve de nombreux insectes ou papillons mais pas seulement… on découvre aussi des animaux marins comme une baleine ou une méduse, des oiseaux, des flamants roses, des gorilles et même un tigre ! Il a étudié longtemps de nombreuses disciplines comme l’illustration, la peinture, le papier, la sculpture, la photographie… autant de matières que l’on retrouve dans son travail. C’est à l’issue d’un road-trip dans le sud-ouest américain que l’artiste a trouvé l’inspiration, un beau jour de grand vent dans son jardin canadien alors que les fleurs s’envolaient partout, il les a ramassées et a créé son premier scarabée. Raku est un amoureux de la nature et ça se sent, ou plutôt ça se voit ! Des œuvres bien évidemment périssables et éphémères puisque totalement naturelles. Heureusement que la photographie permet d’immortaliser ces magnifiques tableaux… On adore 🙂