l’actualité verte à Marseille

Le Projet Azur, la belle aventure !

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C’est Anaëlle Marot, avignonnaise de 27 ans à peine, qui est à l’origine de ce beau projet sportif et très écolo ! Parti de Malmousque à Marseille le 31 mai, le Projet Azur sillonnera le littoral pour y collecter les déchets d’abord sur la côte ouest à vélo jusqu’au 5 juillet puis sur la côte est en kayak de mi-juillet à mi-septembre, un genre de duathlon encore inconnu… L’objectif est de ramasser les déchets tout le long de la Méditerranée, soit 550 kilomètres de nettoyage en mer de Hyères à Menton et côté terre de Marseille à Cerbère dans les Pyrénées-Orientales. L’année dernière, à l’automne, le Projet Azur avait déjà récolté pas moins de 500 kilos de déchets ! Avec cette nouvelle version, Anaëlle compte en ramasser au moins autant si ce n’est plus, car elle n’est pas toute seule : elle a des amis qui l’accompagnent et en tout une centaine de personnes participent à la belle aventure. Il s’agit d’impliquer les différentes associations locales qui travaillent dans la protection de l’environnement et de faire participer partout leurs bénévoles. Se sont ainsi associés au projet La Fondation de la Mer, Tara Océan, Surfrider ou encore l’Association marseillaise Mer et Terre. Tous les bénévoles sont les bienvenus, il suffit juste de s’inscrire sur Facebook, Instagram ou le site de Projet Azur. Voilà un beau programme pour cet été et il risque d’y avoir du boulot avec tous les gants et les masques jetables qu’on commence à retrouver en mer… Une bonne idée, très originale, et c’est notre belle Méditerranée qui va être contente 😉

www.projetazur.com

La Slow Cosmétique : parce que nous le valons bien !

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Oubliez définitivement les grandes marques de cosmétique qui polluent la planète et nous rendent malades… Plus qu’un label, la Slow Cosmétique est un mouvement qui depuis 2013 rassemble les consommateurs et les acteurs du marché des produits de beauté favorables à une cosmétique plus naturelle et plus simple. A l’opposé du « brainwashing cosmétique » (un lavage de cerveau qui nous fait croire au produit miracle faussement naturel et souvent inutile), la Slow Cosmétique prône un retour à l’essentiel et invite chacun à réfléchir à son mode de consommation comme de production. Le mouvement qui est né sur le blog de Julien Kaibeck, un expert en aromathérapie, et s’est développé grâce au succès de son son livre Adoptez la Slow Cosmétique, milite pour une consommation alternative de la beauté. Il est incarné par une Association Internationale mais aussi un label de qualité et une boutique sur leur site qui permet aux utilisateurs d’abord d’apprendre à fabriquer eux-mêmes leurs produits mais aussi de trouver les bons produits rigoureusement sélectionnés : uniquement des produits plus sains pour la planète et la santé, et plus raisonnables dans leur marketing. Ainsi les marques labellisées Slow Cosmétique sont portées par des petites entreprises familiales, souvent artisanales, qui fabriquent des produits écologiques et ancrés dans les territoires, ce qui permet au consommateur d’acheter même du local. A Marseille par exemple la marque La Mousserie qu’on adore vient d’être labellisée 😉

www.slow-cosmetique.com

LA BASE : la maison du bonheur

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On a besoin de nouveaux lieux de vie pour changer le monde ! Il existe déjà une BASE (Base d’Action Sociale et Ecologique) à Paris et à Lyon, Marseille est en train de construire la sienne. « Rassembler les Marseillais.es pour accélérer la transition vers une société juste, résiliente et respectueuse du vivant, grâce à la construction d’un espace commun et autogéré » : voilà la raison d’être de la BASE. Quelle belle idée ! Si Alternatiba (mouvement citoyen de mobilisation sur le dérèglement climatique) en est à l’origine, le projet a été très vite rejoint par de nombreux collectifs très engagés et militants écolos comme Greenpeace Marseille, Youth for Climate Marseille, Zero Waste Marseille, La Roue, Télé Mouche, les Colibris, Alternatives Territoriales… tant mieux car il faut du monde pour bâtir une telle maison ! L’espace, toujours en travaux, devrait ouvrir fin juin : 400 mètres carrés en plein cœur de Marseille où l’on pourra se réunir, s’entraider, échanger et partager dans la convivialité pour construire ensemble un nouveau monde, celui de demain avec plus de justice sociale, climatique et environnementale. Le lieu fonctionne sur le bénévolat, qu’il vienne de simples citoyens ou de collectifs, et déjà plus de 180 bénévoles ont participé au lancement et une campagne de crowdfunding a rapporté plus de 20 000 euros pour financer les travaux et payer les premiers loyers. On a hâte de tout ce qui nous attend : réunions, rencontres, ateliers pratiques, conférences, spectacles, débats, expositions, formations, bureaux partagés… tout pour habiter un monde meilleur et plus vert 🙂

La Base Marseille

Les créations messagères de William Amor

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Incroyablement beau et très écolo !! William Amor crée dans son atelier à Paris des fleurs en plastique à partir de déchets récupérés aussi bien en mer que sur terre, des fleurs plus vraies que nature et c’est d’une beauté inouïe ! On adore les artistes qui font du beau avec du laid et permettent aussi en même temps de dépolluer la planète. Dans le genre William excelle et dépasse largement l’up-cycling traditionnel. L’artiste plasticien qui se présente comme « un ennoblisseur de matières délaissées » travaille uniquement à partir d’objets en plastique et de ses dérivées synthétiques : sacs et bouteilles en plastique, filets de pêche, mégots de cigarettes… Ses dernières créations, des coquelicots et du mimosa à partir de mégots sont de pures merveilles et de grands symboles. Un artiste doux au grand cœur qui va encore plus loin dans sa démarche en travaillant dans son entreprise avec des personnes handicapées non pas dans le but de « faire du social » mais dans la volonté de partager son savoir-faire avec des gens souvent stigmatisés ou rejetés par la société, avec lesquels il aime partager son art. Entre esthétisme et message pédagogique, son but est de sensibiliser sur les questions environnementales et il n’ y a pas mieux pour ce faire que de nous offrir des fleurs aussi poétiques et en plus… éternelles ! On adore 🙂

creationsmessageres.com

POUR du vin naturel

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Quelle belle initiative ! Nathalie Cornec produit du vin naturel à Marseille en pleine ville. Elle achète et récolte elle-même ses raisins certifiés Bio sur différentes parcelles dans les Cévennes, en Ardèche ou dans la Luberon puis rapporte les vendanges dans ses locaux en ville entre le boulevard National et le boulevard Longchamp, dans sa cave de vinification urbaine. C’est là qu’elle fait son vin nature, donc sans sulfites, et qu’elle embouteille sa production. Nathalie n’était pas spécialement connaisseuse en vin traditionnel, elle était étrangère à ce milieu viticole, mais elle est tombée amoureuse du vin quand elle a découvert le vin naturel, une révélation pour elle. C’était en 2005 et elle est partie alors à la rencontre des vignerons qui travaillaient déjà le vin naturel, des pionniers à l’époque, lors d’un salon en Auvergne et a beaucoup appris avec eux. En 2014 elle a passé son BTS de viticulture-œnologie et rêvait de mettre en place une petite parcelle de vignes à Marseille en pleine ville. C’est parce que cet espace s’est avéré introuvable et impossible qu’elle a alors eu l’idée de vinifier en centre ville son raisin venu de la grande région du sud et trouve alors un lieu qui convient parfaitement, rue Farjon à Marseille en 2016. Aujourd’hui elle produit 8 000 bouteilles par an et espère augmenter cette production chaque année. C’est elle qui réalise chaque année le vin pour la Casa Consolat, une cantine associative à dimension sociale, solidaire et culturelle dans le célèbre mouvement « slow food ». Si vous voulez déguster et acheter son vin c’est sur place ou dans certains restaurants comme la Mercerie, réputée pour être une des meilleures caves de Marseille. On ne peut pas boire de vin plus local et plus vert à Marseille ! On est POUR 😉

@PourDuVinNat

Culina Hortus, meilleur restaurant végétarien du monde

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On adore la gastronomie végétale : c’est l’avenir de notre savoir-faire en cuisine ! Ce lundi 4 mai 2020 Le Guide Vert We’re Smart a dévoilé à Bruxelles son palmarès annuel du meilleur de l’univers culinaire des légumes et élu Culina Hortus à Lyon « Meilleur restaurant végétarien du monde » ! Culina Hortus veut dire Jardin Potager en latin… tout est dit et cela nous met en appétit de verdure. Dans ce restaurant, une équipe nous propose pour la première fois en France une adresse gastronomique, avec des menus haut de gammes, dans un espace cosy et design et 100% végétarienne. Aux menus, une carte renouvelée chaque semaine à midi et chaque mois pour le soir, avec uniquement des légumes, des céréales, des fruits, des œufs et des laitages pour des plats généreux et surtout gastronomiques. Les produits sont sourcés avec beaucoup d’attention et de qualité exceptionnelle, majoritairement en bio, de saison et en circuit court. Adrien Zedda, chef executif du restaurant s’est exprimé lors de l’annonce du prix avec beaucoup d’émotion : « Ce prix représente pour toute l’équipe et moi-même une reconnaissance du travail accompli tout au long de l’année. Il récompense notre régularité, notre implication et notre amour du travail bien fait au service de nos clients. Comme tous les cuisiniers, je suis passionné par le produit : il est la plus grande source d’inspiration. Les végétaux m’inspirent, par leur diversité de variétés, de goûts, de couleurs et de textures ». En espérant bientôt aller à Lyon pour déguster ces mets merveilleux pour les végétariens (mais pas que!ç), on dit bravo, et les animaux vous disent merci 😉

www.culinahortus.com

Thirza Schaap, photographe du plastique

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Quand les gestes écologiques deviennent des performances artistiques ! Thirza Schaap est une artiste photographe néerlandaise qui vit et travaille en Afrique du Sud au Cap dans le quartier de Bakoven. Depuis des années elle collecte des détritus rejetés par la mer, des brosses à dents, des pailles, des coton-tiges et autres objets hétéroclites en plastique qui recouvrent hélas les belles plages… Elles les assemblent puis en fait des natures mortes qu’elle photographie elle-même. Des compostions qui fascinent et dérangent à la fois en interrogeant notre sens du beau et notre conception de l’esthétique mais aussi  et surtout de l’art qui permet de faire aussi de la pédagogie en participant à la prise de conscience de public de l’invasion du plastique dans les océans. « Enfant je marchais sur les plages pour ramasser des coquillages, des plumes et des branches aux formes amusantes. Lorsque j’ai quitté la Hollande pour l’Afrique du Sud, j’ai reproduit ce même rituel. Sauf qu’au lieu de collecter des trésors naturels, je remplissais mes poches avec des ordures : le plastique rejeté par l’océan »  raconte-t-elle. L’artiste intervient aussi dans les écoles pour sensibiliser les enfants à la pollution plastique et certains aident parfois au nettoyage des plages. Encore une artiste écolo très engagée qui fait du beau avec du laid : bravo ! Et c’est la planète qui est contente 😉

plastic-ocean.ne

Du Champagne vivant !

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Nous allons bientôt arriver à la fin du confinement, alors parlons un peu de fêter cet évènement avec du Champagne mais pas n’importe lequel ! C’est une belle découverte ce Champagne (Franck Pascal) connecté sur la nature et au-delà… Vignerons dans la Marne depuis plus de vingt ans, Franck et Isabelle Pascal ont récupéré le domaine viticole familial de 3 hectares et demi à l’époque en viticulture « conventionnelle » mais Franck est ingénieur de formation et après avoir fait d’abord son service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d’action des toxiques de combat sur l’homme et ensuite une formation de viticulteur, il prend conscience que les modes d’entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combat mis au point par les militaires… En 1998 il commence à supprimer les pesticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Il essaie sur une parcelle de pinots noirs systématiquement ravagée par le mildiou de la cultiver sans pesticides, pensant que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année le pari était réussi et le couple va développer ces méthodes culturales sur tout le vignoble. En 2002 ils passent en bio puis en biodynamie, une méthode qui permet d’utiliser les forces de la nature pour les vignobles puis il va encore plus loin en utilisant des soins énergétiques sur ses vignes. Les vignerons veulent respecter la vie qui s’installe dans leurs vignes mais aussi celles des personnes qui y travaillent et des consommateurs qui achètent leurs champagnes et leur permettent de continuer dans cette voie. En plus du bio et de la biodynamie, ces vignerons bio-énergéticiens testent l’homéopathie, les dynamisations de plantes et d’autres techniques énergétiques comme les huiles essentielles ou la géobiologie… une approche sensible du vivant qui a fait la qualité et le succès de ce Champagne fait avec amour qui se déguste sur les plus grandes tables du monde… Hâte de trinquer 😉

chaisdeschampagnespourlavie.com

Un confinement au Vert

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Pendant cette difficile épidémie de Coronavirus, puisque nous sommes confinés chez nous, si on essayait d’optimiser au maximum cette période ? Nous n’avons plus l’habitude de ne rien faire et c’est peut-être une opportunité ! On dirait que cette crise sanitaire est un mal nécessaire : la planète respire. En effet on respire mieux sur terre depuis le COVID-19 ; à en croire la NASA le taux de pollution dû au dioxyde d’azote, un gaz polluant émis notamment par les véhicules et les activités industrielles a considérablement chuté en Chine, puis en Europe. On peut dores et déjà lire ici et là que le taux de mortalité en Chine dû à la pollution connaît une chute sans précédent. Les animaux revivent et la biodiversité remercie le virus : dans les océans on voit resurgir des baleines, des dauphins et des poissons dans des endroits où ils avaient disparu depuis longtemps… jusqu’à Venise ! Dans les forêts tous les animaux remontrent le bout de leur nez et sont ravis, même les chasseurs ont été finalement interdits. Le son, les bruits disparaissent et les animaux sauvages se réapproprient des territoires. Partout nous voyons sur les réseaux sociaux des images d’animaux qui reviennent, même des naissances de tortues sur les plages désertées par les baigneurs au Brésil ! De notre côté comment peut-on accentuer ce mouvement et prendre conscience du rôle que nous pouvons jouer chacun dans son coin pour respecter d’avantage le vivant pendant ce confinement ? Chez Marseille Vert nous vous proposons sur notre page d’Actualités Vertes des recettes pour faire vous-mêmes vos produits d’entretien et de cosmétique, des livres et des films qui nous incitent à participer au changement de consommation et de production sur la planète… Profitons-en pour cuisiner végétal, bio, local, de saison tout en réduisant au maximum nos déchets, pour ralentir nos achats, réparer nos appareils et lutter conte l’obsolescence programmée, réutiliser nos affaires, retoucher, recoudre… Et puisque nous passons beaucoup de temps devant nos écrans, pensons à vider nos boîtes mail, éteindre nos box et ordis dès que possible pour diminuer aussi la pollution numérique. « La Nature reprend ses droits » nous dit la formule… n’oublions pas que NOUS SOMMES LA NATURE 🙂

Humanisma, la marche des animaux

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Gros coup de cœur pour Charlotte Arnal qui a décidé de traverser la France à pied pour défendre les droits des animaux ! C’est une promesse qu’elle a faite à ses amis les bêtes : celle de les aider à faire entendre leur voix… Amoureuse des animaux depuis toujours, Charlotte a voulu aller plus loin que ses premiers engagements avec des associations de protection animale pour œuvrer à la construction du monde de demain, celui qui respectera tout le vivant et qui protègera juridiquement le monde animal avec Humanisma. « Parce que les animaux ne sont pas des choses et pourtant la loi autorise encore aujourd’hui des situations inacceptables et totalement indignes de notre humanité, écrit-elle sur son site, c’est d’ailleurs pour cette raison que 77% des français.es sont favorables à ce que notre pays inscrive dans sa Constitution la protection des animaux (sondage IFOP 2018 – source L214), et c’est pour cette raison que mes mollets et moi avons décidé de nous mettre en marche » ! C’est lors de sa formation à Toulon en Droit animal (DU) qu’elle a découvert que la loi française était complice de la violence institutionnalisée qui est faite aux animaux et elle a décidé de focaliser son action sur l’évolution du droit en s’attaquant au texte fondateur : la Constitution. Le but est simple, efficace et radical : il faut que la Constitution française inscrive la protection des animaux comme un de ses fondamentaux. Le 4 octobre 2019 à l’occasion de la Journée mondiale des animaux, elle est partie de Montpellier pour une marche d’un an et de 2500 kilomètres qui va la conduire le 4 octobre 2020 à l’Assemble nationale à Paris. Sur son site on peut voir qu’aujourd’hui cela fait 158 jours de marche et qu’il reste 2017 jours avant l’arrivée… on peut tous participer, l’aider, la soutenir, l’encourager, la suivre sur les réseaux sociaux, on peut même aller faire un bout de route avec elle ! Courageuse, engagée, libre, déterminée, et le tout dans un esprit non-violent et joyeux… nous on dit bravo Charlye et les animaux quant à eux lui disent sûrement un grand MERCI 🙂

humanisma.life