l’actualité verte à Marseille

Earthship Sisters version #2 : c’est parti !

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La nouvelle édition d’Earthship Sisters a démarré hier au soir lors d’une belle soirée sur le rooftop de Castel, en haut des bureaux de l’Accélérateur M à Marseille. Il y a du changement et des nouveautés dans la version 2021 : tout d’abord ce ne sont plus 14 femmes qui seront sélectionnées cette année mais pas moins de 24 ! Ensuite le programme, déjà ouvert aux femmes entrepreneuses qui ont des projets tournés vers le développement durable, s’ouvre dorénavant aussi aux « intrapreneuses » c’est-à-dire aux femmes déjà en poste dans des PME ou des grands groupes et souhaitant renforcer leur formation pour accélérer le développement de leur entreprise en matière de RSE. Pour celles et ceux qui le découvrent, Earthship Sisters est un programme exclusivement féminin particulièrement innovant en ce qu’il joue un véritable rôle de boosteur de leadership environnemental en permettant à des femmes entrepreneures de s’engager concrètement et visiblement dans la protection de la planète. Grâce à lui des femmes de tous horizons, âges, formations, vont suivre un programme digital de 9 mois, passeront 5 week-end ensemble en pleine nature et 15 jours de navigation sur 3 bateaux qui partiront tous de Marseille : l’un vers l’ouest sur Port-Saint-Louis du Rhône, Sète puis Palma de Majorque, l’autre sur la Ciotat puis le tour de Corse et le troisième à l’est vers Porquerolles, Nice et Monaco… Et ces 24 femmes vont être entourées de la team, de coachs, de mentors, de Mothers & Fathers (des parrainages de grandes personnalités), de tous les partenaires et pour cette nouvelle édition de la Sisterhood soit des Sisters de la promo #1 ! Au bout de ces neuf mois intenses, elles accoucheront toutes d’un beau projet pour sauver la planète ! Vous avez une idée, un projet, une envie d’action pour l’environnement ? Marseillaises ou pas, à vos candidatures : vous avez jusqu’au 31 octobre pour postuler 😉

www.earthship-sisters.fr

Photos : @Mary Aymonde Gé

Le Présage, restaurant solaire

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Faire de la cuisine locale c’est bien, mais avec de l’énergie locale c’est encore mieux !!! Après une période de rodage sur Aubagne en pleine nature, le restaurant Le Présage vient de s’installer en guinguette dans le 15ème arrondissement à Marseille sur l’espace « ICI Marseille ». C’est une véritable expérience à vivre que d’aller déjeuner là-bas : on découvre comment les plaques (et bientôt le four) peuvent fonctionner avec de l’énergie solaire récupérée grâce à une immense plaque à l’extérieur, un miroir géant, qui concentre la lumière à l’intérieur à travers un autre jeu de miroirs placé juste derrière les fourneaux, lesquels sont installés pour l’instant dans un container aménagé. En cuisine le créateur du concept, Pierre-André Aubert, accompagné de Clément Flint et Sophie Biamino, s’affairent pour nous servir de délicieuses assiettes raffinées (en vaisselle non pas jetable mais 100% recyclable) en mode bistronomie où tout est local (terre de Mars, House of Pain…), bio, de saison et à forte tendance végétale. Ce midi nous avons pu déguster une assiette de Pan con tomato suivie d’un plat de Folles herbes et d’un Crumble pommes poires : un régal pour les papilles. La guinguette est remplie, beaucoup de monde semble attiré par cette « curiosité culinaire expérimentale » et en même temps on apprécie cette forme d’engagement global qui dépasse ce que l’on peut trouver dans la dégustation pour englober la cuisine toute entière. Demain Pierre-André souhaite s’installer à Château-Gombert où le chef souhaite créer un véritable écosystème autour de la restauration. Il pourra cultiver la terre pour mettre en place un circuit direct du potager à l’assiette et toujours avec de l’énergie solaire sur place. Et puisqu’à Marseille on a du soleil à revendre… autant en profiter 😉

Le Présage : restaurant propulsé au soleil

MiniBigForest : des forêts urbaines

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Comment faire (re)venir les forêts en ville ? C’est l’idée de l’association MiniBigForest qui a à cœur de concevoir et de planter des forêts urbaines participatives dans les villes, pour des écoles, des particuliers ou autres lieux urbains qui désirent implanter des mini-écosystèmes forestiers sur leurs sites. Créée fin 2018 par un couple de nantais passionné de botanique et d’environnement (Stéphanie Saliou et Jim Bouchet), MiniBigForest propose de mettre en œuvre des micro-forêts en ville selon la méthode du botaniste japonais Akira Miyawaki spécialisé en génie écologique. Le principe est de reforester durablement des terrains urbanisés ou dégradés par l’homme en reproduisant les mécanismes des forêts naturelles, grâce notamment au « Potentiel Naturel de Végétation ». Il s’agit tout d’abord de sélectionner une variété de plantes indigènes d’une région puis de planter les graines dans des pépinières pendant un an ou deux avant de les replanter sur des terrains préparés, les sols ayant été fertilisés en amont avec des matières naturelles (écorces, plantes en décomposition, ajouts de lombrics…). Il suffit ensuite de planter de nombreuses essences d’arbres différentes sur chaque parcelle (entre 30 et 40 essences différentes natives de la même zone) afin de maximiser la biodiversité qui pourra s’y installer. Les plantations de ces forêts urbaines se font avec l’aide de communautés locales bénévoles, ce qui en plus crée du lien social. On n’a pas mieux pour reconnecter l’Homme à la Nature 😉

"Agir pour le Vivant" à Arles

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Quelle bonne et riche idée !! Cet été à Arles on refait le monde autour du « Vivant » avec un grand festival, une première édition, ouvert à tous ! Un espace de réflexions et d’échanges au-delà des idéologies et des clivages… « Agir pour le Vivant » à l’initiative des éditions Actes Sud s’installe sur Arles du 24 au 30 août : un rendez-vous incontournable pour remettre le vivant au cœur des débats et venir à la rencontre de celles et ceux qui imaginent le monde de demain. Aujourd’hui la biodiversité – et donc la vie sur terre – est en danger et de nombreuses voix dans le monde se mobilisent pour alerter sur l’ampleur de la catastrophe mais il y a aussi un grand nombre de forces vives qui commencent à proposer une nouvelle façon de penser notre rapport à la nature, qui imaginent des solutions innovantes, de nouveaux modes de production et de consommation… Pendant toute une semaine, philosophes, écrivains, scientifiques, mais aussi jardiniers, agronomes, botanistes, herboristes ou simples militants écologistes vont faire cause commune pour se rassembler, coordonner leurs énergies, partager leurs compétences et leurs rêves d’un monde meilleur. Pas moins d’une centaine d’invités vont se retrouver sur quatre lieux emblématiques de la ville : Le Méjan, La Croisière, L’Université Domaine du Possible et Le Théâtre Antique. On attend du beau monde pour autant de belles idées : Pierre Rabhi, Baptiste Morizot, Edgar Morin, Vandana Shiva (en vidéo), Cyril Dion, Coline Serreau, Nancy Huston ou Isabelle Delannoy participeront aux débats, rencontres, échanges, résidences, expositions et projections. Un Festival nécessaire et très attendu, pour passer tous ensemble à l’action et parce qu’il y a urgence 😉

Programme sur www.agirpourlevivant.fr

Écogestes Méditerranée : tout pour la mer !

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C’est souvent (voire toujours) par ignorance que nous polluons la planète ! Écogestes Méditerranée participe à nous informer afin de nous sensibiliser et de nous faire prendre conscience à chacun de notre part de responsabilité. Il s’agit d’une campagne de sensibilisation des usagers de la mer et plus particulièrement des plaisanciers le long de la façade méditerranéenne française. Son objectif est d’inciter les plaisanciers à adopter des pratiques respectueuses et de contribuer aux efforts des gestionnaires pour préserver les milieux marins. C’est une véritable action collective à l’échelle du littoral méditerranéen qui mobilise 24 structures d’éducation à l’environnement, financée par des partenaires publics et privés qui participent financièrement ou techniquement à toutes ces opérations. Dans notre région, un collectif de 16 structures intervient directement au contact des plaisanciers dans une quarantaine de zones de mouillage, et également à terre dans les ports de plaisance. Plus de 50 000 usagers ont déjà été informés et sensibilisés depuis la création d’Écogestes en 2002. Avec un petit livret très pédagogique et remarquablement bien fourni, sont aussi distribués fanion de sensibilisation, cendrier portable et chiffon éco-responsable. Connaissez-vous les eaux noires ? Et les eaux grises qu’est-ce que cela signifie ? Quelles sont les règles pour l’ancrage, la pêche de loisir, la plongée en bouteille ? Que faire de vos déchets en bateau ? Et les hydrocarbures, les peintures anti-salissures, les produits de nettoyage ? Les espaces protégés, les certifications pour les ports propres, la destruction des bateaux ? Avec Écogestes vous saurez tout sur ce qu’il faut savoir pour vivre sur la mer, l’aimer et la protéger 🙂

Plus d’informations sur www.reseaumer.org

Jérôme Zindy, voyageur à vélo

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Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde… ça pollue la planète, c’est cher, souvent superficiel car les vrais voyages sont toujours intérieurs on le sait ! Voici un bel exemple pour celles et ceux qui sont frustrés cette année de ne pas pouvoir voyager loin… Cet été Jérôme Zindy, un Avignonnais de 33 ans, a décidé de voyager autour de chez lui, dans sa région, à 100 kilomètres autour de sa ville, en plein cœur de la Provence, mais pas n’importe comment : à bord d’un vélo électrique 100 % autonome grâce à son panneau solaire ! L’objectif est d’apprendre à voyager différemment, montrer qu’on peut se dépayser autour de chez soi, et surtout, rencontrer les producteurs et mettre en lumière les savoir-faire régionaux, le tout raconté à travers un journal de bord quotidien et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
 Le cycliste est parti le 19 juillet 2020 à 10 heures au pied du Palais des Papes d’Avignon, d’où il a partagé à plusieurs les premiers kilomètres avec une balade à la Barthelasse puis il a poursuivi son aventure prévue jusqu’au 31 juillet avec son acolyte caméraman et réalisateur Bertrand Charron qui va réaliser une web-série sur le voyage disponible dès le mois d’aout, après montage. Une quinzaine de jours dans les Alpilles, la Camargue, le Lubéron, le Mont Ventoux, les Dentelles de Montmirail… que de beaux paysages, de belles rencontres avec les artisans et producteurs locaux. Un voyage écolo, peu coûteux et joyeux : le bonheur des vacances 🙂

Susanna Bauer, artiste des feuilles

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Comment sublimer ce que la nature nous offre ? Susanna Bauer nous en donne un bel exemple… Cette artiste qui vit et travaille en Grande-Bretagne, en Cornouailles, transforme de simples feuilles mortes, déjà belles naturellement, en pures merveilles artistiques. Susanna est allemande et a grandi à la campagne dans le sud de l’Allemagne où elle a appris très jeune à aimer la nature. Plus tard, passionnée de tricot et de crochet, elle est arrivée à faire le lien avec ces techniques traditionnelles artisanales et le monde naturel avec des créations rares, atypiques et sublimes. Elle commence d’abord par chercher des feuilles mortes dans la nature, elle les choisit minutieusement par rapport à leurs formes, leurs couleurs, leurs caractéristiques, leurs détails, puis elle les nettoie, les trie et les fait bien sécher avant de les travailler. Ensuite elle se lance, avec un simple crochet, un peu de fil, beaucoup de travail, de patience, de minutie, et le résultat est inouï : elle crée de véritables œuvres d’art. On adore les artistes qui travaillent avec la beauté de la nature car il y a toujours derrière leurs ouvrages un message d’amour pour la planète mais avec Susanna Bauer le message va plus loin en nous rappelant que la nature est très fragile et que tout est éphémère comme ses feuilles cousues avec finesse et délicatesse, alors il ne reste plus qu’à en révéler la beauté. Emouvant et ravissant 🙂

www.susannabauer.com

Elephant Haven, un sanctuaire pour éléphants en France

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Une première en France et même en Europe : un sanctuaire pour éléphants est en fin de construction dans le Limousin et va bientôt accueillir les premiers animaux. Ce sont deux anciens soigneurs du zoo d’Anvers qui ont eu cette belle idée : Tony Verhulst et Sofie Goetghebeur, deux grands passionnés de nature, d’environnement, d’animaux et tout particulièrement d’éléphants… C’est pourquoi ils ont eu envie de créer un lieu pour recevoir les éléphants des zoos et des cirques, afin de leur proposer une retraite bien méritée, dans un havre de paix, où ils seront bien bichonnés ! Le site est situé au calme dans le Parc Naturel Régional du Périgord Nord, sur un terrain de 28 hectares au léger relief avec la possibilité dans le futur de s’agrandir. De plus en plus de pays européens interdisent les animaux sauvages et c’est tant mieux : on attend que ce soit complètement interdit partout dans le monde… mais en attendant les éléphants qui ne sont plus « exploitables » ni « rentables » auront un endroit où venir se reposer. On compte plus d’une centaine d’éléphants dans les cirques à travers toute l’Europe et il n’est pas toujours possible de les ramener dans leur pays d’origine où d’ailleurs ils ne seraient plus capables de revivre leur vraie vie sauvage. Le sanctuaire a pour but à 100% d’offrir une vie paisible aux pachydermes dans le respect total des animaux. Ainsi, si le public, les bénévoles et visiteurs seront invités sur le lieu à apprendre sur cet animal à travers des programmes éducatifs ou à se reconnecter à la nature en observant ces belles créatures, ils ne pourront pas avoir de contact avec eux pour ne pas les déranger. Les pauvres bêtes ont suffisamment souffert des humains… merci à Elephant Haven de permettre peut-être de nous faire un peu pardonner… Etant donné que c’est une nouveauté, toute l’équipe a travaillé depuis des années à ce beau projet et a dû relever de nombreux défis administratifs, financiers, sanitaires, juridiques… mais l’amour de l’éléphant était plus fort que tout 🙂

www.elephanthaven.com

Voyager autrement avec FairTrip

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On attend la réouverture des frontières avec impatience… mais en attendant on peut préparer son futur voyage avec FairTrip, un guide interactif qui aide les voyageurs à repenser leur manière de voyager. Les utilisateurs sont invités à référencer les maisons d’hôtes, les restaurants et les activités selon différents critères. Pour être référencé sur Fairtrip, chaque lieu doit favoriser un tourisme authentique, équitable, social, solidaire, local, vert et durable. Ce sont des critères qui servent de base à l’évaluation de chaque lieu avant qu’il soit référencé ou non sur FairTrip. Il n’est pas nécessaire qu’un lieu remplisse tous les critères, l’important c’est qu’il soit fidèle à l’esprit FairTrip auquel ces critères servent de socle. Ainsi l’évaluation des lieux n’étant pas infaillible, de même que ceux-ci étant amenés à évoluer au fil du temps, chaque voyageur peut signaler un lieu qui ne respecterait plus les critères, depuis l’application ou par simple mail. Trois mille établissements ont déjà été approuvés par FairTrip ! Une belle application qui a vocation à promouvoir et mettre en valeur de manière générale le tourisme durable au sens de la définition de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Les voyages qui respectent la nature, les femmes, les hommes et les animaux sont les plus beaux voyages et bien souvent les moins chers en plus ! Ceux dont on revient toujours grandis, plus heureux et plus intelligents. Travel different évidemment 🙂

www.fairtrip.org

Le Projet Azur, la belle aventure !

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C’est Anaëlle Marot, avignonnaise de 27 ans à peine, qui est à l’origine de ce beau projet sportif et très écolo ! Parti de Malmousque à Marseille le 31 mai, le Projet Azur sillonnera le littoral pour y collecter les déchets d’abord sur la côte ouest à vélo jusqu’au 5 juillet puis sur la côte est en kayak de mi-juillet à mi-septembre, un genre de duathlon encore inconnu… L’objectif est de ramasser les déchets tout le long de la Méditerranée, soit 550 kilomètres de nettoyage en mer de Hyères à Menton et côté terre de Marseille à Cerbère dans les Pyrénées-Orientales. L’année dernière, à l’automne, le Projet Azur avait déjà récolté pas moins de 500 kilos de déchets ! Avec cette nouvelle version, Anaëlle compte en ramasser au moins autant si ce n’est plus, car elle n’est pas toute seule : elle a des amis qui l’accompagnent et en tout une centaine de personnes participent à la belle aventure. Il s’agit d’impliquer les différentes associations locales qui travaillent dans la protection de l’environnement et de faire participer partout leurs bénévoles. Se sont ainsi associés au projet La Fondation de la Mer, Tara Océan, Surfrider ou encore l’Association marseillaise Mer et Terre. Tous les bénévoles sont les bienvenus, il suffit juste de s’inscrire sur Facebook, Instagram ou le site de Projet Azur. Voilà un beau programme pour cet été et il risque d’y avoir du boulot avec tous les gants et les masques jetables qu’on commence à retrouver en mer… Une bonne idée, très originale, et c’est notre belle Méditerranée qui va être contente 😉

www.projetazur.com