l’actualité verte à Marseille

Lionel Borla, on dirait le Sud

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Lionel Borla a plusieurs cordes à son arc et autant de couleurs à sa palette ! La musique avec notamment le piano, le dessin, l’architecture, la peinture, les aquarelles, les encres, la photographie, l’écriture, le graphisme, le numérique… il a exploré et continue d’explorer tous les outils à sa portée, tout ce qui peut servir de support à son incroyable créativité. Après avoir passé sa jeunesse à Menton où il est né, il a grandi en apprenant le piano tout en s’exerçant à dessiner et opte finalement pour des études d’architecture à Marseille où il s’installe. Mais lors d’une visite de l’exposition rétrospective de Georges Braque à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, il a une révélation devant une toile : il veut devenir peintre. Il déclenche alors un travail pluriel, joyeux, riche en diversité et en production. Artiste complet et éclectique, fasciné par la beauté du monde, il demeure très inspiré par les paysages méditerranéens, et on retrouve dans nombreuses de ses œuvres la lumière, le soleil, les couleurs provençales, les pinèdes, les plages, les baignades, les calanques, la Sainte-Victoire ou les symboles architecturaux marseillais tels que le MuCEM ou la Bonne Mère ! Aujourd’hui il est reconnaissable pour ses personnages qui nous rappellent ceux de Matisse ou de Folon, toujours un peu mal adaptés à leur environnement, on dirait qu’ils sont posés là, sans être jamais totalement intégrés au paysage… des pingouins dans le sud, malhabiles, maladroits et toujours décalés par rapport à une nature, elle, musicale, florissante et exubérante de joie, ça ressemble à l’histoire de l’humanité ! Un touche-à-tout aux doigts d’or qui n’a pas fini d’inventer et de jouer sur les mots : aujourd’hui il peint avec des « pin-ceaux » qu’il crée avec des aiguilles de pin… on adore 😉

Sur Facebook : Lionel Borla

ETRE, les Ecoles de la TRansition Ecologique

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La transition écologique se développe depuis plusieurs années en France (tant bien que mal !) en créant de nombreux nouveaux emplois et on prévoit une expansion majeure des métiers de la transition écologique dans les dix années à venir avec un million d’emplois créés. ETRE, les Ecoles de la TRansition Ecologique, soutenu par la Fondation Nicolas Hulot et à l’initiative de l’Association 3PA près de Toulouse, est un merveilleux projet qui sensibilise les jeunes en difficulté aux métiers verts – agriculture, éco-habitat, entretien espaces verts… Souvent si les jeunes sortent du système scolaire sans diplôme et se retrouvent au chômage, c’est tout simplement par manque d’intérêt pour la formation « traditionnelle ». Beaucoup ne voient pas le sens de ce qu’on leur apprend et on les comprend ! Ces écoles proposent de remobiliser les jeunes dans des projets d’avenir qui ont du sens en les sensibilisant aux enjeux de développement durable et en leur proposant des formations professionnelles de terrain pour leur permettre de développer leur compétences. En plus ils vont trouver facilement un emploi à la sortie de l’école qui les accompagne dans leur démarche d’insertion en leur proposant une première expérience dans les secteurs des métiers verts et verdissants. C’est le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) qui définit ces métiers verts appelés aussi « cols verts » : il s’agit d’emplois dans l’agriculture, l’industrie manufacturière, la recherche et le développement, l’administration et les services qui contribuent à préserver ou restaurer la qualité de notre environnement. Cela concerne donc entre autres tous les métiers qui participent à préserver les écosystèmes et la biodiversité ainsi que la réduction de la consommation d’énergie ou de diminution de la pollution, bref c’est large ! On retrouve ces métiers dans tous les secteurs de l’économie finalement. Une première école a été créée en Occitanie (Lahage), puis quatre autres sont nées sur le territoire français. Le but est d’en avoir une à terme dans chaque région de France, car l’avenir de la planète appartient à cette jeunesse-là 🙂

www.ecole-transition.eu

Quadra Terra, le potager facile

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Quelle bonne idée !! Le jardin potager n’est plus réservé aux initiés, ce n’est plus un sacerdoce, ce n’est plus aussi compliqué qu’on le croit, ça peut être accessible pour tout le monde, facile, simple… Créé par trois amis d’enfance, Quadra Terra est la première strat-up démocratisant le potager naturel, tout en tenant compte des contraintes de nos vies actuelles. Elle nous offre la solution permettant à tous de cultiver avec succès ses légumes en bio, sans pour autant modifier sa vie et ses habitudes… et du coup c’est un accélérateur de petite agriculture. La planète en a besoin, ses habitants aussi ! Il s’agit pour les entrepreneurs de commercialiser et d’installer un système révolutionnaire de potager en bio conçu pour les particuliers, même s’ils doivent s’absenter. Tout est prévu : l’arrosage, le désherbage, la lutte contre les limaces… il ne reste que le plaisir de la cueillette et de la découverte ! Le système ne demande que deux fois quinze minutes d’entretien par semaine et tout fonctionne tout seul. Suivant la région, le potager Quadra Terra peut produire jusqu’à 200 kg de légumes bio par an. C’est parfait pour les novices et les petits jardins mais l’offre s’adapte aussi à des projets plus ambitieux… Pour tous ceux qui vivent avec un peu d’espace en jardin mais qui ont été depuis des générations coupés du monde de la culture de la terre, c’est la solution idéale pour la découvrir 🙂

www.quadra-terra.com

Grainette, bombes à fleurs

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Il faut sauver les abeilles ! L’agriculture intensive et l’urbanisation sont les deux causes profondes du déclin des abeilles. Entre l’usage massif des pesticides, la suppression des haies et la bétonisation de nos espaces de vie, nous massacrons la nature et, comme d’autres espèces, les abeilles sont privées de leurs habitats et de leurs ressources alimentaires : les fleurs. Ainsi Hugo Rivier et Thomas Balana, deux ingénieurs et amis de longue date, ont décidé d’entreprendre pour sauvegarder la biodiversité et plus particulièrement les insectes pollinisateurs comme les papillons ou les abeilles indispensables au maintien des écosystèmes et de notre sécurité alimentaire. Pour ce faire ils ont créé Grainette, une capsule végétale contenant des graines de fleurs qu’il suffit de lancer sur un coin de terre ensoleillé en attendant que la pluie fasse le reste… même pas besoin de l’enterrer ! Les deux entrepreneurs se sont inspirés d’une technique utilisée en Egypte antique puis démocratisée dans les années 50 par le célèbre agriculteur japonais Masanobu Fukuoka. Ils ont décliné la méthode en faveur des insectes butineurs, remplissant chaque capsule d’un cocktail de fleurs locales et mellifères qui apporte une grande quantité de pollen et de nectar et en plus ça embellit les paysages ! Quelle bonne idée !! Bientôt une offre à destination des particuliers sera disponible mais pour commencer la start-up marseillaise a choisi de travailler avec les entreprises pour créer des campagnes de sensibilisation engagées : les bombes à fleurs sont conditionnées dans des sachets personnalisés sous forme d’objets promotionnels. Adieu les goodies made in China pour les cadeaux de fin d’année, vive les grainettes 😉

www.grainette.com

"Tout naturellement", l'expo Nature

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On aime beaucoup la représentation de la nature dans les formes artistiques et les artistes qui s’engagent à défendre le vivant à travers leurs œuvres ! L’espace Jouenne à Marseille propose jusqu’au 7 novembre une exposition à la fois atypique, intéressante et émouvante : « Tout naturellement » dans laquelle cinq artistes (Jean-Baptiste Gaubert, Lise Couzinier, Bernard Pesce, Jean-Noël László et Richard Roux-Giuge) écrivent la nature. L’un incruste son empreinte dans le champ de son imagination comme pour marquer son territoire, l’autre développe une forêt imaginaire fragile, aérienne et poétique, le photographe arpente les montagnes du Queyras en noir et blanc, l’artiste communiquant joue avec les lettres et semble crier des appels au secours, le plasticien imagine des êtres en mutation mi-hommes mi-animaux… Souvent on peut être un peu mal à l’aise dans les expositions artistiques sur la nature, pourtant bien nécessaires, qui nous dérangent pour nous faire prendre conscience du désastre et nous faire aussi réagir… ce n’est pas le cas de celle-là, incroyablement remplie de douceur. On se promène curieux, presque joyeux dans ce grand espace immaculé, blanc comme neige, devant ces œuvres qui donnent envie, tout comme les tableaux très naturalistes du peintre provençal Michel Jouenne, de protéger notre belle nature, d’aimer notre environnement, notre planète Terre 🙂

www.espacejouenne.com

Eddie Platt ramasse les masques !

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Eddie notre Anglais Marseillais préféré ne supporte plus de voir des masques jetés par terre ! Il faut dire que l’ONU a alerté sur le fait que 75 % des masques jetables risquaient de se retrouver dans des décharges ou dans les mers car la matière plastique constituant les masques à usage unique n’est pas biodégradable et n’est recyclable en France que par une seule entreprise… une sur-pollution dont on se serait bien passé ! C’est dans ce contexte qu’Edmund Platt le fondateur de l’association 1 Déchet par Jour a décidé de repartir sur les routes de France pour sensibiliser les citoyens à la pollution sauvage. Il est connu pour avoir réalisé une aventure similaire en auto-stop de 8 000 km en France intitulée « L’Escargot anglais » où il avait ramassé pas moins de 75 000 déchets. Cette fois il est parti de Marseille le 1er octobre de la Gare Saint Charles pour un périple de 7 semaines à pied le long de la ligne TGV Marseille-Paris, accompagné de son ami Frédéric Munsch, un photographe journaliste surnommé pour l’occasion « le sanglier marseillais » qui se chargera de prendre photos et films sur le parcours pour en mesurer l’impact ! Ensemble ils vont aller rencontrer les enfants dans les écoles et organiser des ramassages avec les associations de défense de l’environnement avec dans l’idée de se focaliser sur les 3 M : Masque, Mégot, Mac Do. La fin du voyage est prévue le 19 novembre avec une arrivée à Paris, Gare de Lyon. Un livre racontant l’histoire incroyable de « L’Anglais qui voulait nettoyer la France » sortira pour l’arrivée d’Eddie à Paris mais des chapitres exclusifs paraîtront pendant la marche entre Marseille et Paris à découvrir sur ce lien. Tellement hâte de lire 🙂

Instagram : lescargotanglais
Facebook : Edmund MrBin Platt

Les JO de Tokyo passent au Vert

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Puisque tout est annulé ou reporté cette année… les JO de Tokyo ont été eux aussi reportés à l’été 2021 ! Mais bonne nouvelle : la capitale japonaise a décidé pour cette XXXIIème olympiade, d’organiser des jeux verts et durables en prenant toute une série de mesures. C’est une première, des Jeux Olympiques respectueux de l’environnement, alors on applaudit !! Cela commence par les médailles qui seront fabriquées à partir de matériaux électroniques recyclés dont 6 millions de téléphones portables. Les créations gagnantes ont été choisies au terme d’un concours qui réunissait des professionnels et des étudiants en design et le « Projet Médailles » lancé par Tokyo 2020 avait imposé le recyclage pour participer. Pour cela, des bacs ont été installés pour la collecte dans les bureaux de poste et partout aux coins des rues du pays et plus de 78 000 tonnes ont ainsi pu être collectées dont la majorité des téléphones, des appareils photo numériques et des ordinateurs portables. Même les remises de ces médailles recyclées se feront sur des podiums fabriqués à partir de plastique récupéré dans l’océan et recyclé. Mais cette initiative durable n’est qu’un des nombreux axes respectueux de l’environnement pendant ces Jeux : par exemple la torche olympique sera faite à partir de métal recyclé de Fukushima avec l’aluminium des abris construits pour les survivants du tremblement de terre. Le centre du village des athlètes sera construit lui entièrement à partir de bois recyclé aussi et démonté pour être réutilisé après les festivités. Le Japon a décidé également de compenser toutes les émissions de carbone causées par les JO qui seront alimentées en énergie renouvelable grâce à des panneaux solaires photovoltaïques flottants. Même l’équipe olympique japonaise portera des vêtements recyclés… Le Japon souhaite vraiment faire de ces olympiades « les Jeux de la reconstruction » ! Un bon esprit qui relie sport et écologie 😉

Earthship Sisters version #2 : c’est parti !

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La nouvelle édition d’Earthship Sisters a démarré hier au soir lors d’une belle soirée sur le rooftop de Castel, en haut des bureaux de l’Accélérateur M à Marseille. Il y a du changement et des nouveautés dans la version 2021 : tout d’abord ce ne sont plus 14 femmes qui seront sélectionnées cette année mais pas moins de 24 ! Ensuite le programme, déjà ouvert aux femmes entrepreneuses qui ont des projets tournés vers le développement durable, s’ouvre dorénavant aussi aux « intrapreneuses » c’est-à-dire aux femmes déjà en poste dans des PME ou des grands groupes et souhaitant renforcer leur formation pour accélérer le développement de leur entreprise en matière de RSE. Pour celles et ceux qui le découvrent, Earthship Sisters est un programme exclusivement féminin particulièrement innovant en ce qu’il joue un véritable rôle de boosteur de leadership environnemental en permettant à des femmes entrepreneures de s’engager concrètement et visiblement dans la protection de la planète. Grâce à lui des femmes de tous horizons, âges, formations, vont suivre un programme digital de 9 mois, passeront 5 week-end ensemble en pleine nature et 15 jours de navigation sur 3 bateaux qui partiront tous de Marseille : l’un vers l’ouest sur Port-Saint-Louis du Rhône, Sète puis Palma de Majorque, l’autre sur la Ciotat puis le tour de Corse et le troisième à l’est vers Porquerolles, Nice et Monaco… Et ces 24 femmes vont être entourées de la team, de coachs, de mentors, de Mothers & Fathers (des parrainages de grandes personnalités), de tous les partenaires et pour cette nouvelle édition de la Sisterhood soit des Sisters de la promo #1 ! Au bout de ces neuf mois intenses, elles accoucheront toutes d’un beau projet pour sauver la planète ! Vous avez une idée, un projet, une envie d’action pour l’environnement ? Marseillaises ou pas, à vos candidatures : vous avez jusqu’au 31 octobre pour postuler 😉

www.earthship-sisters.fr

Photos : @Mary Aymonde Gé

Le Présage, restaurant solaire

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Faire de la cuisine locale c’est bien, mais avec de l’énergie locale c’est encore mieux !!! Après une période de rodage sur Aubagne en pleine nature, le restaurant Le Présage vient de s’installer en guinguette dans le 15ème arrondissement à Marseille sur l’espace « ICI Marseille ». C’est une véritable expérience à vivre que d’aller déjeuner là-bas : on découvre comment les plaques (et bientôt le four) peuvent fonctionner avec de l’énergie solaire récupérée grâce à une immense plaque à l’extérieur, un miroir géant, qui concentre la lumière à l’intérieur à travers un autre jeu de miroirs placé juste derrière les fourneaux, lesquels sont installés pour l’instant dans un container aménagé. En cuisine le créateur du concept, Pierre-André Aubert, accompagné de Clément Flint et Sophie Biamino, s’affairent pour nous servir de délicieuses assiettes raffinées (en vaisselle non pas jetable mais 100% recyclable) en mode bistronomie où tout est local (terre de Mars, House of Pain…), bio, de saison et à forte tendance végétale. Ce midi nous avons pu déguster une assiette de Pan con tomato suivie d’un plat de Folles herbes et d’un Crumble pommes poires : un régal pour les papilles. La guinguette est remplie, beaucoup de monde semble attiré par cette « curiosité culinaire expérimentale » et en même temps on apprécie cette forme d’engagement global qui dépasse ce que l’on peut trouver dans la dégustation pour englober la cuisine toute entière. Demain Pierre-André souhaite s’installer à Château-Gombert où le chef souhaite créer un véritable écosystème autour de la restauration. Il pourra cultiver la terre pour mettre en place un circuit direct du potager à l’assiette et toujours avec de l’énergie solaire sur place. Et puisqu’à Marseille on a du soleil à revendre… autant en profiter 😉

Le Présage : restaurant propulsé au soleil

MiniBigForest : des forêts urbaines

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Comment faire (re)venir les forêts en ville ? C’est l’idée de l’association MiniBigForest qui a à cœur de concevoir et de planter des forêts urbaines participatives dans les villes, pour des écoles, des particuliers ou autres lieux urbains qui désirent implanter des mini-écosystèmes forestiers sur leurs sites. Créée fin 2018 par un couple de nantais passionné de botanique et d’environnement (Stéphanie Saliou et Jim Bouchet), MiniBigForest propose de mettre en œuvre des micro-forêts en ville selon la méthode du botaniste japonais Akira Miyawaki spécialisé en génie écologique. Le principe est de reforester durablement des terrains urbanisés ou dégradés par l’homme en reproduisant les mécanismes des forêts naturelles, grâce notamment au « Potentiel Naturel de Végétation ». Il s’agit tout d’abord de sélectionner une variété de plantes indigènes d’une région puis de planter les graines dans des pépinières pendant un an ou deux avant de les replanter sur des terrains préparés, les sols ayant été fertilisés en amont avec des matières naturelles (écorces, plantes en décomposition, ajouts de lombrics…). Il suffit ensuite de planter de nombreuses essences d’arbres différentes sur chaque parcelle (entre 30 et 40 essences différentes natives de la même zone) afin de maximiser la biodiversité qui pourra s’y installer. Les plantations de ces forêts urbaines se font avec l’aide de communautés locales bénévoles, ce qui en plus crée du lien social. On n’a pas mieux pour reconnecter l’Homme à la Nature 😉