Author archives: Agnès Olive

L’écocide prononcé… par un Tribunal civil !!

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Le 18 avril à La Haye, un Tribunal citoyen, non contraignant, a jugé la multi-nationale agro-alimentaire Monsanto pour écocide ! Bien sûr c’est un tribunal sans plaignant, procureur ni prévenu, né de la seule détermination de la société civile et il s’agit d’un jugement symbolique… mais qui a son importance car le Tribunal Monsanto a fait siéger de vrais juges et qui ont examiné de véritables chefs d’inculpation. L’objectif est de faire avancer les lois et de permettre ensuite à la société civile, à des avocats, à des juges de s’emparer de leurs conclusions. C’est une valeur pédagogique que l’on retrouve dans ce genre de Tribunal (déjà connu, comme par exemple le Tribunal international des crimes de guerre Rusell-Sartre pour dénoncer la politique des Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam) – avec le vœu inavoué que les pays renoncent à la culture Monsanto comme l’a fait en 2016 le Burkina Faso à la demande des paysans, avec les résultats fabuleux que l’on commence à découvrir. Et puis s’il ne s’agit pas d’un « vrai » jugement mais d’un « avis consultatif », celui-ci a été rendu depuis un lieu emblématique : La Haye, là où siègent la Cour pénale internationale et la Cour internationale de justice… Le jugement certes symbolique, a été particulièrement sévère pour Monsanto jugé « engagé dans des pratiques ayant un impact sérieux et négatif sur le droit à l’environnement sain » et coupable « d’écocide et d’atteinte aux droits humains ». Ainsi les juges reconnaissent deux concepts juridiques qui n’existent pas encore en Droit : la dignité des générations futures et l’écocide définit comme « l’atteinte à l’air, à l’eau, aux sols, autrement dit l’atteinte aux conditions même de vie sur Terre ». Puissent très vite ces deux accusations être définitivement reconnues en Droit pénal international.

Boire de l’eau en capsule avec Ooho ?

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Une start-up londonienne, Skipping Rocks Lab, fondée en 2014 par des étudiants du Royal College of Art avec parmi eux, un Français, Pierre-Yves Paslier, a mis au point une membrane biodégradable à base d’algues, pouvant contenir 4 cl d’eau potable. Une alternative à la bouteille en plastique ? C’est ce qu’espère la jeune strat-up avec cette invention appelée Ooho et mise au point pour lutter contre la pollution causée par les bouteilles. Il faut dire que chaque année, 89 milliards de bouteilles d’eau sont vendues à travers le monde. Des bouteilles en plastique qui à peine achetées qui ne sont souvent même pas vidées avant de finir leurs jours dans une poubelle… Et moins de 20 % des bouteilles consommées sont aujourd’hui recyclées à travers le monde, les autres représentent ainsi une quantité importante de déchets. Leur vidéo de présentation, où ils proposent à des passants de tester leur invention, fait le buzz sur Facebook. Reprise sur YouTube par le media Now This Future, elle a été vue plus de 75 millions de fois et partagée par près d’1, 5 million d’internautes ! Pour boire cette capsule, on a plusieurs possibilités : faire un trou dans la membrane et recueillir le précieux liquide ou simplement avaler la bulle d’eau tout entière, l’enveloppe étant comestible grâce à sa fabrication à base d’algues, enfin, il est toujours possible de retirer, comme la peau d’un fruit, la fine pellicule qui peut ensuite servir de compost. Les fondateurs de la strat-up estiment que leur invention pourrait être utilisée pour commencer par les coureurs lors de marathons et autres évènements sportifs ou encore dans les festivals, ce qui permettrait déjà de réduire considérablement le nombre de bouteilles en plastique ! Une campagne de crowdfunding est en route : à suivre donc…

Avec Tesla les camions électriques arrivent !

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Le constructeur de véhicules électriques américain Tesla va dévoiler un camion en septembre, a annoncé son fondateur Elon Musk. « La présentation du semi-remorque de Tesla aura lieu en septembre. L’équipe a fait un travail impressionnant. C’est vraiment du niveau supérieur », a affirmé Monsieur Musk. Il avait déjà annoncé en juillet dernier que Tesla ambitionnait de fabriquer un camion de transport de fret et un véhicule pour remplacer les bus urbains. « En plus des véhicules privés, il y a deux autres sortes de véhicules électriques nécessaires : des gros camions et du transport urbain à forte densité de passagers. Les deux sont dans les premiers stades de développement chez Tesla et devraient être prêts à être dévoilés l’année prochaine », avait écrit notamment Elon Musk dans un message publié sur le site internet de Tesla. Le constructeur en électrique a dépassé ces derniers jours les deux premiers constructeurs automobiles américains, General Motors et Ford, en termes de capitalisation boursière. Son action progressait de 2, 81% à 305, 17 dollars, soit une capitalisation boursière (le nombre de titres en circulation multiplié par le cours de l’action) de près de 50 milliards de dollars. Il ne construit actuellement que deux modèles de voitures particulières haut de gamme (le Model S et le Model X) pour une production annuelle de l’ordre de 80 000 véhicules. Il doit également dévoiler cet été, en juillet, a précisé Elon Musk, le Model 3, une voiture de milieu de gamme pour lequel il a déjà reçu près de 400 000 pré-commandes. Sans dévoiler de date ou de calendrier pour sa production, Monsieur Musk a aussi fait allusion au prochain coupé-sport de Tesla, indiquant qu’il s’agirait d’un modèle décapotable. C’est avec un modèle de ce type, le Roadster, que Tesla était entré sur le marché automobile en 2008. Rendu populaire par des stars du cinéma comme Leonardo DiCaprio, il s’était vendu à quelque 2 500 exemplaires avant que sa production ne s’arrête en 2012. Le Roadster s’était illustré comme le premier véhicule électrique capable de parcourir plus de 300 kilomètres sans être rechargé. On attend maintenant les gros camions de fret : les semi-remorques électriques !!

Coodo, maison nomade et écolo

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Une maison nomade en préfabriqué et écolo ? De quoi à nous donner à tous des envies de voyages et de changements… C’est un cabinet d’architectes allemand LTG & Co qui a trouvé la solution en développant une maison préfabriquée, pouvant aller de 36 à 96 mètres carrés, à la forme arrondie et répondant au petit nom de Coodo. Une maison modulable aux larges ouvertures qui peut être démontée et remontée partout… « Les créations contemporaines et à la pointe de la technologie doivent être conçues de façon durable », indique Mark Dare Schmiedel, directeur de LTG & Co. Ainsi, tous les matériaux composant Coodo respectent les normes environnementales internationales. Sa structure en aluminium et bois a été conçue pour être facilement transportable. On la fixe sur la remorque d’un camion et on peut la déplacer où on le souhaite ! Coodo est complètement ouverte vers l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées en double et triple vitrage qui créent de grands puits de lumière et permettent à ses habitants d’avoir une vue imprenable sur l’environnement qui les entoure, elle peut être également montée sur un ou deux étages. Et le top : c’est une habitation presque qu’autosuffisante !! La majeure partie de l’énergie de la maison est issue de l’énergie solaire, Coodo étant équipée de panneaux photovoltaïques et son impact sur l’environnement est très faible, par comparaison à une maison classique qui nécessite des fondations et des raccordements pour l’électricité et le chauffage : les systèmes de chauffages, de refroidissement ou encore les installations électriques sont intégrés dans le sol, le plafond ou encore les murs. « Nous voulons montrer qu’il est possible d’avoir un impact positif sur la société, de respecter les normes écologiques, sans pour autant sacrifier le confort ou le design », poursuit Monsieur Schmiedel. Côté équipements, tous les appareils électriques sont reliés à un système sans fil que l’on peut commander avec son smartphone pour maîtriser au mieux sa facture d’énergie. Enfin, en fonction des envies de propriétaires, Coodo peut être livrée vide, avec un intérieur basique ou entièrement meublée. Pour le plus petit modèle basique, il vous faudra compter quand même 65 800 euros !! Le prix de la liberté…

Les plantes vertes en papier de Corrie Beth Hogg

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Designer pour David Stark Design, une entreprise spécialisée dans l’évènementiel, Corrie Beth Hogg vit dans le quartier de Brooklyn à New York. C’est aussi une artiste très « nature » (comme on les aime chez Marseille Vert ☺) qui fabrique entre autres des plantes vertes en papier… Elle passe beaucoup de temps au jardin botanique de Brooklyn pour y trouver des idées puis en rentrant utilise du papier et du papier mâché, du fil de fer, des feutres, de la gouache, de la peinture et différentes colles. Elle aime particulièrement reproduire des plantes rares comme la pilea peperomioides… Cette idée originale est née de son vécu : elle rêvait d’avoir un ficus lyrata dans son salon beaucoup trop sombre, car ce type de plante a besoin de beaucoup de lumière… qu’à cela ne tienne, elle en fabriquera un en papier mâché ! Le résultat fut tellement bluffant qu’elle s’est lancée dans la création de bien d’autres plantes. Sa technique est simple : elle regarde beaucoup d’images sur Internet, fait plusieurs essais de feuilles simples en variant les papiers, les formes et les peintures, et quand elle obtient quelque chose qui se rapproche le plus de la véritable plante, elle assemble les pièces en essayant toujours de lui donner de la personnalité par exemple en orientant les feuilles vers la lumière. Sa vraie inspiration ? « Mère Nature ! Nos espaces verts font partie des choses que je préfère ici, à New York, confie-t-elle au magazine Flow, je ne pourrais pas vivre dans la cohue de la ville sans eux. J’habite près de Prospect Park où je vais me promener toutes les fins de semaine. Même si je ne fais qu’y passer, l’air frais et les arbres me redonnent de l’énergie » ! Corrie ne vend pas ses créations pour l’instant mais elle encourage les gens à suivre ses tutoriels pour réaliser leurs propres modèles et elle rêve d’écrire un livre pratique sur ce sujet… On a hâte !!

Too Good To Go : la bonne appli anti-gaspi !

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Too Good To Go est une application mobile qui lutte contre le gaspillage alimentaire en connectant commerçants et citoyens. Elle permet ainsi aux utilisateurs d’acheter les invendus des commerçants au dernier moment à prix réduit selon le slogan : « un geste pour la planète, un repas dans ton assiette ! ». La gestion de nos déchets alimentaires est l’une de nos problématiques écologiques alarmantes : chaque année, en France, 10 millions de tonnes de produits alimentaires sont perdues ou gaspillées. L’équivalent par assiette de 29 kg de nourriture par an et par consommateur. Au niveau mondial, l’Organisation des Nations Unies (ONU) estime qu’environ un tiers des ressources de l’agriculture mondiale est jeté. Et pourtant, une personne sur huit dans le monde meurt de faim… C’est donc 1, 3 milliard de tonnes de nourriture gaspillée chaque année, et du coup 3, 3 milliards de tonnes de gaz à effet de serre émis pour rien… Pour lutter contre cette catastrophe humanitaire Too Good To Go, c’est le geste connecté et responsable ! L’application mobile contribue à sauver la nourriture « trop bonne pour être jetée » en mettant en relation des commerçants de bouche ayant des invendus à la fermeture et des utilisateurs prêts à les récupérer à prix réduits. Fondé au Danemark en novembre 2015, Too Good To Go a rapidement connu une croissance européenne et existe désormais en Norvège, Angleterre, en Suisse, en Allemagne et en France… La fondatrice ici, Lucie Basch, a d’abord lancé avec succès la start-up en Scandinavie puis ensuite, par amour pour son pays natal et motivée par les dernières mesures prises par le gouvernement pour réduire le gaspillage alimentaire, a décidé de rentrer en France pour y lancer le concept au mois d’avril 2016. L’aventure a démarré rapidement et Too Good To Go est en train de s’implanter sur le sol français partout dans les grandes villes… Ainsi, vous pouvez vous aussi désormais devenir un héros de l’anti-gaspillage ! Too Good To Go c’est du 100 % gagnant… en effet tout le monde y gagne : le consommateur, le vendeur, le producteur et surtout la planète !!
A Marseille : Bien-être et Petit Plat, Greendeliss et les Green Bear Coffee participent à cette belle aventure 🙂

Pour tout savoir du fonctionnement : www.toogoodtogo.fr

Mère Nature : une personne ?

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Le 1er avril dernier, les juges de l’Etat himalayen du Nord de l’Inde ont accordé la personnalité juridique à la nature : l’air et les forêts, mais aussi les glaciers, les rivières, cascades et autres plaines de l’Himalaya sont désormais considérés comme « des entités vivantes ayant le statut de personnes morales » ! Juste avant, le 20 mars déjà, le même tribunal avait attribué ce statut au Gange et à son principal affluent, la rivière Yamuna. Et quelques jours plus tôt, à l’autre bout de la planète, c’est l’une des principales rivières de la Nouvelle-Zélande, le Whanganui, qui s’est vu accorder par le parlement les mêmes droits qu’une personne. Derrière toutes ces « verdicts » on retrouve la même intention : celle de protéger Mère Nature ! En effet c’est en leur donnant la personnalité morale et donc juridique que l’on pourra saisir la justice en cas de préjudice en se constituant partie civile… C’est sous la pression de la société civile que, semble-t-il, aux quatre coins du monde, des juges prennent leur courage à deux mains. Et la France ? En juillet 2016, quarante ans après la loi sur la protection de la nature, le Parlement a adopté la loi « Biodiversité ». Avancée notoire : elle inscrit le préjudice écologique dans le Code civil, selon le principe du « pollueur payeur ». Un amendement inspiré de la jurisprudence Erika, ce pétrolier de Total qui avait fait naufrage au large de la Bretagne en décembre 1999, causant une marée noire sur plus de 400 kilomètres de littoral. « Avec cette loi, le législateur a reconnu que le préjudice causé à la nature ouvre des droits à indemnisation, sans penser aux préjudices humains, explique Arnaud Gossement, avocat spécialiste en droit de l’environnement, et cela a surtout un effet dissuasif sur les pollueurs ». De là à reconnaître des droits à la nature, le chemin est encore long… Mais les choses changent, selon Valérie Cabanes, juriste spécialisée dans le droit international humanitaire : « Les décisions de la Nouvelle-Zélande et de l’Inde nous démontrent qu’il ne s’agit pas de projets romantiques, mais que, au contraire, ce sont des mesures concrètes qui peuvent être adoptées par tout un chacun » , assure-t-elle. En attendant la reconnaissance du « crime d’écocide » (acte de destruction de ce qui est nécessaire à l’humanité pour exister)…

L’Apéro dispensaire : médecines vertes pour tous !

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Bien connu des marseillais depuis mars 2016, l’Apéro dispensaire leur donne rendez-vous le dernier jeudi de chaque mois dans l’enceinte de The Carrosserie à Marseille. Une initiative impulsée par l’iridologue et naturopathe Julien Allaire, permettant de sensibiliser le grand public aux médecines naturelles et d’envisager les soins autrement. Il faut dire que se soigner avec des médecines douces et naturelles en France coûte tellement cher (puisque non remboursé) que c’est souvent réservé à une clientèle de privilégiés… Face à l’adhésion du public et au succès de l’événement, l’Apéro dispensaire se duplique désormais dans la capitale. Paris a emboîté le pas à Marseille en inaugurant le 16 Mars dernier un Apéro dispensaire proposant la même périodicité au Centre Elément, dans le quartier du Marais et de nouveaux rendez-vous mensuels sont à l’étude. La ville de Nantes accueillera également dès le 16 Juin un Apéro dispensaire ainsi que la ville d’Aix-en-Provence en formule brunch dominical. Mais outre la France, la volonté est bel et bien de démocratiser cette initiative d’utilité publique au-delà des frontières. La formule fait déjà mouche, puisque des demandes ont émergé du Maroc, de Belgique, du Québec et même des États-Unis… Le concept est un mix entre gratuité, partage et convivialité. Ainsi une trentaine de thérapeutes proposent des consultations gratuites (naturopathie, iridologie, hygiénisme, Fleurs de Bach, sophrologie, numérologie, kinésiologie, réflexologie, massage, ostéopathie, reiki, trichotherapy, yoga du rire et même des câlins !), tout est gratuit et dans une ambiance festive… Pas d’alcool mais des jus frais et des cocktails succulents qui accompagnent des tapas crudivores et vegan, sans gluten, bio… Les recettes financières du bar (seules prestations payantes) visent à mener à bien ce magnifique projet de Julien Allaire et des thérapeutes qui lui sont associés : donner le jour à des dispensaires plus conventionnels, orientés vers les médecines naturelles et dédiés à une population précaire. Une manière d’offrir la chance à tous de se soigner autrement avec une médecine préventive, douce et beaucoup plus efficace que l’on croit… On dit bravo !!!

Vivre libre, dans la nature et connecté !

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Voici un nouveau couple dit de « digital nomades » : ils font le tour du monde dans un van aménagé et passent la plupart de leur temps en pleine nature, en travaillant à distance : ça fait rêver !! Norbert Juhász est un photographe hongrois, avec sa fiancée Dóra, ont fait le choix de quitter leur vie stressante de citadins, de rendre leur appartement de Budapest et de transformer un vieux van en une véritable maison mobile qui leur permet de voyager où ils veulent, tout en travaillant en free-lance. Comme Norbert est aussi architecte de formation, c’est lui qui s’est occupé de tout l’aménagement intérieur, en utilisant des matériaux simples et bon marché. L’appareil comporte de nombreuses ouvertures sur l’extérieur. Très sobre à l’extérieur, il est remarquablement bien agencé dedans, ce qui permet à la fois de vivre et de travailler tout en bougeant dans le monde entier ! Désormais, le couple mène une vie heureuse de nomades connectés : elle journaliste, lui photographe free-lance, ils sont libres de travailler à distance sur leurs projets respectifs tout en vivant sur la route ! Sur le toit, des panneaux solaires de 250W permettent d’alimenter l’habitacle en électricité, en chargeant une batterie auxiliaire. Le van est pourvu d’une installation électrique de 12V. Une seule table sert de plan de travail, de bureau, de table à manger… et aussi de cuisinière, lorsqu’on relève le clapet ! Le canapé peut être transformé facilement en lit comme dans n’importe quel studio en ville. Et de l’extérieur, le van passe complètement inaperçu. C’est petit, mais agencé de manière ingénieuse, il n’y a pas besoin de plus. Le couple a débuté ce road-trip depuis plusieurs mois déjà. À l’heure actuelle, ils se trouvent au Maroc, sans attaches… C’est peut-être pas pour toute la vie, mais pour un temps, c’est un rêve qui se réalise. Et c’est tout simplement possible !!

Panitex, du cuir d’ananas

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Allons-nous doucement mais sûrement vers la fin du cuir d’origine animale ? C’est bien possible à en croire toutes les alternatives récentes et les nouvelles marques qui cherchent et travaillent aujourd’hui sur des matières végétales… C’est le cas d’une entreprise philippine qui est la première à commercialiser le cuir d’ananas, réalisé à partir des fibres du fruit et de sa plante. Une nouvelle matière qui pourrait sauver de nombreuses espèces animales ! L’idée est venue de Carmen Hijosa, une designer espagnole qui a longtemps travaillé dans l’industrie du cuir animal avant de fonder Pinatex. C’est la première fois que la matière est commercialisée dans cette fabrication de cuir mais la fibre d’ananas servait déjà à fabriquer des accessoires féminins dans l’archipel océanique au XVIème siècle : un artisanat dont s’est forcément inspiré Carmen pour créer le piñatex ! C’est également avec cette matière que l’on créait le Barong Tagalog, un vêtement porté par les hommes philippins lors de cérémonies. « Nous sommes une alternative au cuir et aux produits textiles à base de pétrole, nous sommes éco-durables, et nous avons une solide base sociologique et écologique, et comme c’est un sous-produit de la culture de l’ananas, le Piñatex n’a pas besoin de terres supplémentaires » affirme la jeune designer auprès de The Guardian. Donc pas de risque de déforestation pour sa production… Pour faire un mètre carré de textile, il faut 480 feuilles, soit environ 16 ananas. À travers Ananas Anam, une autre entreprise possédée par Carmen, 1 000 mètres carrés de Piñatex devraient être vendus chaque année d’ici 2018. La créatrice s’est déjà associée avec quelques marques de vêtements et d’accessoires comme Puma ou Camper et avait présenté plusieurs objets en fibre de feuilles d’ananas (chaussures, sacs et chapeaux) au Royal College of Art de Londres en décembre 2014. Il ne reste plus que le marché s’adapte à ses matériaux durables pour implanter le cuir d’ananas comme la nouvelle norme textile sur le plan mondial afin de progressivement arrêter la production du cuir animal… et sauver de nombreuses vies. On a hâte !!