Author archives: Agnès Olive

Éradiquer le plastique de la planète !

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Éradiquer le plastique de la planète n’est peut-être pas si utopique que ça ! Selon la nouvelle annoncée par la revue Science, des chercheurs japonais de l’université de Kyoto ont trouvé une bactérie capable de manger du plastique pour vivre. Une bonne nouvelle quand on sait que 220 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année, dont 14 % seulement sont recyclés. À ce rythme en 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les mers… Du coup des multitudes d’alternatives voient le jour un peu partout dans le monde pour essayer de diminuer la présence du plastique sur notre terre mais là, nous sommes en présence d’autre chose, de complètement différent.

Ces chercheurs japonais ont trouvé une bactérie (nommée Ideonella sakaiensis) qui se nourrit exclusivement de plastique. C’est une nouvelle bactérie qui « hydrolise » le plastique, c’est-à-dire qu’elle le décompose en sécrétant deux enzymes qui s’attaquent directement à ses liaisons moléculaires. Dans ce rapport publié récemment dans la revue Science, l’équipe de l’Université des arts et techniques de Kyoto explique comment elle a dû passer au crible des centaines d’échantillons environnementaux avant de repérer cette colonie d’organismes !

Ceci dit, le problème n’est pas tout à fait réglé… car cette bactérie nécessite d’être améliorée. Son efficacité reste lente, très lente, puisqu’elle a mis six semaines à dégrader totalement un bout de plastique de la taille d’un ongle dans un environnement à 30 degrés. Une belle découverte donc mais qui nécessite encore un peu de travail et de temps… Alors en attendons, économisons, trions, recyclons… évitons le plastique !

Isabelle Autissier, une femme qui défend l’Homme !

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Tout le monde en France connaît la navigatrice Isabelle Autissier : c’est quand même la première femme à voir réaliser un tour du monde en solitaire en 1991 (en 139 jours et 4 heures) !

Elle est née en 1956 à Paris dans le 12ème arrondissement, a passé sa jeunesse en région parisienne et va découvrir la voile en Bretagne dès l’âge de 6 ans… Isabelle a poursuivi des études scientifiques à Rennes pour devenir ingénieur agronome, « ce qui m’a donné une bonne compréhension des phénomènes du vivant et de la rationalité nécessaire pour ne pas confondre affirmations et idéologies » dit-elle. Puis elle a d’abord été chercheuse sur les langoustines et gros crustacés : des premiers pas professionnels auprès des marins-pêcheurs qui vont la convaincre, en observant la surpêche, que l’homme est bien de par son avidité à l’origine du désordre. Ensuite elle devient enseignante à l’École maritime et aquacole de La Rochelle mais elle va abandonner l’enseignement pour se consacrer entièrement à la course au large… Il faut dire qu’elle va mener une très belle carrière de navigatrice : elle a enchaîné les tours du monde et pour l’époque, une femme seule en mer sur un bateau, ce n’est pas très courant…

Aujourd’hui elle reconnaît avec beaucoup de modestie et de clairvoyance : « mes résultats en course au large, certes honnêtes, n’auraient pas attiré à un skipper homme la notoriété qui m’a été dévolue… la misogynie ne sera définitivement vaincue que lorsque de telles situations ne soulèveront plus aucune curiosité » ! Pour elle, hommes et femmes même combat : celui de la planète, ce qui revient finalement à défendre l’Homme avec un grand H.

En 2009, Isabelle est élue Présidente de WWF – France. World Wide Fund qui réunit une centaine de pays est l’une des plus importantes ONG environnementalistes du monde, très connue par son célèbre panda géant comme logo ! L’ONG accomplit un travail colossal depuis plus de 50 ans : très active dans les grands combats tels que la protection des espèces animales, la conservation des écosystèmes, la réduction de l’empreinte écologique ou la promotion de la transition énergétique. Fondation reconnue d’utilité publique depuis 2004, WWF est un acteur majeur de la cause environnementale en France grâce au soutien de très nombreux bénévoles et de 190 000 donateurs.

Une grosse responsabilité donc pour cette grande dame ! Mais ce n’est pas tout… car Isabelle écrit aussi ! Et de très bons romans inspirés certainement de la mer : « Il y a des liens étroits entre écrire et naviguer. La feuille blanche ressemble à l’horizon. Dans les deux cas je suis face à un univers de possibles » confie-t-elle. Son dernier roman « Soudain, seuls » est décapant : un couple se retrouve au bout du monde sur une île déserte et froide, soudain seuls… Isabelle nous parle de la nature, belle, mais aussi sauvage et parfois violente. Navigatrice hors pair, écologiste efficace et écrivain douée : on est impressionné par tant de talent, de courage et d’humanité.

De l’énergie avec des vagues !

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En Australie, une centrale à vagues produit de l’énergie pour la première fois dans le monde ! À quelques kilomètres de Perth, au sud-ouest de l’Australie, la start-up Carnegie a mis en activité il y a quelques mois la première centrale à vagues reliée à un réseau électrique. La centrale « houlomotrice », baptisée Ceto en référence à une déesse grecque de la mer, est le résultat de treize ans de travail et d’un investissement de 100 millions de dollars australiens (soit 70 millions d’euros). De grosses bouées comme des soucoupes volantes de onze mètres de diamètre et cinq mètres de hauteur voguent à un mètre sous la surface de l’océan Indien. Les vagues font bouger chaque bouée, ce qui actionne un piston hydraulique fixé à 24 mètres au fond de la mer. « Ce mouvement pressurise un fluide contenu dans le piston, le fluide est envoyé à terre par un tuyau et passe dans une turbine qui convertit l’énergie hydraulique en énergie mécanique » explique l’ingénieur Alexandre Pichard. Dans une centrale située sur l’île de Garden Island, un générateur transforme enfin cette énergie mécanique en électricité.

Depuis sa mise en service, la centrale a tourné pendant plus de dix mille heures et a survécu à des vagues de plus de six mètres de haut. « Avec ce prototype, nous voulions surtout montrer que la technologie fonctionne et peut être réalisée à plus grande échelle », rajoute Michael Ottaviano, le PDG et fondateur de Carnegie. Chaque bouée est équipée de plus de 500 capteurs qui enregistrent la pression, le débit, la température de l’eau. L’électricité produite alimente ainsi une usine de désalinisation d’eau, qui fournit un tiers de l’eau de Garden Island. Cette technologie peut donc rendre une île autonome en énergie, selon ses constructeurs. « D’où vient l’énergie d’une île ? Elle n’a généralement pas de charbon ou de gaz, alors la majorité arrive par bateau sous forme de fioul. C’est cher, sale d’un point de vue écologique et peu fiable. Si le bateau n’arrive pas, l’île se retrouve sans électricité » insiste Michael Ottaviano, et si les autres énergies renouvelables comme l’éolien ou le solaire peuvent être une partie de la solution, on ne peut pas recouvrir une île entière d’éoliennes ou de panneaux solaires. Notre centrale a l’avantage d’être située sous l’eau et donc d’être invisible. Un atout considérable pour le tourisme », développe-t-il.

En France Carnegie a signé un partenariat avec EDF Energies Nouvelles pour installer une unité Ceto au large de La Réunion…

Des mondes parallèles ?

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Les mondes parallèles n’existent pas seulement dans la science-fiction et ce sera bientôt prouvé scientifiquement ! Selon une étude menée par des chercheurs australiens et américains publiée dernièrement, d’autres mondes parallèles au nôtre existent. Cette théorie permettrait d’expliquer bon nombre de phénomènes mystérieux… Les scientifiques assurent que ces autres mondes exercent en fait une force sur notre propre univers qui provoquerait des phénomènes inexplicables, comme certains mouvements de particules au niveau microscopique. Selon cette théorie, notre univers ne serait donc qu’une gigantesque série de mondes, certains semblables au nôtre, d’autres très différents. Tous ces mondes existeraient simultanément et s’influenceraient les uns les autres par une force de répulsion.

Cette théorie est le fruit de la mécanique quantique, une branche de la physique qui tente d’expliquer et de décrire les phénomènes physiques fondamentaux à l’échelle atomique comme le mouvement des particules par exemple. Elle a entre autres permis d’expliquer la structure de l’atome et forme aujourd’hui le socle de la physique moderne. Elle est particulièrement difficile à comprendre et peu instinctive car elle défie les lois physiques que l’on connaît depuis Isaac Newton (notamment la loi de cause à effet). Pourtant, imaginer qu’il existe des mondes parallèles n’est pas une théorie nouvelle. Dès 1957 Hugh Everett expliquait que l’univers comportait tous les états définis par la mécanique quantique, et que c’était l’observateur qui n’en percevait qu’une possibilité. Pour simplifier, le fait d’interagir avec la réalité lui faisait « choisir » une voie, sans que les autres ne cessent d’exister simultanément…

Finalement notre univers ne serait qu’une infime possibilité parmi d’autres, infinies. L’équipe australienne et américaine qui a publié ses travaux en octobre dernier est en fait allée plus loin en affirmant que ces mondes parallèles interagissaient et ne se contentaient pas d’exister indépendamment les uns des autres. Se pourrait-il qu’un double de vous soit en train de lire cet article en ce moment-même dans un univers parallèle ?…

Le gazon est maudit en Californie !

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C’en est terminé de la sempiternelle grosse pelouse toute verte et bien épaisse devant la maison américaine type à côté de la grosse voiture bien garée : symbole de la richesse, du statut social et de la respectabilité ! Le rêve américain n’est plus ce qu’il était… en tout cas en Californie ! Les pelouses verdoyantes sont en train de devenir indésirables dans ce pays où sévit une sécheresse sans précédent depuis maintenant cinq ans. Aujourd’hui l’utilisation massive d’eau par les ménages est pointée du doigt et il faut dire que l’entretien des gazons bien verts exige d’énormes volumes d’eau qui représentent près de la moitié de la consommation de l’État californien à des fins domestiques.

Depuis 2014, les autorités locales ont mis en place des incitations financières, payant littéralement les particuliers pour détruire leurs pelouses et planter à la place des variétés locales qui supportent la chaleur. Des programmes « gazon contre dollars » se multiplient dans tout le pays… même à Los Angeles : la municipalité offre 3 dollars par tiers de mètre carrés remplacés par des pierres, galets, paillis, cactus, plantes grasses et autres herbes méditerranéennes économes en eau. Quant aux nostalgiques, irréductibles du fameux gazon vert de l’« American way of life », ils ont trouvé une solution de rechange : après avoir laissé bien sécher leur gazon, une fois qu’il est presque grillé, ils le peignent en vert…

Sillage Odyssée, la mer comme avenir

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Marseillaise aujourd’hui mais originaire des Gorges du Verdon, Nathalie Ille aime la nature, les grands espaces et plus particulièrement la mer… Plusieurs années de mannequinat, et cette belle et grande brune se pose la question du sens… faire quelque chose qui a du sens… c’est une grande question… C’est la mer qui va lui donner la réponse ! Elle décide de se consacrer à elle et au monde de la voile : après une première expérience de co-équipière pour convoyer un voilier des Açores à Marseille, puis toute une année passée à naviguer à bord d’un 8 mètres en Nouvelle-Calédonie : c’est le déclic !

De retour en France, elle passe ses diplômes de capitaine puis obtient un Master en management social, spécialisé dans le développement de navigations à but scientifique, thérapeutique ou encore éducatif. Elle part en croisière pendant un mois avec des enfants malades sur des expéditions écologiques avec l’association « Matelots de la vie », ça commence à avoir vraiment du sens… Mais elle veut aller encore plus loin… Elle veut partager sa passion pour la mer et comprendre les interactions entre elle et nous, le genre humain !

« La mer, c’est notre avenir. C’est en naviguant que j’ai appris à la connaître, à la respecter et à m’inquiéter de sa place demain. Échanger et travailler avec des scientifiques, c’est l’occasion de la protéger des impacts négatifs des activités humaines » explique-t-elle.

En 2013, Nathalie monte sa première expédition « Eléments, l’Odyssée féminine » avec à bord d’un catamaran un équipage de cinq sportives parties à la découverte des joyaux de la Méditerranée et des enjeux environnementaux. En 2015, nouveau défi pour aller encore plus loin dans recherche sur les interactions entre les hommes et les femmes et la nature avec « Sillage Odyssée ». L’expédition scientifique pluridisciplinaire est 100 % féminine et engagée sur trois ans.

« En montant ce projet, j’ai imaginé un bateau comme laboratoire où des scientifiques de différents horizons pourraient croiser leurs regards sur la Méditerranée et les enjeux de demain » ajoute Nathalie. Rencontrer des femmes et des hommes pour étudier leurs relations à la mer, leurs rapports à la nature et imaginer ensemble une relation durable avec la Méditerranée : voilà la mission de Sillage l’Odyssée ! Une première expédition est partie plus d’un mois le 26 septembre dernier de Marseille jusqu’à Naples avec déjà de nombreuses données à l’étude en ce moment.

Pourquoi que des femmes ? Quand on lui pose la question Nathalie répond embarrassée qu’elle n’est pas « féministe » au sens politique du terme mais que pour aller rencontrer, écouter et comprendre les gens et leur lien avec la mer, les femmes c’est mieux… mais attention il y a des hommes dans le Comité scientifique à terre ! Prochain voyage en 2016 vers la Sardaigne et la Sicile : Marseille Vert embarque avec l’Odyssée !

www.sillage-odyssee.fr

 

Hambourg : la ville qui s’engage

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La ville de Hambourg en Allemagne vient d’adopter le « Guide pour un approvisionnement écologique » : un document de 150 pages qui expose en détails les lignes directives à adopter pour tous les services de la ville dans leurs achats. Les recommandations vont des règles à suivre en matière d’acquisition des appareils, systèmes d’éclairage intérieurs et extérieurs, articles d’hygiène et équipements informatiques des bureaux, jusqu’aux modes d’utilisation des équipements de transport en passant par le choix des textiles des uniformes. Le guide recommande ainsi d’offrir des alternatives aux voitures de fonction en mettant à la disposition des agents de la ville des flottes de vélos ou des abonnements aux transports en commun. De manière générale, les acheteurs sont invités à s’interroger sur le coût et l’impact environnemental de l’acquisition d’un produit sur tout son cycle de vie, de sa production à son élimination. Mais au-delà de ces recommandations, plus ou moins contraignantes, le guide énonce une courte liste de produits totalement interdits : capsules de café, bouteilles, couverts et assiettes en plastique à usage unique et désodorisants d’intérieur ne pourront désormais plus être achetés avec l’argent du contribuable à Hambourg. La portée de cette décision est considérable. Hambourg, avec 1, 8 million d’habitants, est la seconde ville allemande après Berlin. Mais c’est surtout la cité la plus riche du pays et le budget achats de Hambourg est en conséquence très élevé : la cité portuaire dépense 250 millions d’euros chaque année en achats de biens et de services ! De l’argent qui sera dépensé dorénavant à bon escient !

Algopack : du plastique avec des algues

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Un entrepreneur français, Rémy Lucas, a mis au point un bioplastique innovant fabriqué à partir d’algues brunes. Il y a longtemps qu’on en rêvait… un ingénieur breton l’a fait ! Du plastique 100 % biodégradable et compostable, et la recette de fabrication n’utilise ni pesticide, ni engrais et très peu d’eau. Même plus : la vitesse de décomposition de cette matière est fulgurante : quelques heures seulement (contre 500 ans pour un plastique classique) ! L’usine d’Algopack créée par Rémy Lucas en 2010 est basée à Saint-Malo. Elle reçoit chaque semaine une tonne d’algues brunes qui deviendront des panneaux signalétiques, des jouets, ou encore des clefs USB ou des tablettes tactiles. La matière première est produite par des algoculteurs qui récoltent les algues en mer après les avoir fertilisées en écloserie. Les algues arrivent dans l’entrepôt et en ressortent sous forme de micro-billes de matière rigide, conditionnées dans des sacs de 500 kilos. La méthode de fabrication reste secrète : « Algopack a été victime d’espionnage industriel, explique l’ingénieur, nous sommes dans un secteur ultra-concurrentiel, aux enjeux économiques colossaux, alors qu’une start-up comme la nôtre prenne autant d’avance, cela aiguise forcément les appétits »… Soucieuse de son impact environnemental et de la mise en valeur des ressources régionales, l’entreprise réalise culture, récolte et transformation des algues dans un rayon de 250 km. Une nouvelle industrie à suivre de près ! Et de nombreux nouveaux produits arrivent cette année 2016 sur le marché.

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Le Costa Rica : l’exemple à suivre…

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Le Costa Rica, pays d’Amérique centrale regorge de paysages d’une insolente beauté. Bordé à l’est par la mer des Caraïbes et à l’ouest par l’Océan Pacifique, cet écrin de verdure entre deux Amériques est devenu depuis une quinzaine d’années une référence en matière d’écotourisme et de préservation de l’environnement. C’est tant mieux car la géographie du pays est à l’origine d’une multiplicité d’écosystèmes : de la mangrove à la forêt pluviale côtière en passant par les prairies subalpines…

Ainsi le Costa Rica bénéficie d’une biodiversité faunistique et floristique exceptionnelle, il est peut-être le pays qui a la plus grande diversité d’espèces au monde : plus de 200 espèces d’oiseaux migrateurs venus d’Alaska ou d’Australie y hivernent et près de 850 espèces ont été recensées au sol, on compte environ 237 espèces de mammifères et 361 espèces de reptiles et d’amphibiens. La biodiversité végétale est, elle aussi, impressionnante : 10 000 espèces de plantes vasculaires ont été inventoriées et chaque année, de nouvelles espèces sont découvertes…

Alors comment a-t-on pu préserver une telle beauté naturelle ? Tout simplement grâce à une volonté politique sans équivoque. La préservation de l’environnement et l’intérêt accru du Costa Rica pour l’écologie ne datent pas d’hier. Depuis le milieu du XIXème siècle, on trouve des discours politiques teintés d’écologie et une volonté de protéger l’environnement. Une conscience qui n’a cessé de progresser depuis, avec en 1948, l’Organisation des Études Tropicales (OTS) et en 1963, le Centre Scientifique Tropical (CST), puis la création de la première réserve biologique « Cabo Blanco ». En 1969, la loi forestière est mise en place et sera renforcée en 1989 avec la mise en place des Aires de Conservation et du réseau des parcs nationaux et réserves biologiques.

Aujourd’hui, le pays compte 21 parcs nationaux et aires protégées : près de 30 % de sa superficie est en espace protégé ! Il se place parmi les leaders mondiaux quant à l’utilisation des énergies renouvelables : 95 % de sa consommation nationale provient des énergies alternatives ! Et le must : depuis 1948 le pays a supprimé son armée, il préfère investir dans la protection de son patrimoine naturel !

Des maisons en bambou à Bali

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Et si le bambou était le matériau écologique de l’avenir ? Résistant, léger, bon marché, il trouve une utilité dans une foule d’objets, du simple vélo aux plus grandes constructions. Et c’est précisément dans le secteur du BTP, l’une des industries les moins durables au monde, que ce végétal pourrait prendre tout son sens. En faire un matériau de choix dans le bâtiment, c’est précisément le combat de Elora Hardy qui a quitté une brillante carrière dans la mode à New York pour revenir sur l’île où elle est née et a passé toute son enfance, Bali, et lancer son projet de construction d’habitat en bambou avec son agence Ibuku. Son père, John Hardy, est le fondateur de la Green School à Bali et c’est là qu’elle a découvert des constructions en bambou. « La première fois que j’ai observé ces structures en construction à la Green School il y a six ans, j’ai trouvé ça parfaitement sensé. Le bambou pousse tout autour de nous, il est fort, il est élégant et résiste aux séismes » confit-elle. Récolté localement par des paysans de l’île de Bali, facilement transportable et souple, le bambou permet de construire des habitations plus traditionnelles mais aussi des maisons très innovantes ou encore des édifices majestueux et luxueux. Finalement Elora a fondé tout un village qu’elle a appelé le « Green village » où toutes les habitations sont entièrement construites à base de bambou. Bien sûr ce type de construction n’est pas transposable partout dans le monde mais certainement dans beaucoup d’autres pays, et dans le paysage indonésien et sa culture, non seulement il permet d’utiliser des matériaux naturels et locaux, mais aussi de perpétrer des savoir-faire indigènes… et cerise sur le gâteau : c’est super beau !