Author archives: Agnès Olive

Des gorilles non seulement intelligents mais solidaires !

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Pour la première fois, des gorilles rwandais ont été observés en train de détruire des pièges de braconniers. Quelques jours auparavant, un de ces pièges avait tué l’un des leurs… En vérité, les pièges sont destinés aux antilopes et autres espèces pour leur viande mais ils capturent parfois accidentellement des singes qui n’intéressent pas ces chasseurs et les laissent mourir. Les hommes construisent les pièges en attachant une corde à une branche ou à une tige de bambou. En utilisant la corde, ils tirent la branche vers le bas, la tordant. Ils se servent ensuite d’un bâton courbé ou d’une pierre pour maintenir la corde au sol, en gardant la branche sous tension. La corde est camouflée par de la végétation. Quand un animal bouge le bâton ou la pierre, la branche jaillit vers le haut, resserrant la corde autour de la proie.

Les adultes sont alors assez forts pour se dégager mais les jeunes restent souvent prisonniers et meurent, ce fut le cas dernièrement pour le jeune gorille prénommé Ngwino. « Aujourd’hui, notre équipe présente sur le terrain a observé plusieurs jeunes gorilles du groupe Kuryama détruisant des pièges » raconte Veronica Vecellio, la coordinatrice du programme pour les gorilles du Dian Fossey Gorilla Fund au Karisoke Research Center, qui était elle-même dans la réserve lorsque l’évènement a eu lieu. « On a vu deux gorilles de 4 ans Dukore et Rwema, ainsi que Tetero au dos noir, détruire ensemble la branche utilisée pour tenir la corde. Ils ont vu un autre piège à proximité et, aussi rapidement que précédemment, ils ont détruit la seconde branche et tiré la corde sur le sol », poursuit-elle encore.

Une observation inédite pour les plus grands observateurs de gorilles sauvages au monde ! Pour venir à bout de ces pièges, les jeunes gorilles ont agi en collaboration. Rwema a sauté sur la branche pliée et l’a cassée, pendant que Dukore a libéré le nœud. Des gorilles plus qu’intelligents… en tout cas au moins aussi ingénieux que les humains qui posent les pièges !

 

Des tomates bio cultivées sans eau !

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Installé depuis 20 ans sur 3 hectares à Olmet dans l’Hérault, Pascal Poot a développé une méthode qui lui permet aujourd’hui de cultiver et de sélectionner plus de 400 variétés de tomates bio sans arrosage ni utilisation de produits phytosanitaires. Celui qu’on a pris longtemps pour un fou inspire aujourd’hui les plus grands chercheurs… Pascal est parti d’un constat très simple : pourquoi les agriculteurs et les jardiniers se donnent-ils tant de mal à cultiver leurs légumes alors qu’à côté les mauvaises herbes poussent facilement sans rien exiger ? « Tout le monde essaie de cultiver les légumes en les protégeant le plus possible, moi au contraire j’ai décidé de les encourager à se défendre eux-mêmes » confie-t-il.

Pour cela il n’arrose pas (ou uniquement à la plantation), ne les entretient pas, et bien sûr n’utilise aucun engrais ni pesticide ! Et ses plants produisent jusqu’à 25 kilos de tomates chacun… Il n’achète pas ses graines : son secret c’est de créer ses propres semences dans un contexte de difficulté et de stress pour la plante ce qui les rend beaucoup plus résistantes à la sécheresse et aux maladies (sans compter que cela améliore leur qualité gustative) car « tous les semenciers ou presque ont été rachetés par des multinationales qui fabriquent des produits phytosanitaires et des engrais, leur intérêt c’est de faire en sorte que les plantes aient besoin de traitements pour pouvoir vendre leurs produits » explique Pascal. Aujourd’hui ce fils d’agriculteurs et autodidacte intervient et présente le fruit de ses recherches en école d’ingénieurs agronomes et travaille en collaboration avec les organismes de recherche agronomique. Et il propose également des stages ouverts aux particuliers, agriculteurs ou professionnels de l’agriculture pour faire connaître ses techniques de production de légumes et semences potagères. Celui qu’on prenait pour un fou s’avère être un génie !

« Bardzour » sur l’île de La Réunion

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« Bardzour » cela veut dire « aube naissante » en créole réunionnais… Début du jour… Et c’est le nom donné à une centrale photovoltaïque située à La Réunion près de la ville du Port. Voilà l’œuvre d’AKUO dirigée par Éric Scotto qui a investi dans ce fabuleux projet qui relie électricité, maraîcher bio et réinsertion. Installés sur les 35 hectares du centre pénitentiaire du Port, les panneaux solaires produisent 9 mégawatts (MW) d’électricité par an : assez pour couvrir 30% des besoins annuels des 12 000 habitants de la ville du Port. En plus de l’électricité, ses serres produisent des fruits et légumes bio sur 6 000 m² et du miel à partir de 14 ruches. Un arboretum conserve des espèces endémiques et produit ainsi citronnelle et géranium bourbon. AKUO forme aussi les détenus aux métiers de l’agriculture et espère en réinsérer 240 sur vingt ans. Exemplaire ! Le projet a d’ailleurs gagné le concours « My Positive Impact » lancé par la Fondation Nicolas Hulot et figure parmi les belles expériences choisies pour le film « Demain » de Mélanie Laurent et Cyril Dion.

« Bardzour, c’est notre vitrine, souligne l’entrepreneur, nous voulons dupliquer le concept partout dans le monde, d’Abu Dhabi jusqu’à ce grand archipel électrique que va devenir l’Afrique ». L’aventure d’AKUO (phénix en japonais) a commencé en 2008 avec trois associés. L’idée était de proposer aux compagnies d’électricité, aux villes, aux régions et aux multinationales de les approvisionner en énergies renouvelables : éolienne, solaire, biomasse et hydroélectricité. Réunion, Martinique, Guadeloupe, Corse, Indonésie… « AKUO s’est spécialisé dans les îles, car ce sont de véritables laboratoires, confie le dirigeant. Baignées de soleil, de vent, d’eau, elles disposent de toutes les ressources nécessaires, mais doivent aussi composer avec un foncier rare, un isolement parfois important, le coût élevé de l’électricité et le fréquent déchaînement des éléments naturels ».

Le Roi Cecil n’est pas mort pour rien

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Cecil était un majestueux lion à la crinière noire vivant paisiblement dans le Parc Naturel de Hwange au Zimbabwe. Il avait une petite renommée locale… mais sa mort en a fait une star mondiale ! Vivant en zone protégée, il était en principe à l’abri des chasseurs et était même équipé d’un collier émetteur parce qu’il était avec d’autres félins suivi par des chercheurs d’Oxford. Mais le fauve a été attiré hors de l’espace protégé par un touriste, un dentiste américain, et manifestement un chasseur braconneur, qui l’a d’abord tiré à l’arc puis tué au fusil environ 40 heures après… Cet abattage a attiré l’attention des médias internationaux et a suscité l’indignation générale au sein de l’opinion publique, des défenseurs de l’environnement et même des politiciens ! Le tueur a d’ailleurs eu bien des embêtements à la fois juridiques (sans conséquences toutefois) et personnels car les réseaux sociaux n’ont pas lâché l’affaire…

Ce fût finalement un raz-de-marée médiatique qui a unanimement condamné cet acte barbare et illégal à tel point que cela a fait réagir les autorités zimbabwéennes. Ces dernières se sont inquiétées d’une chute des revenus touristiques, les touristes tournant le dos à un pays qui ne protègent pas ses animaux… Au résultat la ministre de l’environnement, Oppah Muchinguri, a suspendu la chasse à l’arc des lions et autres animaux sauvages sur un large territoire. Côté américain, des propositions de lois ont été portées pour bannir l’importation de trophées de lion aux États-Unis, des compagnies aériennes se sont engagées à refuser désormais de transporter des trophées de chasse dans leurs appareils, l’Assemblée générale des Nations-Unies a adopté une résolution pour renforcer les efforts contre le braconnage et le trafic illégal de la faune sauvage, on a même classé les lions d’Afrique parmi les espèces en danger… Bref, au moins le Roi Cecil n’est pas mort pour rien !

Julien Boucart, l’homme des bois

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Vivre en totale autonomie c’est possible ! Il y a 6 ans, Julien Boucart quitte Tournai en Belgique pour aller vivre dans les Pyrénées à quelques kilomètres d’Ax-les-Thermes et tenter l’expérience de l’autogestion. C’est en 2009, à l’âge de 27 ans, que le Tournaisien décide de tout plaquer et de quitter la société de consommation qu’il dénonce et dans laquelle il ne s’épanouit pas, pour se rapprocher de la nature et de ses valeurs. « Je ne cherche pas à vivre seul et en autarcie, c’est différent, ce que je veux c’est vivre libre, c’est-à-dire en pleine autonomie » explique-t-il. Il a été professeur de sport puis consultant sportif de haut niveau, un emploi bien rémunéré : « c’est grâce à mon dernier emploi que j’ai réussi à mettre suffisamment d’argent de côté pour acheter une grange et les 300m² de terrain qui l’entourent. Dès que j’en suis devenu propriétaire, je suis tout de suite venu vivre ici » !

Son objectif est très simple : c’est juste être 100% autonome tant au niveau énergétique qu’alimentaire et avoir un impact environnemental proche de zéro. Il a d’abord construit lui-même un petit chalet en attendant de rénover doucement la grange. Il a tout de suite installé l’eau courante et l’électricité dont il a besoin via une turbine et des accumulateurs à partir d’une rivière voisine. Il a bien évidemment fait son potager : maïs, pommes de terre, oignons, courges, choux… le tout agrémenté de quelques ruches pour avoir son miel. Et puis dernièrement il a eu l’idée de développer un concept de food-truck local pour les skieurs l’hiver et les randonneurs l’été et a construit un traîneau avec du bois auquel il a rajouté un toit et qu’il a appelé « La Belgerie ». Et pour tirer la food-roulotte il a acheté un cheval ! L’argent qu’il gagne avec « La Belgerie », il le réinjecte dans l’économie locale pour acheter le peu dont il a besoin. C’est le plus heureux des hommes dans la nature, avec son chien, son cheval et ses poules, il a de nombreux amis avec qui il partage beaucoup… et ne reçoit jamais aucune facture dans sa boîte aux lettres !

Nous allons bientôt lâcher le volant !

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Malgré les apparences, les problématiques environnementales impactent l’innovation automobile. À l’occasion du Tokyo Moto Show, la marque Nissan a en effet présenté sa vision de la voiture du futur : « un concept car » 100% électrique et autonome. Équipée d’un système d’intelligence artificielle, le véhicule peut interagir et communiquer avec son environnement extérieur, et même passer en mode pilote automatique. La voiture est capable d’interagir et de communiquer avec son environnement extérieur pour délivrer un sentiment de confiance. Par exemple, des signaux lumineux s’activent lorsque la voiture se rapproche d’un piéton ou d’un cycliste, ceci afin de leur signaler que la voiture a « conscience » de leur présence et de les informer de la manœuvre qu’elle s’apprête à réaliser. Un autre système d’affichage positionné dans le pare-brise et orienté vers l’extérieur permet d’envoyer des messages textuels aux piétons. Par exemple, un message « Après vous » les invite à traverser un passage piétons lorsqu’ils attendent.

L’intelligence artificielle embarquée dans le prototype se comporte comme un véritable partenaire attentif à la conduite. Lorsque le conducteur souhaite se reposer, la voiture passe en mode de conduite autonome. Le volant se rétracte alors dans le tableau de bord pour laisser apparaître un écran géant et une tablette tactile permettant de se divertir, d’accéder à Internet ou encore de consulter les informations de navigation. Les sièges peuvent également pivoter pour faciliter les conversations entre les passagers. Fini la violence en voiture, les disputes, les énervements, les klaxons, les cris, les hurlements. Tous zen au volant !

Une petite poubelle de mer : magique !

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Deux surfers australiens qui vivent à Palma de Majorque, sur l’île espagnole éponyme, Andrew Turton et Pete Ceglinski ont imaginé une invention tout à fait géniale qui nettoie la mer toute seule : une petite poubelle de mer qui aspire les déchets 24 heures sur 24 ! La seabin (ce qui se traduit par « poubelle d’océan ») ressemble à un petit seau qui flotte à la surface. La « poubelle » est raccordée à une pompe à eau installée sur la terre ferme. Cette dernière crée une légère aspiration et attire les détritus à l’intérieur de la seabin. Les déchets sont ensuite capturés par un fin sac en fibres naturelles placé au fond du seau. Quand le sac est plein, il suffit de le changer, comme on le ferait pour un sac d’aspirateur ou pour n’importe quelle poubelle ménagère ! Cette poubelle quasi autonome aspire donc les ordures qui flotte, mais ce n’est pas tout : en installant un filtre sur la pompe à eau, la seabin peut aussi servir à filtrer les huiles, les carburants et les détergents présents dans l’eau. Elle est faite pour les eaux stagnantes et ne peut pas être efficace en pleine mer, mais elle est parfaite pour nettoyer les ports, les rivières, les étangs, les fleuves, les piscines… On peut même accrocher sa seabin à l’arrière de son bateau ! Après avoir fabriqué un prototype, les deux amis ont lancé leur campagne de crowdfunding et ont obtenu plus qu’ils ne demandaient : on attend donc maintenant impatiemment la commercialisation. C’est tout simple et tout simplement génial !

La forêt de Jadav Payeng

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À lui tout seul, Jadav Payeng a planté une forêt entière pour sauver son île ! L’île de Majuli se trouve dans le nord de l’Inde. Il s’agit d’un banc de sable géant qui abrite plus de 150 000 habitants et qui est l’une des plus grandes îles fluviales sur terre. Sur cette île, on trouve la forêt de Molaï, une forêt atypique, unique au monde et pour cause : elle a été plantée par un seul homme : « Forest man » comme on le surnomme là-bas ! Et le plus fou, c’est qu’il a fait tout cela avec ses mains comme seul outil, sans aide extérieure et en plantant un arbre à la fois…

Cette forêt est l’aventure d’une vie, le résultat de 30 années de travail intensif. Tout a commencé en 1979. Des crues avaient rejeté un grand nombre de serpents sur le banc de sable. Après le retrait des eaux, Jadav, qui n’avait que 16 ans, trouva le site couvert de reptiles morts. Ce fut le tournant de sa vie. « Les serpents étaient morts de chaleur, il n’y avait plus d’arbres pour les protéger. Je me suis assis et j’ai pleuré sur leurs corps sans vie. C’était un carnage. J’ai alerté le ministère des Forêts et leur ai demandé s’ils pouvaient planter des arbres. Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont dit d’essayer de planter des bambous. C’était dur mais je l’ai fait. Il n’y avait personne pour m’aider », raconte Jadav, qui a désormais 47 ans.

Le jeune homme quitta ses études et son foyer, et se mit à vivre sur le banc de sable. Il arrosait les plants matin et soir et les taillait. Au bout de quelques années, le banc de sable est devenu un bois de bambou. « J’ai alors décidé de faire pousser de vrais arbres. J’en ai ramassé et je les ai plantés. J’ai aussi rapporté des fourmis rouges de mon village : les fourmis rouges changent les propriétés du sol. J’ai été piqué plusieurs fois », ajoute-t-il en riant. Bientôt, toute une série de fleurs et d’animaux s’épanouirent sur le banc de sable, y compris des animaux menacés, comme le rhinocéros à une corne et le tigre royal du Bengale et des arbres ont poussé un peu partout. « Au bout de douze ans, on a vu des vautours. Les oiseaux migrateurs ont commencé à arriver en masse. Les daims et le bétail ont attiré les prédateurs », déclare Jadav, qui s’exprime aujourd’hui comme un écologiste chevronné. « La nature a créé une chaîne alimentaire : pourquoi est-ce qu’on ne s’y tient pas, nous les êtres supérieurs » ?

Deborah Pardo et les albatros

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Deborah Pardo est née et a grandi à Marseille. Depuis toute petite, elle adore les animaux mais dès le lycée bien qu’elle ait les capacités de faire de grandes études, elle décide qu’elle ne sera pas vétérinaire… « Parce que quand on est vétérinaire en ville on travaille beaucoup plus avec les êtres humains qu’avec les animaux » confie-t-elle. Et elle, ce qu’elle veut, c’est travailler vraiment avec les animaux ! Alors Déborah fait des études scientifiques à la Fac de Saint-Jérôme (un DEUG de Biologie des populations et des écosystèmes) et commence à travailler dans les parcs naturels de Port-Cros où elle va observer ses premiers oiseaux marins : les puffins.

En 3ème année, elle part en Suède avec Erasmus et là elle prend conscience qu’à l’international les laboratoires de recherche sont plus compétitifs et les possibilités plus nombreuses qu’en France et que sans doute il faudra partir travailler ailleurs… Le coup de foudre elle va l’avoir lors d’un voyage à Kerguelen en décembre 2009 : « quand j’ai vu un albatros pour la première fois de ma vie, j’ai trouvé ça tellement beau que je n’arrivais plus à respirer » raconte-t-elle.

Aujourd’hui Deborah qui a trente ans et vient d’être maman est spécialisée dans les albatros : elle a été embauchée par le célèbre Institut Polaire de Cambridge où elle suit au quotidien les moindres mouvements des albatros qui sont tracés avec des bagues de métal numérotées ou des puces, c’est comme ça qu’elle peut suivre leurs migrations et surveiller de près la démographie de l’espèce qui est menacée comme beaucoup d’autres animaux par la pêche industrielle et le réchauffement climatique.

Alors Deborah ne se limite plus à travailler au quotidien avec les albatros… elle vient d’être sélectionnée pour partir avec 77 autres femmes – toutes de formation scientifique ou proche, venues de 8 pays différents, et Deborah est la seule française – pour une expédition de 3 semaines en Antarctique dont le but est d’élever l’image et la place des femmes scientifiques pour leur donner un rôle plus important dans la lutte contre le réchauffement climatique ! Et tout le monde peut participer à cette fantastique odyssée féminine pour sauver la planète !

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Pluton est vivante !

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« Il y a une météo, il y a de la brume dans l’atmosphère, il y a une activité géologique… Chaque semaine, je suis terrassé… cette planète est vivante ! » a déclaré Alan Stern, le directeur de la mission New Horizons de la Nasa qui a fourni les images les plus détaillées jamais prises de Pluton ! Bien que l’Agence spatiale américaine reste prudente concernant la planète naine aux confins du système solaire… Cette exclamation ne veut pas dire qu’il y a de la vie sur Pluton, le terme de « vivant » doit plutôt s’appliquer à la géologie de la planète qu’à la découverte d’une forme de vie car malgré ses très bons yeux, la sonde New Horizons qui orbite à environ 10 000 km de Pluton n’est pas en mesure de distinguer des organismes microscopiques, ni même de la taille d’un éléphant. Toutefois, la nouvelle devrait quand même s’avérer assez sensationnelle puisque ces éléments nouveaux « changent radicalement notre compréhension de la planète naine » assure Alan Stern. De plus, certains scientifiques estiment qu’il est possible qu’un océan se dissimule sous la surface… Si tel était le cas, alors l’hypothèse que Pluton abrite une forme de vie serait grandement renforcée. Et pour l’instant, seulement 10 % des données recueillies par New Horizons sont arrivés jusqu’à nous. Autant dire que la petite planète réserve sans doute d’autres grandes surprises ! Et que l’on est en droit de rêver…