Installé dans le Tarn, Jérôme Désigaux cultive des « cougourdes » une variété de courges qui ne finira pas en cuisine mais qu’il transforme en guitares, hauts-bois et autres instruments de musique surprenants. Un savoir-faire ancestral et précieux où se mêlent passion de la terre et amour de la musique… Le premier avantage c’est que cela évite d’utiliser des bois exotiques mais aussi et surtout il s’agit de perdurer une tradition occitane oubliée et mal connue de nos jours. En effet Jérôme, le « cougourdonier », fils d’une tisserande et d’un musicien du Tarn-et-Garonne, se considère comme l’héritier d’un artisanat ancestral car il n’a rien inventé ! C’est un métier rare mais qui existe au registre des commerces. Il a commencé à fabriquer des flûtes avec des bambous de manière autodidacte et puis il s’est perfectionné avec le temps pour travailler la courge et fabriquer de véritables orchestres à légumes et a fini par acquérir un véritable savoir-faire : instruments à vent, à cordes, percussions, trompes, sistres, clarinettes, maracas, banjos… le Tarnais produit plusieurs instruments de musique par an pour répondre à des commandes dans toute la région. Chaque instrument est unique et associé à l’une des cinq variétés semées, et c’est du travail de patience car toutes vont subir un séchage de plusieurs mois, et l’artisan laisse le légume prendre la forme libre qu’il souhaite naturellement et il adaptera l’instrument de musique à sa forme, c’est la courge qui décide ! Tout cela crée finalement une culture populaire liée au monde agricole, et puis c’est ultra local, en circuit court, bio et fermier on adore !

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