Author archives: Agnès Olive

La résurrection du lac d’Annecy

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La résurrection du lac d’Annecy

Il aura fallu presque 70 ans de résistance et d’efforts acharnés pour que « le lac bleu » retrouve son nom et serve aujourd’hui de modèle à la réhabilitation de tous les lacs d’Europe dont le lac Baïkal, la plus grande étendue d’eau douce du monde, tragiquement pollué par les usines de cellulose et de ciment. Tout a commencé en 1943, à l’époque, l’écologie n’existe pas, c’est un médecin, Paul Sevettaz, qui alerte ses concitoyens sur de gros problèmes sanitaires causés par le lac. Il faut dire qu’on déverse allègrement à ce moment-là dans ce joyau des Alpes, les égouts domestiques, agricoles et industriels !

Dès lors le travail sanitaire se met en place, et petit à petit le lac retrouve sa transparence grâce entre autres à la création en 1957 du Syndicat Intercommunal du Lac d’Annecy (SILA). S’en suivent de gigantesques chantiers de collecteurs jusqu’en 2001 où est mis en place un réseau d’assainissement collectif. Mais ce n’est pas fini, il a fallu aussi faire admettre que la biodiversité dans le lac avait besoin de zones marécageuses… Aujourd’hui le lac d’Annecy est considéré comme l’un des lacs habités les plus purs du monde et toutes les espèces originelles (dont bon nombre avaient disparu) sont revenues. Comme quoi quand on veut on peut !

L’histoire du colibri

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Un feu dévastateur se déclenche sur la terre et se propage à grande vitesse de village en village, de forêt en forêt… Les hommes courent, s’empressent, certains tentent de l’éteindre avec des récipients pleins d’eau, mais beaucoup n’ont plus qu’une hâte : s’éloigner et se mettre à l’abri. Les animaux aussi sont tous paniqués. Dans le ciel, un petit colibri s’affaire. Il vote de feuille en feuille, très haut, à la recherche de la moindre goutte d’eau. Dès qu’il en saisit une, au creux d’une feuille ou d’une souche, il la met dans son bec et va la projeter sur le feu. Et le manège recommence, le petit colibri continue, toujours plus rapide et concentré sur sa tache. Un homme qui l’aperçoit au loin l’interpelle : « Petit colibri, mais pourquoi t’affaires-tu de la sorte ? Tu vois bien qu’à toi tout seul, tu ne peux pas éteindre le feu » ! Le petit colibri répond : « Je sais, mais je fais ma part ». C’est cette légende amérindienne qui a inspiré Pierre Rabhi pour créer son mouvement : www.colibris-lemouvement.org

Des gobelets pour planter des fleurs ou des arbres

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Chaque année aux USA on jette pas loin de 146 milliards de gobelets en plastique, servant de tasses à café aux américains. Alex Henige en a eu marre de jeter chaque jour son gobelet en plastique… Il a alors eu une idée géniale : il a inventé le gobelet qui devient une plante, c’est le projet « Reduce Reuse Recycle ». Les récipients sont composés de fibres entièrement naturelles et biodégradables et ils incorporent dans leurs parois des graines de fleurs sauvages ou d’arbres. Les gobelets peuvent être jetés sur la terre et ils pousseront, sinon, dans une poubelle, ils se décomposeront tout simplement. C’est déjà distribué en Californie. On les attend impatiemment en France !

L’arbre de l’année 2015

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L’arbre de l’année 2015 a été dévoilé le 29 septembre lors d’une cérémonie organisée à la Maison de la Région Poitou-Charentes à Poitiers. C’est la 4ème édition de cette opération créée par Terre Sauvage avec l‘Office National des Forêts, qui permet à tous les publics, groupes, familles, communes, écoles, entreprises ou associations de proposer la candidature de leur arbre préféré. 300 candidatures ont été recueillies et ont fait l’objet d’une première sélection. Les 25 arbres sélectionnés par le jury national représentant chacun leur région ont été présentés sur le site internet de l’événement, où le public a pu voter de mars à septembre. Ils ont été choisis sur des critères naturalistes et esthétiques ou liés à leur valeur historique, culturelle, affective, sociale, symbolique ou régionale. Le 23 septembre, deux d’entre eux ont été élus « arbre de l’année 2015 » : le Prix du Public a été décerné à un Fromager de Saül en Guyane et le Prix du Jury revient au Cèdre bleu pleureur de l’Atlas de Chatenay-Malabry représentant le département des Hauts-de-Seine. Il y a 150 ans, un pépiniériste planta un Cèdre bleu de l’Atlas (Cedrus atlantica Glauca) mais une mutation apparut donnant un caractère pleureur à cet arbre. C’est donc le premier individu de la variété Cèdre bleu de l’Atlas, les autres spécimens présents dans le monde sont tous issus de boutures ou de greffes réalisées à partir de cet exemplaire unique.

 

1 Piece Of Rubbish

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Une rue plus propre, une ville plus propre, un futur plus propre… Ramasser un déchet par jour dans la rue pour faire briller sa ville, c’est le nouveau projet collaboratif, écologique et citoyen : 1 Piece Of Rubbish. L’initiative marseillaise est lancée en septembre 2015 par Edmund Platt, un anglais de Leeds débarqué à Marseille il y a 4 ans et tombé amoureux de la ville.

Le « business English coach » ramasse un déchet, se prend en photo et publie sur les réseaux sociaux. Très vite, ça marche, les gens le suivent. Alors il se prend au jeu et s’associent avec deux amis Georges-Édouard Legré (community manager) et Romain Jouannaud (graphiste) pour rendre le projet « officiel » et encore plus efficace : ils veulent toucher le monde entier. Et ça marche encore !…

De nombreuses villes sur toute la planète se sont déjà emparées du concept. Le but du projet est à la fois d’éveiller les consciences des citoyens sur la propreté de leur ville et les rendre acteurs de cette ambition. Comment ça fonctionne ? C’est très simple : on ramasse un déchet, on prend une photo, on jette le déchet dans une poubelle et on publie sa photo ! Résultat en seulement un mois, 1 Piece Of Rubbish c’est 1 401 fans, 516 photos et 315 Kilos de déchets ramassés !

Quand on sait qu’à Marseille les déchets abandonnés dans les rues finissent le plus souvent dans la mer… on dit bravo et on applaudit très fort.