En 2017 il s’est vendu en France près de deux fois plus de disques vinyles qu’en 2016 et cette courbe ne cesse d’augmenter avec des ventes multipliées par quatre en cinq ans, l’engouement des mélomanes pour le « vieux » disque ne s’arrête plus de croître ! Hélas voilà une industrie encore super polluante… C’est ce qui a donné l’idée à une petite usine bretonne dans la banlieue de Rennes de fabriquer des vinyles à bas d’algues brunes, la société M Com’ Musique qui fabrique normalement des vinyles « traditionnels » (120 000 par an). Pour ce faire l’entreprise collabore avec Alogopack à Saint-Malo dont nous avions déjà parlé chez Marseille Vert (http://www.marseillevert.fr/algopack-du-plastique-avec-des-algues/) qui fabrique du plastique à parti de ces algues depuis déjà quelque temps pour différents objets de la vie courante. Au jour d’aujourd’hui ils ont sorti quelques prototypes, il faudra un peu attendre pour la généralisation du « Vinylgue » car il est tellement écolo qu’il se dégrade trop vite… « Nous sommes très satisfaits du rendu et de la qualité sonore de notre dernier prototype » explique l’un des deux patrons, Mickaël Collet. Mais pour l’instant le disque au bout d’un certain temps perd de l’acoustique donc il faut continuer les recherches !! En outre Algopack produit du plastique 100 % biodégradables à bases des plantes aquatiques, sans pesticide, ni engrais et avec très peu d’eau « alors que pour le vinylgue poursuit le chef d’entreprise, nous avons dû utiliser encore 20 % de pétrole ainsi que de l’étain et du démoulant. Mais c’est un progrès considérable quand on sait que les 33 tours sont aujourd’hui fabriqués à partir de pétrole 100 % polluant » ! Une avancée intéressante mais qui reste à développer donc 🙂

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