Author archives: Agnès Olive

De la vaisselle en feuilles d’arbres !

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Ça tombe bien !! A partir du 1er janvier 2020, la vaisselle jetable en plastique (gobelets, verres et assiettes) sera formellement interdite en France (le bonheur). Bientôt fini le temps des apéros, pique-niques ou autres déjeuners champêtres avec des amis dans ces fameuses assiettes blanches en plastique pour ensuite les jeter directement à la poubelle – ou pire pour certains les abandonner en pleine nature !! Quand on sait qu’une simple bouteille en plastique par exemple met 400 ans à se dégrader, on se dit qu’il n’est pas trop tôt pour supprimer toute cette vaisselle qui en plus d’être polluante, était affreusement laide au demeurant… Ceci dit, c’était bien pratique et c’est la raison pour laquelle on réfléchit maintenant tous azimuts à des solutions de remplacement… Ainsi Leaf Republic, une entreprise allemande s’est lancée dans la fabrication d’assiettes 100 % biodégradables à partir de… feuilles d’arbres ! Fabriquées avec des feuilles collées puis pressées entre elles, ces assiettes vertes sont totalement biodégradables, exactement comme un feuille qui tombe d’un arbre puisqu’elles se décomposent en 28 jours seulement. Sans additif synthétique, sans colorant, ni colle, ces assiettes 100 % écolo sont résistantes à l’eau et il n’y a pas eu besoin de couper d’arbres pour les fabriquer : il suffit de ramasser les feuilles qui sont tombées… L’entreprise allemande se fournit pour l’instant en Asie et en Amérique du Sud, là où les feuilles sont utilisées comme ingrédients mais aussi directement comme récipients dans lesquels on y mange. D’ailleurs en Thaïlande par exemple la vaisselle en feuilles existe déjà ! En effet une équipe de chercheuses de l’Université de Naresuan en Thaïlande, avait imaginé l’année dernière des assiettes jetables faites à partir de feuilles d’arbres et mis en place de nombreux prototypes que nous avons vu passer dans les médias sans savoir vraiment ce qu’est devenue ensuite la commercialisation… De toute façon ce genre de projets vont sûrement se multiplier ici et là pour trouver des solutions de rechange au plastique ! Et cerise sur le gâteau (dans l’assiette) : c’est beau ☺

Les tuiles solaires de Tesla bientôt en France !

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Elles sont déjà disponibles en prévente !! Il y a quelques mois, l’entreprise Tesla, célèbre constructeur automobile mais également spécialisée dans les solutions de stockage d’énergie, annonçait son intention de commercialiser des tuiles solaires capables d’alimenter toute une maison en électricité… intention qui a rapidement été suivi de faits et actes !! Le toit solaire Tesla utilisera deux types de tuiles : les tuiles solaires et les tuiles normales. Du point de vue esthétique, la différence entre les deux types de tuiles ne se verra pas sauf si on monte sur le toit… En fonction des besoins de la maison et de sa consommation d’énergie, plus ou moins de tuiles solaires Tesla seront installées sur le toit, ce qui permettra d’ajuster l’installation aux besoins, et donc de diminuer les coûts et d’éviter du gaspilage. Le toit solaire sera disponible avec différents modèles de tuiles solaires : des modèles ondulés de type photovoltaïques seront lancées en 2018, de même que des modèles comme la tuile de Toscane, mais pour le moment des tuiles solaires texturées et lisses sont déjà commercialisées. Fabriquées en verre trempé (soit traité par un processus de refroidissement rapide), les tuiles solaires sont plus résistantes que les tuiles normales et aussi plus légères. De plus elles seront plus durables que l’asphalte ou le béton, d’ailleurs le fabricant annonce qu’elles seront garanties à vie !! Et en combinant la tuile solaire avec une batterie PowerWall, il sera possible de recueillir l’énergie solaire le jour pour l’utiliser la nuit ! Ne reste plus qu’une inconnue (mais de taille) : le prix ! Pour l’heure ceux qui veulent commander sont invités à bloquer un acompte de 930 euros « avec possibilité de se rétracter avant que le contrat de vente et d’installation du dispositif ne soit finalisé ». A ce sujet, on sait juste que le porte-parole du projet, Elon Musk, a promis un prix comparable à celui d’un toit traditionnel…

Les déchets spaciaux : nouvelle pollution ?

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Nous avons pu lire dans plusieurs médias dernièrement qu’en moins d’un quart de siècle, le nombre de débris suffisamment gros pour détruire un vaisseau spatial a plus que doublé, selon les participants d’une conférence de l’Agence spatiale européenne (ESA) à Darmstadt, en Allemagne. « Nous sommes très préoccupés » a déclaré Rolf Densing, directeur des opérations de l’ESA, qui plaide pour une vraie prise en compte de ce problème, qui ne peut être résolu qu’à l’échelle mondiale. Le risque de collision avec des débris est statistiquement faible, mais il a augmenté, au fil des missions qui ont eu lieu depuis que l’Union soviétique a lancé en 1957 Spoutnik 1, le premier satellite artificiel. Les morceaux de fusées, les satellites en fin de vie, les outils perdus par des astronautes… tous ces objets, sous l’effet de dislocations et collisions en chaîne, ne cesseront de se multiplier. Et ces objets peuvent atteindre jusqu’à 28 000 kilomètres à l’heure et, à cette vitesse, même un petit objet peut causer d’énormes dégâts ! En 1993, des radars terrestres avaient localisé 8 000 objets mesurant plus de 10 centimètres. « Aujourd’hui, nous avons dans l’espace environ 5 000 objets mesurant plus d’un mètre, 20 000 objets de plus de 10 cm … et 750 000 balles volantes d’environ 1 cm » a détaillé Holger Krag, responsable du bureau des débris spatiaux de l’ESA. Les objets de plus d’un millimètre atteindraient eux les 150 millions !! Rien que pour ses dix satellites en orbite basse, l’ESA dit recevoir une alerte collision par semaine. Chaque satellite doit, une à deux fois par an, effectuer des mesures d’évitement. Dans une allocation vidéo, l’astronaute français Thomas Pesquet a expliqué que l’ISS pouvait résister aux objets allant jusqu’à 1 cm de diamètre. « La station doit souvent faire des manœuvres pour éviter les débris, mais a besoin de 24 h pour réagir », a expliqué l’astronaute depuis l’ISS. Si le temps lui manque, l’équipage devra gagner son refuge, le vaisseau spatial Soyouz, afin de pouvoir quitter l’ISS en cas de collision. « Cela s’est produit quatre fois dans l’histoire de l’ISS » a-t-il déclaré. Tout le monde s’inquiète des dégâts que pourraient causer tous ces déchets « errants » pour les astronautes et la conquête de l’espace mais pour l’espace lui-même qu’en est-il ? Va-t-on polluer le cosmos aussi ? Une tentative de nettoyage de l’espace a échoué il y a peu de temps… mais heureusement l’an prochain un nouveau projet expérimental de nettoyage de l’espace devrait être lancé. Appelé CleanSpace One, il est développé par l’Ecole polytechnique de Lausanne. Pour que la dépollution spaciale démarre…

Vandana Shiva, miss monde de l’écologie

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Vandana Shiva, écologiste et féministe, est née le 5 novembre 1952 à Dehradun en Inde. Elle est connue dans le monde entier pour son engagement dans la lutte pour une semence libre en Inde ainsi que pour son message féministe très marqué et remarqué selon lequel la femme est gardienne de la fertilité de la Terre ! Vandana a d’abord obtenu une Licence en Physique, puis un Master en Inde avant de poursuivre ses études au Canada ou elle obtient un Doctorat de Philosophie des sciences en 1978. Elle a également mené de nombreuses recherches dans le domaine des politiques environnementales à l’Institut Indien des Sciences. Un parcours hétéroclite qui va lui permettre de devenir l’une des chefs de fils des écologistes de terrain et des altermondialistes dans le monde. Très jeune déjà, elle s’engage dans son pays contre les castes indiennes puis rapidement défend les paysans indiens avec la conservation de la biodiversité et la sauvegarde des droits des fermiers. Elle crée plusieurs associations qui œuvrent pour préserver l’écosystème : ainsi, la ferme de Navdanya est devenue une banque de semences modèle, qui a permis à plus de 10 000 fermiers d’Inde, du Pakistan, du Tibet, du Népal et du Bangladesh de redécouvrir l’agriculture « organique » et la diffusion de ces semences a très largement contribué à l’expansion de l’agriculture biologique en Inde. Parfois surnommée la « José Bové en sari », Vandana rappelle incessamment qu’il est nécessaire de se mobiliser contre les multinationales qui sont « sans aucune conscience morale et humaine, qui exploitent et détruisent des biens communs pour leurs enrichissements personnels. Il faut se liguer, se regrouper tous ensemble pour manifester avec les agriculteurs et paysans, qui sont les derniers conservateurs de la nature originelle ». Pour elle, « en prenant soin de la terre, on produit plus de nourriture, de meilleure qualité. En s’occupant des communautés, des générations futures et les uns des autres, on crée plus de bien-être et de bonheur dans les sociétés. Si l’économie de marché se féminisait, au lieu de mesurer la croissance, on mesurerait le bien-être »… Elle lutte contre les OGM, défend le droit des peuples à disposer d’eux–mêmes partout sur la planète, s’appuie sur les femmes pour faire le plus gros du travail et utilise la non-violence pour faire passer ses messages… c’est tout ce qu’on aime.

Un nouveau parti politique : le Parti animaliste !

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Chez Marseille Vert, nous sommes amoureux des animaux… vous l’aurez compris !! Et pourtant nous ignorions jusqu’à ce jour qu’il existait en France un « vrai » parti politique pour la défense des animaux : le Parti animaliste ! Il faut dire que c’est récent : le parti a été créé en mars 2016 et lancé officiellement le 14 novembre 2016. En fait le projet est né lors d’un colloque sur la question animale, la création d’un parti politique s’est alors imposée comme une nouvelle étape nécessaire. Un groupe de travail s’est ainsi formé et a ensuite rejoint la dynamique initiée par le parti néerlandais (dit « Parti pour les animaux ») en participant aux rencontres internationales se déroulant chaque année et réunissant les différents partis animalistes du monde. Par la suite le parti français a pu se lancer ! Les enjeux sont énormes : en effet, malgré un mouvement végétarien et même vegan en plein essor, le sort réservé aux animaux apparaît sclérosé depuis des siècles, il n’a pas fait l’objet d’évolution significative et les acteurs politiques n’ont pas su prendre la mesure du décalage entre cette opinion, ces connaissances et l’état du droit applicable aux animaux. Face à ce contexte, le nouveau parti veut faire émerger la question animale dans le champ politique. Qu’y a-t-il dans son programme ? Bien évidemment l’intérêt de l’animal !! Et cela passe par le développement du droit des animaux en tant qu’êtres doués de sensibilité, par l’éducation autour du respect des animaux, par l’incitation scientifique aux méthodes alternatives à l’expérimentation animale (notamment technologiques), par l’interdiction de tout ce qui relève de la distraction humaine : corrida, cirque, parc aquatique animalier, chasse à courre…, par le renforcement de la surveillance pour l’élevage des animaux, notamment dans les abattoirs, l’interdiction de la pêche intensive… Les domaines d’action ne manquent pas ! Son slogan : « Les animaux comptent, votre voix aussi » ! Indépendant financièrement avec un budget de 60 000 euros environ (dons et adhésions), le parti est coprésidé par quatre femmes. « Nous sommes toutes militantes de longue date pour la cause animale, mais aussi engagées dans d’autres combats comme la défense des droits des étrangers, mais aucune de nous n’est encartée dans un autre parti » précise Hélène Thouy, avocate de 32 ans. A moyen terme, le Parti animaliste veut inciter les politiques à s’emparer de la question animale. A court terme, il recherche des candidats pour les présenter sous sa bannière lors des élections législatives de juin et ils ont même demandé à certains candidats sensibles à la cause animale de présenter dans des circonscriptions « acquises » un candidat des Animalistes… Résultats : bientôt !!

Le Coin Camping : des vacances vertes en partage

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Le Coin Camping est parti d’une idée de Christophe Richaud, animateur sécurité originaire de Volx, et Stéphane Delplanque, webmaster de Vinon-sur-Verdon. Une idée très simple selon laquelle le camping est un tourisme « vert » qui est de plus en plus plébiscité or l’offre est rare et/ou beaucoup trop « formatée » : en grande partie orientée vers l’hôtellerie de plein air, proposant principalement de la location de mobil-home et réduisant ainsi significativement le nombre d’emplacements nus… Parallèlement nombre de camping-caristes, campeurs ou « néo-campeurs » partagent une même volonté d’être plus proche de la nature, hors des sentiers battus… mais les lieux authentiques proposant à la fois calme et sécurité sont rares ou pris d’assaut ! Alors les deux hommes sont allés chercher sur nos territoires des accueillants potentiels ravis de recevoir ces vacanciers en demande de tourisme authentique : professionnels paysans, artisans, agriculteurs, viticulteurs, restaurateurs ou autres, tout ce monde qui vit et travaille sur de vastes espaces, ne demandent quant à eux qu’à partager leurs activités et faire connaître leur métiers et leurs produits ! Le Coin Camping s’inscrit dans l’esprit du « tourisme participatif » et a pour objectif de mettre en lien cette clientèle touristique et ces professionnels tout en privilégiant le modèle de « l’échange participatif » afin de répondre à ce désir de vivre un camping basé sur l’échange et la rencontre. Le site met ainsi en relation ces campeurs (en camping-car, caravanes, tentes) ou visiteurs, avec ces accueillants proposant un emplacement ou hébergement insolite (espace vert, cabane, yourte, roulotte…) sur leur propriété en contrepartie d’un achat de production locale, d’une participation à une activité ou repas ou plus directement d’une contribution aux frais de séjour. Les campeurs disposent ainsi d’un accueil à la fois convivial et sécurisé leur permettant de découvrir différentes régions dans un cadre authentique et parfois insolite ! Bravo : c’est simple mais… fallait y penser ! Déjà plus d’une centaine de campings répertoriés sur le site : www.lecoincamping.fr

Le Grand Saphir, défi sportif et écologique

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Parcourir 120 kilomètres de nage de Marseille à Toulon à la recherche des macro-déchets, c’est le défi que s’est lancé Manu, 32 ans, pratiquant la nage en eau vive depuis maintenant neuf ans ! Ce sport lui permet de combiner deux activités qu’il aime : la nage et la découverte de la mer Méditerranée. C’est lors de voyages en Grèce, en Espagne ou encore au Maroc, qu’il s’est rendu compte que les déchets étaient omniprésents… Malgré un patrimoine d’une incroyable richesse, c’est vrai que la Méditerranée, étant fermée, est aujourd’hui sans doute la mer la plus polluée du monde. Le projet Grand Saphir est né comme ça : « La première fois que je suis tombé sur un déchet flottant, j’ai pensé que c’était un cas isolé. Puis à chacune de mes nouvelles sorties, j’ai compris que la situation était vraiment préoccupante » confie le nageur. Au total, on compte 250 milliards de micro-déchets en Méditerranée dont 80 % proviennent de la terre. Le plastique occupe une grande place dans ces déchets (80 %) : né de la main de l’Homme et donc non-organique, il n’est pas biodégradable et se décompose en micro-déchets avec le temps… L’objectif du Grand Saphir ? La prise de conscience citoyenne de l’état d’urgence dans lequel survit aujourd’hui le fond marin méditerranéen, poumon de l’Europe. Pour mettre à bien ce projet, Manu souhaite conjuguer exploit sportif et écologie. Et le projet Grand Saphir présente aussi une dimension scientifique car les déchets ramassés seront caractérisés et localisés pour mettre en lumière les zones les plus touchées par la pollution. Enfin à la suite du périple, Manu entreprendra de sélectionner les déchets pour les recycler et ainsi prouver qu’ils ont une valeur. Fixé au 25 mai, le départ se fera sur la plage du Prophète à Marseille et l’arrivée à Toulon est prévue le 8 juin pour la Journée mondiale des océans !!
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Il pleut des fleurs avec Rebecca Louise Law

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Artiste basée à Londres, Rebecca Louise Law est connue pour sa transformation d’espaces en univers colorés et poétiques grâce à la technique de suspension de centaines voire de milliers de fleurs. Formée aux Beaux-Arts à l’Université de Newcastle en Angleterre, Rebecca a travaillé avec des matériaux naturels depuis des années, une pratique qui implique une exploration constante des relations entre la nature et l’homme. Pourquoi cet intérêt pour les fleurs ? Au départ elle voulait recréer une impression qu’elle avait eue devant un champ de fleurs à perte de vue qui l’avait profondément marquée. C’est alors qu’encore étudiante, elle remplace progressivement la peinture « trop restrictive dans sa dimension plate » explique-t-elle, au profit des sculptures et installations florales. Au cours des dernières années, elle a travaillé dans de nombreux espaces publics dont les musées et les galeries et a également été commissionnée par de grandes marques comme Hermès, Cartier et Gucci. Si pour d’autres fleuristes et décorateurs d’intérieur la caducité des fleurs représente un handicap, Rebecca se l’approprie avec talent et naturel. Ses compositions d’art floral deviennent d’immenses séchoirs. Les fleurs, choisies pour leur tenue à cette pratique, gardent leurs couleurs grâce à des huiles essentielles. Le fil de cuivre – à la fois fort et flexible et devenu sa marque de fabrique – que l’artiste travaille à mains nues lui permet de façonner le squelette, qui n’est pas toujours vertical, de ses assemblages floraux. Ainsi, des dizaines de variétés de roses, chardons, renoncules, pivoines, hortensias ou dauphinelles muent pendant toute la durée de l’installation. Leur vie se poursuit ensuite sous verre dans de grandes boîtes où Rebecca les dépose après le décrochage et qu’elle vend ensuite dans sa galerie londonienne. Un travail d’une beauté à couper le souffle… un peu comme devant un champ de fleurs à perte de vue ☺

Rhinocéros blanc mâle cherche amoureuse…

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Sudan, le dernier mâle rhinocéros blanc au monde qui vit dans le Nord du Kenya vient de s’inscrire sur l’application de rencontres Tinder ! Car l’animal cherche désespérément une compagne afin de sauver son espèce… Il a 42 ans et fait 1, 82 mètre pour 2, 3 tonnes : une belle bête qui devrait plaire à ses dames !! Derrière cette inscription rigolote, c’est toute une campagne (beaucoup moins rigolote) qui a été lancée le 25 avril par la réserve kenyane OI Pejeta Conservancy avec la complicité du site Tinder ; l’objectif étant de sauver cet espèce, vouée à disparaître si rien n’est fait. En effet, l’animal vit déjà avec deux femelles dans la réserve. Malheureusement, il est incapable de féconder ces femelles à cause de son âge et d’une petite quantité de spermatozoïdes. Se trouvant un peu désespérée face à cette situation, la réserve a eu cette idée originale de s’associer à Tinder afin de lui créer un profil pour sensibiliser le public et lever des fonds car l’annonce devrait servir à récupérer 9 millions de dollars, afin de financer une fécondation in vitro. A chaque «swipe» (c’est-à-dire que dès que quelqu’un tombe sur son profil), l’utilisateur est encouragé à faire un don. Si la fécondation in vitro fonctionne, les chercheurs espèrent ramener la population des rhinocéros blancs du Nord à 10 d’ici cinq ans. Mais la lenteur de la reproduction de l’espèce et le braconnage intensif font que la situation devient réellement urgente. « Sauver ces rhinocéros est critique si nous voulons, un jour, les réintroduire en Afrique centrale, affirme Richard Vigne, le PDG d’OI Pejeta Conservancy, ils ont en eux des caractéristiques génétiques uniques leur permettant de survivre dans cette région du monde. En fin de compte, le but est de réintroduire une population viable de rhinocéros blancs du Nord à l’état sauvage ». Il faut savoir que ce n’est pas la première fois que Tinder s’engage pour la bonne cause. Le 8 mars dernier, l’application s’était engagée à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme pour alerter les utilisateurs sur les mariages forcés et les mariages d’enfants. Sur l’annonce de Sudan, disponible dans 140 pays dont la France, on peut lire : « Il n’y en a pas un autre comme moi »… et hélas pour une fois c’est vrai !!

L’écocide prononcé… par un Tribunal civil !!

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Le 18 avril à La Haye, un Tribunal citoyen, non contraignant, a jugé la multi-nationale agro-alimentaire Monsanto pour écocide ! Bien sûr c’est un tribunal sans plaignant, procureur ni prévenu, né de la seule détermination de la société civile et il s’agit d’un jugement symbolique… mais qui a son importance car le Tribunal Monsanto a fait siéger de vrais juges et qui ont examiné de véritables chefs d’inculpation. L’objectif est de faire avancer les lois et de permettre ensuite à la société civile, à des avocats, à des juges de s’emparer de leurs conclusions. C’est une valeur pédagogique que l’on retrouve dans ce genre de Tribunal (déjà connu, comme par exemple le Tribunal international des crimes de guerre Rusell-Sartre pour dénoncer la politique des Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam) – avec le vœu inavoué que les pays renoncent à la culture Monsanto comme l’a fait en 2016 le Burkina Faso à la demande des paysans, avec les résultats fabuleux que l’on commence à découvrir. Et puis s’il ne s’agit pas d’un « vrai » jugement mais d’un « avis consultatif », celui-ci a été rendu depuis un lieu emblématique : La Haye, là où siègent la Cour pénale internationale et la Cour internationale de justice… Le jugement certes symbolique, a été particulièrement sévère pour Monsanto jugé « engagé dans des pratiques ayant un impact sérieux et négatif sur le droit à l’environnement sain » et coupable « d’écocide et d’atteinte aux droits humains ». Ainsi les juges reconnaissent deux concepts juridiques qui n’existent pas encore en Droit : la dignité des générations futures et l’écocide définit comme « l’atteinte à l’air, à l’eau, aux sols, autrement dit l’atteinte aux conditions même de vie sur Terre ». Puissent très vite ces deux accusations être définitivement reconnues en Droit pénal international.