Author archives: Agnès Olive

Frédéric Lenoir, le philosophe qui aimait les animaux

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Philosophe, sociologue, historien, écrivain à succès, Frédéric Lenoir a décidément plusieurs cordes à son arc… mais il est surtout médiatisé comme le « Monsieur Religion » ; il faut dire qu’il a longtemps dirigé le magazine Le Monde des religions et animé l’émission Les Racines du ciel sur France Culture, ceci explique peut-être cela… Il est finalement beaucoup moins connu pour son engagement écologique et surtout en faveur de la protection animale… Pourtant cela ne date pas d’hier : en 1992 il participe déjà à l’association « Environnement sans frontières » et en 2003 il publie un livre d’entretiens avec Hubert Reeves, intitulé Mal de Terre qui lance un cri d’alarme face aux menaces pesant sur la planète. Etant particulièrement sensible à la souffrance des animaux, il milite depuis toujours pour une reconnaissance du statut juridique de l’animal comme « être sensible » ne pouvant être traité comme une « chose ». En 2013 avec l’association 30 Millions d’Amis il a cosigné avec 23 intellectuels un manifeste pour modifier l’article 528 du Code Civil qui définissait les animaux comme « des biens meubles ». La pétition qui en a suivi a recueilli 800 000 signatures et finalement un amendement voté en 2015 reconnaît aujourd’hui les animaux comme des « êtres doués de sensibilité ». L’année dernière il a publié un nouvel ouvrage : Lettre ouverte aux animaux (et à ceux qui les aiment). Au printemps, à l’occasion de la sortie du film La Terre vue du cœur que nous avons adoré chez Marseille Vert (http://www.marseillevert.fr/la-terre-vue-du-coeur-pour-tomber-en-amour/), documentaire où il va retrouver encore une fois son ami Hubert Reeves, nous avons rencontré Frédéric Lenoir de passage à Marseille. L’auteur nous disait être « flexitarien », ne consommant pratiquement plus de viande et encore un peu de poisson : « Il n’est pas immoral de manger des animaux, nous confiait-il, les animaux se mangent bien entre eux et ce n’est pas immoral, ce qui est immoral c’est d’élever des animaux pour les exploiter, de les faire souffrir pour notre propre consommation. Les deux choses immédiates à faire c’est d’arrêter l’élevage industriel intensif ainsi que la pêche industrielle ». C’est avec beaucoup de justesse qu’il explique ainsi : « C’est le combat qu’il fait mener car il peut être gagner alors que si nous proposons aux gens de devenir tous végétariens, la majorité ne suivra pas, ce n’est donc pas la bonne méthode »… ça fait du bien aussi d’entendre des discours mesurés de temps en temps… Car nous sommes quelquefois beaucoup trop radicaux, « nous les défenseurs des animaux, végétariens et vegan », il faut bien le reconnaître, et du coup pas toujours très efficaces… Un homme juste et remarquablement intelligent qui ne travaille pas seulement pour le bonheur des être humains, mais aussi pour celui des animaux et du vivant tout entier 🙂

Ces Marseillaises qui veulent changer la planète

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Nom : Amélie Moreau
Date de naissance : 26/08/1987

Ton parcours ?
Styliste de formation, j’ai travaillé 10 ans dans le domaine de la mode. Après avoir fait beaucoup de sacrifices pour ma carrière et avoir pris conscience de l’impact écologique de l’industrie textile, j’ai choisi de créer la marque Mélie Coop.

Tu fais quoi pour changer la planète ?
Mélie Coop, c’est un blog écolo et zéro déchet où je parle de ces sujets qui me tiennent à cœur et donne de nombreuses astuces et tutos pour un mode de vie plus slow. Et c’est en parallèle une boutique d’accessoire zéro déchet, c’est à dire des alternatives au jetable, en matière naturelles et recyclées que je fabrique moi-même localement à Marseille avec passion et conviction. Vous y trouverez entre autres des sacs à vrac, des cotons à démaquiller lavables, des éponges durables… pour limiter vos déchets au quotidien, prendre soin de vous et de la planète.

Portrait chinois écolo :
– Si tu étais une petite fleur ?
La violette, je suis originaire de Toulouse.
– Si tu étais une espèce menacée ?
Une abeille
– Si tu étais un arbre, un arbuste, une plante ?
Un abricotier
– Si tu étais un insecte rampant, volant ?
Un vers de terre pour faire du compost !
– Si tu étais une mer, un océan, une rivière ?
Une rivière pour rester toujours vive, fraîche et sans avoir accumulé trop de pollution.
– Si tu étais un animal de compagnie ?
J’aimerais bien être une chèvre mais pas sûre que ça compte comme animal de compagnie… Sinon un chat, tranquille mais avec son 1/4 d’heure de folie
– Si tu étais un coin de nature sur terre ?
Ce petit village des Cévennes où j’ai passé mes vacances d’enfances. Rivière et montagne, rafraîchissant et ensoleillé à la fois.
– Si tu étais un geste écolo ?
Un stop pub à coller sur les boîtes aux lettres
– Si tu étais une association, un manifeste, un mouvement green ?
Je serai le zéro déchet !!
– Si tu étais la Ministre de l’écologie ?
Je ferais payer la taxe des ordures ménagère en fonction du poids. J’ajouterai à la journée d’appel à la défense, un temps dédiée à l’écologie, ramassage des déchets, visite d’un centre de tri… parce que prendre soin de notre maison, la terre est une priorité 🙂

Soupe de carottes à l'orange glacée

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Vous avez chaud ? Nous avons une super idée de cuisine très facile, tout en bio et c’est vegan !!

– Prenez des carottes, faites les cuire dans un peu d’eau avec des oignons, de l’huile d’olive, poivre et sel de l’Himalaya.
– Une fois que c’est bien cuit, passez le tout au mixeur puis laissez refroidir
– Remixez avec un grand jus d’orange et un petit jus de citron
– Ajoutez un yaourt de soja, puis du cumin en poudre et un peu de piment
– Remisez une dernière fois le tout
– Mettez au frigidaire 2 heures.

Au moment de servir ajouter de la coriandre ciselée et des glaçons… vous pouvez vous rafraîchir 🙂

Stuart Haygarth, artiste des déchets

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Comment faire du beau tout en faisant du bien à la planète ?! Chez Marseille Vert on adore ces artistes qui travaillent le design avec de la récup et de la reconversion… Car pour lui les déchets sont de véritables trésors !! Stuart Haygart, artiste britannique travaille à partir d’objets en plastique rejetés par la mer : sandales, peignes, jouets… ensuite il les range, les assemble et en fait des tableaux pour des photographies. Pour cela il ramasse tout ce qu’il trouve du moment que c’est coloré et manufacturé, lors de ses promenades le long de la côte sud de l’Angleterre : une merveilleuse façon de nettoyer les plages. Certains objets sont uniques comme les jouets, d’autres reviennent régulièrement comme les briquets ou les tétines. De retour dans son studio londonien, il les nettoie puis crée des catégories par objets ou par couleurs avant de les photographier. Il a fait aussi beaucoup de lampes, tables ou autres meubles avec des objets qui devaient partir la poubelle comme notamment un superbe lustre avec uniquement des lunettes toutes bonnes à jeter ! L’artiste avoue que son but premier n’était pas de faire de la sensibilisation à la pollution, à la société de consommation et du tout-jetable (comme c’est le cas pour beaucoup d’autres artistes engagés), il voyait dans ses objets de la beauté, une histoire, une transformation esthétique intéressante à créer, une nouvelle fonction sublimée par la lumière : ce qu’il aime c’est juste transformer des objets banals et négligés et leur donner une nouvelle signification, une autre vie… mais si en plus ça peut faire réfléchir et éduquer les gens c’est tant mieux 🙂

On fait de la résistance avec Cyril Dion

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Voilà le livre de l’été !! A lire tranquillement, à réfléchir, à méditer… Pour que chacun s’y mette à son rythme, pour que chacun fasse son petit pas… Petit manuel de résistance contemporaine de Cyril Dion nous invite à agir face à l’effondrement écologique qui se produit sous nos yeux. L’auteur du livre Demain et le coréalisateur du film éponyme que nous avons soutenu avec beaucoup d’énergie chez Marseille Vert* se questionne beaucoup dans ce livre et c’est ce qui en fait aussi son charme. Il ne se pose pas en donneur de leçons mais plutôt en poseur de questions : ne sommes-nous pas face à un bouleversement aussi considérable qu’une guerre mondiale ? Dès lors n’est-il pas nécessaire d’entrer en résistance contre la logique à l’origine de cette destruction massive et frénétique de nos écosystèmes comme d’autres sont entrés en résistance contre la barbarie nazie ? Alors résister oui mais comment et contre qui au juste ? Des données scientifiques suffisamment solides nous permettent d’entrevoir que nous courrons à la catastrophe et qu’il nous reste que quelques années pour réagir. Qu’est-ce qui nous empêche de réagir ? Nous parviendrons véritablement à changer les choses si nous sommes des millions à agir et que nous nous engageons dans une coopération entre citoyens pour surpasser l’influence des « puissances financières ». Pour cela Cyril Dion propose que nous mettions tous en place de nouvelles fictions, il nous invite à considérer la place des récits comme le moteur de l’évolution des sociétés et à appréhender chacune de nos initiatives comme le ferment d’une nouvelle histoire et de renouer avec notre élan vital, pour mener une existence où chaque chose que nous faisons, depuis notre métier jusqu’aux tâches les plus quotidiennes participe à construire le monde dans lequel nous voulons vivre. Un monde où notre épanouissement personnel ne se fera plus aux dépends des autres mais avec eux et aussi bien sûr non pas contre la nature mais avec elle. Nous chez Marseille Vert on résiste 🙂 et vous ?

*Voir plusieurs articles parus :
http://www.marseillevert.fr/605-2/
http://www.marseillevert.fr/apres-demain-la-suite-du-film/
et nous avons aussi rejoint le collectif Marseille Demain :
http://www.marseillevert.fr/marseille-vert-partenaire-de-marseille-demain/

De l’art dans la nature à Porquerolles

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Inaugurée le 2 juin, la Fondation Carmignac sur l’île de Porquerolles dans le Var présente 70 œuvres d’art contemporain dans un décor naturel de rêve. C’est le riche financier et collectionneur Edouard Carmignac qui a racheté le domaine de la Courtade, un vieux mas entouré de vignes, et a construit en sous-sol un musée dirigé par son fils Charles, musicien dans le groupe pop Moriarty. Une nouvelle fondation d’art dans le sud, après Maeght à Saint-Paul-de-Vence, Vasarely à Aix-en-Provence ou Bergman à Antibes, mais celle-ci a pour particularité qu’on la visite pieds nus… Génial !! « Mon père passe ses étés pieds nus. On a imaginé ce rituel de se déchausser à l’entrée du musée pour être plus détendu, être en contact avec la pierre nervurée… » explique Charles Carmignac. En effet cela doit être amusant de se retrouver pieds nus devant les tableaux de Warhol, Lichtenstein, Botticelli, Basquiat ou Richter… une expérience ! Mais le plus intéressant est encore à l’extérieur : les peintures sont comme en pleine nature grâce aux baies vitrées qui donnent dans la baie sur la mer d’un bleu incandescent, et ensuite, on remet ses chaussures et on se balade dans le jardin de sculptures au milieu des vignes pour découvrir une douzaine d’œuvres monumentales impressionnantes, créées spécialement pour le lieu comme ces trois têtes géantes (« Les Trois Alchimistes » de l’artiste espagnol Jaume Plensa). Pour finir on peut aller directement se baigner ! Comment passer une belle journée d’été 🙂

Les pouvoirs guérisseurs de la forêt

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Encore un nouveau livre sur les bienfaits de la sylvothérapie, on adore ! Dans « Les pouvoirs guérisseurs de la forêt » les deux auteurs, Hector Garcia et Francesc Miralles, défendent une approche méditative du bain de forêt : une source extrême de bienfaits, notamment pour luter contre le stress. Cela s’appelle le « « shinrin yoku » en japonais, là où il est né dans les années 80. C’est une marche dans la forêt au cours de laquelle on porte son attention sur les arbres, les chemins empruntés, les sensations… il suffit d’être présent avec tous les sens. Car se promener au milieu des arbres aide à se reconnecter et avec soi-même et à se détendre, comme la méditation, les deux pratiques sont liées, elles aident à nettoyer l’esprit des pensées stressantes. Et cela a été scientifiquement prouvé : tous les marqueurs biologiques étudiés montrent une réduction globale du stress et un renforcement du système immunitaire. Par exemple on constate une baisse de cortisol, l’hormone principale du stress. Plus surprenant encore, une étude récente menée par le professeur Qing Li, fondateur de la société japonaise de médecine de Tokyo a mis en évidence une activation des cellules NK (natural killer), des sentinelles qui sont chargées de détruire les cellules cancéreuses. Et les recherches sur le sujet continuent et n’ont pas fini de nous parler… Au-delà du calme et de l’équilibre que nous apporte la campagne, lieu où notre corps et notre esprit ralentissent leurs rythmes, les arbres agissent sur l’organisme par le biais des phytoncides, des molécules qu’ils diffusent dans l’air pour se défendre contre les bactéries et les champignons, et que l’homme absorbe par la peau et les voies respiratoires. Alors puisque c’est bientôt les vacances : tous aux bains (de forêt) 🙂

Les oliviers nous parlent !

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Pour tous les amoureux de l’olivier, cet arbre légendaire et mythique, symbole de la Méditerranée : à lire cet été ce livre d’Eric Dautriat : « Les mots de l’olivier » publié aux éditions du Cherche Midi.

Il s’agit d’un abécédaire amoureux de l’olivier en 60 mots qui touchent autant à l’histoire, la mythologie, l’économie et la culture de l’arbre.

L’écrivain vit sur les auteurs de Nyons dans une maison avec une trentaine d’arbres, une petite oliveraie qu’il soigne avec tout son cœur et qui lui a inspiré ce bel ouvrage !

Premier mot : « Alicoque »… à découvrir 🙂

Le 1er gîte Zéro Déchet en France

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Voilà des vacances enrichissantes !! Deux cas de figure : soit vous êtes déjà adeptes du Zéro Déchet et vous avez enfin trouver un lieu de vacances en France pour vous en accord total à votre manière de vivre et de consommer, soit vous ne connaissez pas le principe et vous allez passer des vacances pédagogiques ! C’est en Charente-Maritime, à Seigné exactement, entre Poitiers et La Rochelle, que Camille Lyczinski à 27 ans et son compagnon Loïc Gillon du même âge, ont décidé de s’installer après avoir vécu tous les deux à Paris. Ils étaient déjà très « écolos » et engagés dans le Zéro Déchet (courses en vrac, produits DIY et upcycling) et ont eu envie de pousser plus loin leur engagement jusqu’à créer un gîte Zéro Déchet. Super idée car rien de mieux pour communiquer sur cette nouvelle façon de vivre que de le faire avec des gens qui viennent en vacances vivre chez vous… Ils pourront ainsi faire directement l’expérience de ce mode de vie et la plupart de temps s’apercevoir que c’est agréable, amusant et même joyeux ! Car le couple a pu s’installer dans une maison familiale peu occupée et l’a rebaptisée « Le Bocal ». Ici trois chambres sont disponibles : tout est décoré avec du recyclage, des palettes, du carton (et c’est très joli voir les photos à l’appui !). La piscine pas du tout écolo a été supprimée et transformée en serre, on va se baigner en rivière c’est bien plus rigolo, en revanche potager et poulailler sont à la disposition des convives et un petit kit pour courses et pique-nique zéro déchet leur est remis à leur arrivée. Tout le monde sur place doit faire le tri des déchets et le compost mais le super plus ce sont les ateliers Zéro Déchet – cuisine, décoration et cosmétique – qui sont proposés au gîte et cela permet aux non-initiés de s’y mettre !! Et voilà on part en vacances, on s’éclate et on revient tout transformés. Retour à la maison : on arrête de gaspiller, de jeter, de surconsommer… et on est plus heureux toute l’année 🙂

Dîner à la bougie Lou Candeloun cet été

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Lou Candeloun est une marque de bougies créée par Antoine Gourvil en 2013 à Marseille et dont le nom chante les couleurs et les saveurs provençales… Cuisinier puis graphiste de formation, il a trouvé le lien entre le design et la cuisine dans la fabrication de bougies qui sont traditionnellement coulées à la main dans des bocaux en verre de la marque Weck, avec de la cire végétale de soja sans OGM ni pesticide et en utilisant des mèches de coton naturel. Les bougies déclinent 8 senteurs dans la collection Retour du Marché : des parfums très « Made in Provence » avec la fameuse Pastis inspirée par des notes anisées ! Une deuxième collection Béton minéral en partenariat avec Gone’s (une marque d’objets et de mobilier design et éco-responsable) est coulée dans un contenant en béton 100% minéral, à l’intérieur vert d’eau ou saumon et dans deux senteurs différentes et vient de naître une nouvelle collection Traversée à découvrir… Des bougies locales et naturelles, très belles et respectueuses de l’environnement. Et dorénavant on trouve également des parfums d’ambiance qui sentent bon la Provence 🙂

www.loucandeloun.fr