Les Brèves locales

Sion : la voiture électrique et solaire

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Sono Motors est le projet un peu fou de trois amis qui ont fondé une start-up à Munich et décidé de concevoir, produire et commercialiser une voiture solaire. Après avoir levé 200 000 euros sur un site de financement participatif (Indiegogo) et construit un premier prototype baptisé Sion, la société s’apprête à finaliser le développement de son véhicule. La voiture électrique alimentée en énergie photovoltaïque a décidément le vent en poupe : après la récente annonce faite par Tesla Motors au sujet d’un nouveau produit réunissant la production d’électricité verte et son stockage, voici le modèle Sion couvert de panneaux solaires. Monospace électrique, la Sion est dotée de 6 vraies places et son équipement photovoltaïque permet, selon ses concepteurs, de récupérer quotidiennement jusqu’à 30 km d’autonomie. Le véhicule électrique peut également faire le plein d’énergie de manière conventionnelle sur une prise de courant domestique ou, en 30 minutes, sur une borne de recharge rapide (43 kW AC) déjà utilisées par la citadine Renault ZOE. La Sion sera déclinée en deux versions (Urban et Extender) intégrant respectivement une batterie Lithium-Ion de 14,4 kWh et 30 kWh. Une capacité offrant une autonomie théorique de 120 à 250 km. En attendant des précisions techniques et les premiers essais courant 2017, la Sion peut déjà être précommandée (2 000 euros avec 5 % de rabais sur le prix public). Commercialisation attendue en 2018 à partir de 12 000 euros !!

La forêt de Harvard : l’écologie de demain

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La forêt de Harvard est pionnière high-tech de l’écologie du futur !! En effet les écologues de l’Université de Harvard ont pour tradition d’analyser et collecter des données sur une large échelle temporelle. Des informations qui permettraient de prédire l’écologie de demain… Ainsi la forêt abrite des tours d’acier contenant des bases de données écologiques : « Dans un sens, on peut considérer cette forêt comme un laboratoire de pointe de 1 600 hectares, où travaille une quarantaine d’équipes », explique David Foster, botaniste écologue et directeur de la Harvard Forest. Située près de Petersham, à 100 kilomètres à l’ouest de Boston, la forêt a été acquise par l’Université de Harvard en 1907. A l’époque elle était totalement sauvage… Aujourd’hui ce n’est plus du tout le cas : derrière un chêne centenaire surgit une tour en acier de 30 mètres hérissée d’un stupéfiant empilement de câbles, caméras et capteurs qui contiennent la plus longue série continentale de mesures continues de dioxyde de carbone au monde, puisqu’elle remonte à 1991. Il y a aussi de plus en plus de matériel optique dont des capteurs hyperspectraux et des caméras thermiques ou infrarouges. Sur l’ensemble de la forêt, outre quatre autres tours, sont disséminées des dizaines de parcelles, piquetées de fanions et rubans, truffées de milliers d’instruments, qui chaque jour amassent des millions de données. Du débit des ruisseaux au poids de la couche neigeuse, en passant par le taux de respiration des microbes du sol ou le débit de la sève dans les arbres, tout y passe. La majorité des données sont publiées en temps réel, grâce à un stupéfiant réseau hybride (radio et wifi) de collecte de l’information. Le but de tout ça : comprendre à quoi ressemblera ce territoire dans 50 ans et au-delà… David rêve de donner à l’écologie les capacités prédictives de la météorologie ! Pour savoir si demain le changement climatique entraînera une libération de CO2 de la part des sols forestiers, ajoutant du réchauffement au réchauffement, il faut beaucoup de temps et c’est la grande force de ces études écologiques : les résultats ont d’abord augmenté puis baissé, pour se stabiliser avant de recommencer à monter… Donc ne pas se hâter à tirer des conclusions : en écologie, il faut de la durée !

« 4 sabots et un fer » : être avec les animaux

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Créée en 2010 dans l’Eure, à Saint-Maurice-lès-Charencey, l’Association « 4 sabots et un fer » est installée depuis deux ans au domaine du Hubert. Elle est présidée par Valeria Orfila, originaire du Var et issue de la fondation Bardot. Mais rien à voir avec la Fondation Bardot parce qu’ici on ne replace pas les animaux, on les garde, on les chouchoute et on fait même de l’éthologie (étude du comportement des différentes espèces animales), car contrairement à son nom, l’association a étendu sa mission à la protection des animaux dans leur ensemble, et plus uniquement les équidés. Son but est de protéger et recueillir les animaux abandonnés, parfois en danger ou handicapés. Ainsi Valéria a recueilli chiens, chats, moutons – comme Gavroche, le mouton à trois pattes et la mascotte de l’association – mais aussi des chèvres, chevaux, canetons, cochons d’Inde, lapins, salamandres, serpent et même le bœuf Zorro né au Domaine ! L’association accueille régulièrement les enfants des écoles de la région pour leur apprendre les métiers autour de l’animal : maréchal-ferrant, ostéopathe ou podologue par exemple. Les enfants et élèves peuvent nourrir les animaux ou découvrir le cheval de trait : tout pour apprendre à connaître les animaux et à les respecter. Valeria propose aussi au public des journées « découverte des animaux » mais « ce n’est pas comme au zoo car je les informe sur les races, les caractères, les modes de vie. Je leur apprends à s’en occuper » explique-t-elle. On peut aussi s’initier à la « ronronthéraphie » (chat), la « grouinthérapie » (cochon) et même la « meuhthérapie » (vache). Si, si, ça existe. « Ça apaise énormément », affirme Valéria. On la croit ! Pour des moments inoubliables qui permettent de faire avancer la cause animale dans la joie et la bonne humeur !!

Le Shinrin-Yoku, bain de forêt japonais

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On entend souvent dire qu’après une journée stressante ou éreintante, prendre un bon bain chaud permet de relaxer et de se détendre. Mais il existe une autre forme de bain qui procure plus de bienfaits sans vous obliger à avoir une baignoire et à devoir consommer une énorme quantité d’eau ! Le Shinrin-Yoku, littéralement « bain de forêt », est né au Japon dans les années 80, mais les avantages pour la santé de cette activité consistant à passer du temps en forêt sont reconnus dans d’autres cultures. Cependant, seul le Japon a fait de cette pratique une pierre angulaire de sa politique de médecine préventive. C’est l’Agence des Forêts Japonaise qui a la première introduite le terme Shinrin-Yoku au début des années 80. L’idée était d’inciter les japonais à se promener en forêt et à éveiller les sens du corps aux nombreuses interactions que le milieu forestier offre. L’Agence reconnaissait cette pratique comme une véritable hygiène de vie, mais aucune étude scientifique sérieuse n’avait encore été publiée qui pouvait justifier le sentiment de calme et de bien-être ressentis par les personnes pratiquant le Shinrin-Yoku. Il faudra attendre le milieu des années 90 pour voir apparaître les premières études scientifiques sur les effets physiologiques de la pratique du Shinrin-Yoku. En 1995, Miyazaki et Motohashi ont été les premiers à mesurer les effets physiologiques de la pratique du Shinrin-Yoku. Plonger dans la nature, enlacer un arbre et respirer… ils ont observé que des sujets qui passaient 40 minutes en forêt le matin et l’après-midi voyaient une diminution de la tension, la dépression, l’anxiété, la fatigue et la confusion. De plus, leur taux de cortisol salivaire avait diminué par rapport aux conditions de laboratoire, ce fut la première fois que l’effet déstressant du Shinrin-Yoku était mesuré. D’autres études sont venues compléter les recherches par la suite : on peut citer la diminution du taux de glucose dans le sang chez 87 diabétiques ayant pratiqué des séances de Shinrin-Yoku sur une période de 6 ans ou une augmentation de l’activité des cellules tueuses naturelles et du taux d’immunoglobuline dans le sang de 20 étudiants ayant passé huit heures en forêt. Les effets psychologiques de la pratique du Shinrin-Yoku ont également été mesurés : un meilleur sentiment de vivacité et une baisse de l’hostilité et de l’état dépressif durant la journée de sortie en forêt comparée au jour de contrôle, c’est-à-dire sans sortie en forêt. On a tout à gagner à nous baigner en forêt et pas seulement au Japon !

Emma Watson, « La Belle » vegan

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Emma Watson, l’actrice anglaise révélée par Harry Potter et désormais connue pour son engagement pour les droits des femmes, notamment depuis son discours à l’ONU en 2014, est aussi très impliquée dans l’environnement. Déjà en 2010, la jeune comédienne présentait la marque écolo People In Tree à l’occasion de la Garden Party royale annuelle. L’année dernière, au MET Gala à New York, elle portait une robe Calvin Klein faites de bouteilles plastiques recyclées. Une prise de position qui réjouit de nombreuses marques qui se lancent aujourd’hui dans la mode éthique, qu’elle soit écolo ou même vegan. Aujourd’hui Emma Watson est bien décidée à mettre son statut de star internationale au service de l’écologie : à voir ses robes de créateurs en matières bio ou recyclées pour promouvoir la sortie de son dernier film La Belle et la Bête. Pour montrer l’envers du décor de sa tournée promotionnelle pour ce nouveau film, Emma Watson a lancé un nouveau compte Instagram intitulé « The Press Tour ». Les premiers posts de l’actrice ne donnent pas seulement à voir ce qui se passe derrière les caméras et les flashes des photographes, ils s’avèrent être engagés pour une mode plus écologique. Dans son premier post, publié le 19 février, l’ex-Hermione Granger pose dans un manteau Stella McCartney « première marque de luxe engagée à produire des vêtements sans utiliser de cuir, peaux, plumes ou fourrure » écrit-elle. Créée par la fille de Paul McCartney, cette marque est aussi « écolo-responsable » c’est-à-dire qu’elle utilise des matières durables comme du cachemire recyclé ou du coton bio. A Paris, face à la Tour Eiffel et après une série d’interviews et de conférences de presse, Emma Watson a posé vêtue d’une robe Louis Vuitton composée de polyester recyclé fait à partir de bouteilles en plastique : « cela permet d’économiser de l’énergie et de réduire les émissions de CO2 » a indiqué l’actrice. Dernièrement Emma Watson portait un pull de la marque suédoise Filippa K, conçu de manière responsable également, tout comme ses chaussures, de la marque Good Guys Don’t Wear Leather (littéralement « Les gens bien ne portent pas de cuir »). Ecolo et vegan donc, « La Belle »…

Amaboomi : 100 % recycled

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Amaboomi veut dire « Notre mère la terre » en tamoul, car c’est en Inde qu’est née cette belle idée d’Olivia et Xavier qui vivaient là-bas : concevoir des vêtements 100 % en fibres de plastique recyclé, et plus précisément en plastique issu du recyclage des bouteilles (polyéthylène téréphtalate), celui qui gît dans d’innombrables décharges ou étouffe le milieu marin. La fabrication des produits s’effectue en Asie (Taïwan, Chine et Hong-Kong) pour des raisons techniques et économiques que l’on connaît mais dans des conditons de travail respectueuses de l’être humain, et les vêtements sont teints dans le respect des réglementations REACH (absence de phtalates et autres substances toxiques) de façon à minimiser l’impact des teintures. Mais cette filière est en train de bouger en Europe et les autres produits (laine recyclée, coton recyclé) sont aujourd’hui produits au Portugal, et demain en France ! La marque pratique le 100 % c’est-à-dire qu’en plus des tissus, les cordons, les étiquettes, les sachets et cartons d’emballages, absolument tout est du recyclage. En comparaison avec une gamme en polyester classique, la fabrication de fil issu de bouteilles recyclées réduit la consommation d’énergie de 66 %, celle de l’eau de 50 % et les émissions de gaz à effet de serre de 34 %. Très engagé Amaboomi reverse 5 % de son chiffre d’affaires à des projets associatifs de protection de l’environnement et participe également au programme 1 % For The Planet. En outre, tous les vêtements sont totalement recyclables et recyclés. Cette année, la jeune marque lance une gamme en fibres recyclées de laine ou de coton… l’aventure ne fait que commencer…

Poulehouse, la retraite des poules pondeuses

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Offrir une douce et bien méritée retraite aux poules pondeuses qui nous ont si gentiment nourris plutôt que de les envoyer à l’abattoir!… voilà une idée qu’elle est belle ! Et ce sont des français (Fabien, Elodie et Sebastien) qui l’ont eue… Cocorico !! En principe, selon les règles de l’industrie mondiale de l’agroalimentaire, on ne laisse vivre les poules pondeuses que 18 mois, même dans les élevages en bio, car ensuite elles sont moins productives et donc moins rentables… Chaque année en France, c’est 100 millions de poules qui sont ainsi tuées, ce qui est aujourd’hui insupportable et totalement inadapté aux prises de conscience actuelles sur la souffrance animale. C’est pour éviter cela que ces jeunes gens ont inventé Poulehouse. La Maison des Poules est un refuge qui permet aux poules de continuer à vivre leur vie jusqu’à la fin dans le meilleur environnement de vie possible et sur toute la durée de leur vie. Poulehouse va vendre des œufs bio produits par des éleveurs qui se sont engagés à ne pas envoyer leurs poules à l’abattoir mais à la Maison des poules pour la retraite ! Un peu comme une sorte de label, on achètera bientôt les œufs de Poulehouse, certains ainsi que la poule qui les a pondus finira ses beaux jours tranquillement. Le système devrait être opérationnel dès ce printemps mais, pour se développer plus vite, Poulehouse vient de lancer une campagne de financement participatif sur Internet chez Kisskissbankbank. On a hâte !

Le Green Newspaper Japonais

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Au Japon, l’un des principaux quotidiens fleurit… quand on le plante ! On connaissait plutôt l’utilisation du papier journal pour faire partir les feux de cheminée… on connaît moins ses vertus pour le jardin ! Et pourtant… Au Japon, l’un des principaux quotidiens, le Mainichi Shinbun, est fabriqué à partir d’un astucieux mélange écolo qui se change en verdure lorsqu’on le met en terre. C’est un important journal au pays du soleil levant, car le quotidien tiré à plus de 5 millions d’exemplaires, et après plus de cent ans d’existence, le média a décidé de prendre un énorme virage en faveur de l’écologie en rendant sa version papier « plantable » comme une graine ! Créé en 1872, le Mainichi Shinbun, également propriétaire de la chaîne TBS, est bien connu des Japonais pour ses postures bien souvent favorables à l’environnement. Une green attitude qui se traduit désormais jusque dans la composition du canard. Fait d’un mélange de papier recyclé, de graines d’herbe, d’eau et de fines fleurs comme des coquelicots, des roses ou des marguerites, le journal se change en fleur une fois mis planté. Evidemment, il est préalablement nécessaire de l’émietter un peu et de l’enfouir sous une terre arrosée. Très justement baptisé Green Newspaper, le projet instauré depuis plusieurs années s’avère être un succès total. Une bien belle idée dans un pays où la consommation frénétique tend à laisser de plus en plus de place aux valeurs écologiques. On espère que les journaux français vont s’y mettre aussi ! C’est pour quand La Provence en version petites fleurs ?

De nouvelles planètes cousines de la Terre !

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La NASA vient de découvrir tout un cortège de planètes autour d’une petite étoile de type naine rouge nommée Trappist-1. Certaines d’entre elles ont la particularité d’avoir des caractéristiques proches de celles de la Terre… La découverte de l’agence spatiale américaine de nouvelles planètes en dehors de notre système est importante car le paysage des exo-planètes s’enrichit. Cependant il ne s’agit pour le moment que d’un nouveau pas dans l’étude du contenu de notre univers… Ces exo-planètes sont situées à une quarantaine d’années-lumière de notre soleil, certains parlent de « banlieue proche » mais pour l’homme la distance est inimaginable ! Il faut quarante années à la lumière pour accomplir le voyage. Elle se déplace à une vitesse d’environ 300 000 kilomètres par seconde. Un rapide calcul montre que ces prétendantes à offrir un habitacle potentiel à la vie telle que nous la connaissons se situent à environ 378 432 000 000 000 kilomètres !!! Leur soleil est une toute petite étoile de la famille des naines rouges capable de rayonner dans l’espace seulement 0, 05% de la luminosité de notre soleil. Elle porte le nom de Trappist-1 et se situe dans la constellation du Verseau. En mai 2016, cette étoile a fait parler d’elle puisque trois exo-planètes avaient été découvertes. Désormais le nombre total est porté à sept. Ces astres accomplissent leur révolution entre 1, 5 à 20 jours. L’annonce de la NASA parle d’exo-planètes de taille terrestre dans trois sont des candidates intéressantes pour l’existence de la vie. Il est évoqué des températures modérées et des densités faibles, une qualité appréciée car l’existence d’eau en abondance devient possible. Thomas Zurbuchen, administrateur adjoint de la Direction des missions scientifiques de la NASA, souligne que « cette découverte pourrait être une pièce importante dans la quête de trouver des environnements habitables, des lieux propices à la vie. La question : sommes-nous seuls ? est une priorité de la science. Le fait d’avoir trouvé autant de planètes dans la zone habitable est une avancée remarquable vers ce but »

Des lampes vivantes qui produisent de l’énergie !

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Une lampe « vivante » qui génère de l’énergie grâce à une algue : la spiruline ! La spiruline est un des organismes les plus anciens de la planète. Cette algue capte le carbone et rejette de l’oxygène. On peut aussi tirer d’elle de formidables compléments alimentaires et tout simplement de l’énergie. C’est ainsi qu’aux Etats-Unis deux artistes, l’architecte Jacob Douenias et le designer Ethan Frier, ont imaginé comment elle pourrait s’immiscer dans notre quotidien. Ils ont eu l’idée de mettre cette algue si particulière au cœur d’une installation dans un musée d’art contemporain de Pittsburg. L’algue devient une décoration, un générateur d’énergie à domicile ! Un salon, une chambre et une cuisine ont été reconstitués pour l’exposition Living Things. Étrange décoration, que l’on pourrait prendre pour des luminaires. Les algues se développent dans ce qui ressemble à de grandes amphores transparentes en verre soufflé, remplies d’eau. À l’intérieur, de la lumière permet aux algues de produire de l’énergie par biomasse. Il est certain qu’il faut toute une infrastructure pour obtenir de l’énergie : des câbles, des pompes, des évacuations… un dispositif bien trop contraignant pour l’imaginer dès demain dans nos appartements ! Mais l’exposition de ce duo artistique a quand même l’intérêt de souligner une ressource très prometteuse pour l’avenir.