Les Brèves locales

Vivre libre, dans la nature et connecté !

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Voici un nouveau couple dit de « digital nomades » : ils font le tour du monde dans un van aménagé et passent la plupart de leur temps en pleine nature, en travaillant à distance : ça fait rêver !! Norbert Juhász est un photographe hongrois, avec sa fiancée Dóra, ont fait le choix de quitter leur vie stressante de citadins, de rendre leur appartement de Budapest et de transformer un vieux van en une véritable maison mobile qui leur permet de voyager où ils veulent, tout en travaillant en free-lance. Comme Norbert est aussi architecte de formation, c’est lui qui s’est occupé de tout l’aménagement intérieur, en utilisant des matériaux simples et bon marché. L’appareil comporte de nombreuses ouvertures sur l’extérieur. Très sobre à l’extérieur, il est remarquablement bien agencé dedans, ce qui permet à la fois de vivre et de travailler tout en bougeant dans le monde entier ! Désormais, le couple mène une vie heureuse de nomades connectés : elle journaliste, lui photographe free-lance, ils sont libres de travailler à distance sur leurs projets respectifs tout en vivant sur la route ! Sur le toit, des panneaux solaires de 250W permettent d’alimenter l’habitacle en électricité, en chargeant une batterie auxiliaire. Le van est pourvu d’une installation électrique de 12V. Une seule table sert de plan de travail, de bureau, de table à manger… et aussi de cuisinière, lorsqu’on relève le clapet ! Le canapé peut être transformé facilement en lit comme dans n’importe quel studio en ville. Et de l’extérieur, le van passe complètement inaperçu. C’est petit, mais agencé de manière ingénieuse, il n’y a pas besoin de plus. Le couple a débuté ce road-trip depuis plusieurs mois déjà. À l’heure actuelle, ils se trouvent au Maroc, sans attaches… C’est peut-être pas pour toute la vie, mais pour un temps, c’est un rêve qui se réalise. Et c’est tout simplement possible !!

Panitex, du cuir d’ananas

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Allons-nous doucement mais sûrement vers la fin du cuir d’origine animale ? C’est bien possible à en croire toutes les alternatives récentes et les nouvelles marques qui cherchent et travaillent aujourd’hui sur des matières végétales… C’est le cas d’une entreprise philippine qui est la première à commercialiser le cuir d’ananas, réalisé à partir des fibres du fruit et de sa plante. Une nouvelle matière qui pourrait sauver de nombreuses espèces animales ! L’idée est venue de Carmen Hijosa, une designer espagnole qui a longtemps travaillé dans l’industrie du cuir animal avant de fonder Pinatex. C’est la première fois que la matière est commercialisée dans cette fabrication de cuir mais la fibre d’ananas servait déjà à fabriquer des accessoires féminins dans l’archipel océanique au XVIème siècle : un artisanat dont s’est forcément inspiré Carmen pour créer le piñatex ! C’est également avec cette matière que l’on créait le Barong Tagalog, un vêtement porté par les hommes philippins lors de cérémonies. « Nous sommes une alternative au cuir et aux produits textiles à base de pétrole, nous sommes éco-durables, et nous avons une solide base sociologique et écologique, et comme c’est un sous-produit de la culture de l’ananas, le Piñatex n’a pas besoin de terres supplémentaires » affirme la jeune designer auprès de The Guardian. Donc pas de risque de déforestation pour sa production… Pour faire un mètre carré de textile, il faut 480 feuilles, soit environ 16 ananas. À travers Ananas Anam, une autre entreprise possédée par Carmen, 1 000 mètres carrés de Piñatex devraient être vendus chaque année d’ici 2018. La créatrice s’est déjà associée avec quelques marques de vêtements et d’accessoires comme Puma ou Camper et avait présenté plusieurs objets en fibre de feuilles d’ananas (chaussures, sacs et chapeaux) au Royal College of Art de Londres en décembre 2014. Il ne reste plus que le marché s’adapte à ses matériaux durables pour implanter le cuir d’ananas comme la nouvelle norme textile sur le plan mondial afin de progressivement arrêter la production du cuir animal… et sauver de nombreuses vies. On a hâte !!

Maisonnettes de retraite en mode « tipi » au Japon

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Le Japon est décidément très créatif et avant-gardiste en matière d’architecture ! Un exemple avec Jikka, un habitat japonais aux formes de tipi indien mais avec tout le confort moderne, étudié pour accueillir et faciliter la vie des personnes âgées. Imaginé par l’architecte japonais Issei Suma, l’habitat propose le parfait équilibre entre le minimalisme propre à la culture nippone et le grandiose des possibilités architecturales modernes. Ces habitations étranges en forme de tipis sont cachées en plein milieu de la forêt (parce que « pour vivre heureux vivons caché » !) et proposent des infrastructures adaptées aux personnes du troisième âge d’une petite communauté de la préfecture de Shizuoka, bordée par le Mont Fuji. Contrairement aux apparences, les cinq sections sont strictement carrées au sol. Seule la toiture spiralée, assez proche d’un éco-dôme, se rapproche du style des tentes tipis indiennes. La cuisine et la salle à manger, au centre de la structure, sont partagées entre les habitants de la Jikka. Au total, l’habitat est étudié pour que quatre personnes puissent y vivre avec ses deux salles de bains et ses deux chambres. Aujourd’hui, deux femmes retraitées, soutenues par deux personnels de soins, occupent les lieux pour un repos paisible et surtout confortable, la structure complète offrant un espace de 100 m2 en pleine nature, et cela pour une bouchée de pain comparé aux prix en ville. Les bains chauds gardent un rôle très important au Japon, et les personnes âgées aiment particulièrement en bénéficier pour des questions sanitaires et de bien-être. Le seiketsu (propreté) étant une notion essentielle dans la vie des japonais, la salle de bain joue ici un rôle central dans l’habitat. Bénéficiant d’un large espace, la baignoire en forme de spirale est entièrement intégrée dans le sol du bâtiment. L’architecte explique en toute simplicité que son habitat alternatif n’est que la jonction de cinq petites huttes carrées formant ensemble un complexe miniature. Si de l’extérieur, c’est la chaleur du bois qui définit l’habitat, la structure intérieure est beaucoup plus minimaliste et monochrome, entre murs en béton, grandes baies vitrées et poutres porteuses en bois. L’architecte tokyote ne donne cependant pas plus de détails sur le caractère écologique de la construction… on l’espère toutefois au moins éco-responsable au regard des lieux magiques qui l’encadrent ! De quoi avoir envie de prendre tout de suite sa retraite…

La route de demain : préfabriquée en plastique recyclé

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La route de demain sera faite de plastique recyclé issu du nettoyage des océans ! C’est ce que prédit la société néerlandaise VolkerWessels, qui vient de rendre publique sa technologie « PlasticRoad ». L’entreprise affirme que ses routes de plastique recyclé se construiraient et s’entretiendraient bien plus rapidement que les routes d’aujourd’hui. Les travaux routiers seraient plus courts, ils se mesureraient en semaines, pas en mois, grâce à la préfabrication en usine de segments modulaires et leur installation sur un simple lit de sable. Ils seraient aussi moins fréquents car les routes de plastique dureront trois fois plus longtemps que nos voies asphaltées d’aujourd’hui, et ce, avec un entretien minime, affirme la compagnie. « L’idée est de mouler les segments pour qu’ils s’imbriquent les uns dans les autres. La largeur idéale est d’environ 3, 5 m soit la largeur d’une voie routière », a indiqué Simon Jorritsma, conseiller développements nouveaux et techniques spéciales chez InfraLinq, la filiale asphalte de VolkerWessels. « On pourrait aussi faire des pistes cyclables » a-t-il ajouté. Autre avantage, le concept PlasticRoad prévoit un espace creux toujours accessible où on pourrait faire passer le câble, les fils électriques alimentant les lampadaires et les feux de circulation, l’aqueduc, les tuyaux d’égout et d’eau de pluie et, un jour, l’infrastructure électronique permettant la conduite autonome des voitures de demain ! « Notre intention est d’utiliser seulement du plastique recyclé sans adjuvant d’hydrocarbures » a indiqué M. Jorritsma qui fait remarquer que 55 % du plastique produit dans le monde est brûlé dans des incinérateurs : « c’est du gaspillage d’incinérer le plastique si on peut le réutiliser et lui donner un usage nouveau de haute qualité pour faire des routes ». Et dans une région comme le Québec, avec ses températures extrêmes, une route de plastique tiendrait-elle le coup ? Assurément : la structure routière PlasticRoad n’est pas affectée par la température ni la corrosion ; elle résiste facilement à des températures allant de – 40 à 80 degrés Celsius. En ce qui concerne le prix, à ce stade on n’en sait encore trop rien… mais la ville de Rotterdam aux Pays-Bas a déjà signalé son intérêt à faire un projet-pilote sur ses rues urbaines. Et il paraît que plusieurs villes sont intéressées à participer à des projets-pilotes dans plusieurs pays du monde.

Jérôme Maillot, viticulteur nature et rêveur

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Jérôme Maillot est né à Aix-en-Provence. Dès son plus jeune âge, son père et son grand-père l’initient au travail de vigneron ce qui éveille en lui une véritable vocation. Après un Diplôme d’ingénieur en Agriculture et plusieurs années de travail comme aide caviste ou régisseur dans des domaines viticoles, en 2014 Jérôme reprend le domaine familial (un vignoble de 6 hectares au pied de la Sainte-Victoire) avec l’objectif de faire son propre vin en bio et biodynamie qui s’appellera : Le Temps des Rêveurs ! Car le temps est important pour le nouveau vigneron qui a choisi une viticulture douce qui favorise la biodiversité et la santé des vignes, celle qui prend du temps… Ainsi afin de préserver un terroir vivant et authentique, il renoue avec deux pratiques anciennes : la première est celle du greffage en place (ou greffage au champ) qui permet au vigneron de définir lui-même sa date de greffage en fonction du développement de la vigne, technique qui a disparu au profit du greffage sur table pour plus de rentabilité économique, et la seconde est celle de la sélection massale (au lieu de la sélection clonale appliquée généralement de nos jours) qui est plus pointue, plus longue et donc plus chère mais permet une bien meilleure diversité au niveau des cépages, des individus au sein d’un même cépage ou encore de l’âge des vignes. Pour Jérôme, c’est une motivation première que de conserver le patrimoine génétique des cépages français, fruit d’années de sélection et privilégier la diversité lors de l’installation d’un vignoble, c’est aussi indirectement favoriser sa longévité et sa biodiversité. Jérôme oriente décidément son vignoble familial vers une agriculture biologique et biodynamique à l’écoute de son environnement en observant le sol, la faune, la flore et bien sûr le comportement des vignes, et pour cela il utilise des savoir-faire précieux à la fois anciens et actuels. Son objectif est de produire un vin naturel, imaginé à partir d’un terroir vivant et atypique, respectueux de la santé de ses amateurs, et de faire en même temps partager un peu de ses utopies de paysan !! Cet art et ces techniques ont permis aux vignes d’autrefois d’être plus résistantes et durables que ne le sont les vignes aujourd’hui. Des pratiques rares, rigoureuses et onéreuses qui, de surcroît, ne sont pas éligibles aux aides européennes ! C’est pourquoi pour relever ce défi notre paysan responsable fait appel jusqu’au 30 avril 2017 au financement participatif sur Bluebees : https://bluebees.fr/fr/project/316-le-temps-des-reveurs

Anna Breytenbach communique avec les animaux

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Anna Breytenbach est née et a grandi dans la ville du Cap en Afrique du Sud où elle a reçu une éducation très ordinaire sans contact spécial avec les animaux. Après le lycée, elle a poursuivi des études de psychologie, marketing et économie à l’université du Cap et a débuté dans le monde du travail avec une brillante carrière durant 12 ans dans la technologie des ressources humaines et de l’information, ce qui lui a permis de voyager en Australie et aux USA. Mais depuis 2004 Anna pratique comme communicateur animal professionnel ! L’aventure a commencé alors qu’elle était âgée d’une vingtaine d’années lorsqu’elle décide de vivre sa passion pour la vie sauvage (les grands fauves en particulier) en devenant soigneur de guépards et pour cela elle fait du bénévolat chaque week-end pour un projet de sauvegarde. Quand elle déménage en Amérique, elle étend cette occupation à la sauvegarde du loup et autres prédateurs. Observer ces animaux essentiellement sauvages et les approcher l’a probablement ouverte à l’empathie. Mais les « expériences psychiques », comme on les appelle, ont démarré alors qu’elle faisait une formation de pistage dans une école près de Seattle. Ayant été élevée en Afrique, elle ne connaissait que très peu les espèces nord-américaines et ne pouvait donc analyser ou interpréter visuellement les empreintes qu’elle repérait… C’est alors qu’elle commence à fermer les yeux pour « sentir » l’énergie de la piste – ce qui lui permet d’obtenir une brève image mentale ou d’autres perceptions sur le type d’animal qui avait laissé les empreintes. Au début elle pensait « dérailler » mais petit à petit ces intuitions soudaines allaient se prouver exactes. Elle se lance alors dans des recherches sur le phénomène de la communication inter-espèces et étudie ce domaine dans un institut animalier aux USA, en faisant des études de cas et en suivant divers cours de niveau supérieur. Depuis elle n’a fait que développer ce don et pratique partout dans le monde… Une sorte de télépathie avec les animaux : « En se connectant avec notre intuition, nous pouvons nous engager dans un dialogue constructif et entendre les messages subtils de ceux dont nous partageons l’espace dans notre vie et notre environnement naturel » explique-t-elle.

Puisse-t-elle avec ses pouvoirs magiques nous aider à respecter et aimer davantage le monde animal !!

Les origamis engagés de Mademoiselle Maurice

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Mademoiselle Maurice, savoyarde de 29 ans installée à Marseille, poétise les rues avec ses origamis multicolores qui illuminent la grisaille des murs de nos villes… Après des études d’architecture, elle a toujours su qu’elle serait « artiste » sans savoir exactement comment… Mais après quelques années de recherches et d’hésitations, c’est le 11 mars 2011 et la catastrophe de Fukushima qui a agi comme un déclencheur sur la jeune femme. Il faut dire qu’elle vivait à Tokyo lors du séisme et elle était toujours dans la région lors de l’explosion de la centrale nucléaire : « Je voulais crier haut et fort mon NON au nucléaire, et un grand OUI à la préservation de la nature, à la paix et au vivre ensemble » confie-t-elle. Particulièrement inspirée par le street-art de Banksy (lui même très engagé dans la protection de l’environnement), Marie Saudin de son vrai nom, oublie la bombe et opte pour le collage et « l’affichisme ». Très vite elle a l’idée des fleurs ou des papillons en papier, symbole de l’éphémère et de la beauté s’il en est, et elle se lance dans le pliage, des origamis comme des cocottes en papier de toutes les couleurs aussi poétiques que militantes, et c’est immédiatement le succès ! On voit ses créations partout : des favelas du Brésil, en passant par Hong-Kong, Paris, la Bretagne ou une petite ville au-delà du cercle Antarctique… l’artiste tient particulièrement à ce que ses ouvres ne génèrent aucuns déchets et se préoccupe toujours du devenir de ses pièces. Après quelques heures ou quelques jours d’exposition tout au plus, ça dépend de la météo, elle récupère elle-même les petits papiers pour les recycler… ça mérite bien un gros SMILE ☺

Les dauphins, médecins de l’homme

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La « delphinothérapie » se développe depuis les années 70. Initiée par le docteur Betsy Smith qui voit son frère handicapé progresser au contact des mammifères marins, elle est développée par le docteur David Nathanson auprès d’enfants souffrant de trisomie 21. Depuis, les propositions thérapeutiques se sont diversifiées et des recherches sont menées partout dans le monde. Ainsi des centres spécialisés permettant une prise de vacances et des soins, à la manière des centres de thermalisme se sont ouverts dans plusieurs pays. Aux effets classiques prêtés à toutes les zoothérapies, certains prêtent aux dauphins la capacité de détecter certaines pathologies avec leur « sonar », voire de les guérir à la manière dont les chirurgiens suppriment les calculs grâce à l’émission d’ultra-sons. Un projet « Auti-Dauphin » mené par Véronique Servais a tenté de montrer les effets bénéfiques des dauphins sur l’apprentissage chez des enfants autistes. Il s’agissait de diviser les enfants en deux groupes : les uns étudiant au bord des bassins des dauphins et les autres dans une salle de classe. Les enfants ont alors très vite montré un intérêt très particulier aux mammifères marins : long contact visuel, caresse… Au bout de 17 mois, les élèves du groupe des dauphins ont tous obtenu des scores plus élevés au test que les autres enfants. En 1994, Olivia de Bergerac a fondé la société des dauphins « The Dolphin Society). Elle met en évidence combien la rencontre avec les cétacés plonge les humains dans un état appelé « dolphin within » (le dauphin intérieur). Mesures cérébrales et cardiaques à l’appui, cet état peut être associée à une méditation profonde. Olivia suggère ainsi que la puissance de nos amis des mers est de nous reconnecter, en accéléré, aux dimensions essentielles de l’être. Une expérience même d’ordre « spirituel »… Lors des sorties avec les dauphins l’équipe a recours à des outils psychothérapeutiques ainsi qu’à des mesures cérébrales par encéphalogramme et à une surveillance cardiaque. Un des effets principaux du contact avec ces animaux serait une sorte de diffusion de leur état de joie bienveillante avec des répercussions telles que : émergence de souvenirs oubliés et régulation psychique, assainissement du corps, redécouverte de l’état amoureux et relance de la créativité, amélioration de la relation à soi et au monde, prises de conscience majeures et changement de vie… On plonge.

Sion : la voiture électrique et solaire

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Sono Motors est le projet un peu fou de trois amis qui ont fondé une start-up à Munich et décidé de concevoir, produire et commercialiser une voiture solaire. Après avoir levé 200 000 euros sur un site de financement participatif (Indiegogo) et construit un premier prototype baptisé Sion, la société s’apprête à finaliser le développement de son véhicule. La voiture électrique alimentée en énergie photovoltaïque a décidément le vent en poupe : après la récente annonce faite par Tesla Motors au sujet d’un nouveau produit réunissant la production d’électricité verte et son stockage, voici le modèle Sion couvert de panneaux solaires. Monospace électrique, la Sion est dotée de 6 vraies places et son équipement photovoltaïque permet, selon ses concepteurs, de récupérer quotidiennement jusqu’à 30 km d’autonomie. Le véhicule électrique peut également faire le plein d’énergie de manière conventionnelle sur une prise de courant domestique ou, en 30 minutes, sur une borne de recharge rapide (43 kW AC) déjà utilisées par la citadine Renault ZOE. La Sion sera déclinée en deux versions (Urban et Extender) intégrant respectivement une batterie Lithium-Ion de 14,4 kWh et 30 kWh. Une capacité offrant une autonomie théorique de 120 à 250 km. En attendant des précisions techniques et les premiers essais courant 2017, la Sion peut déjà être précommandée (2 000 euros avec 5 % de rabais sur le prix public). Commercialisation attendue en 2018 à partir de 12 000 euros !!

La forêt de Harvard : l’écologie de demain

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La forêt de Harvard est pionnière high-tech de l’écologie du futur !! En effet les écologues de l’Université de Harvard ont pour tradition d’analyser et collecter des données sur une large échelle temporelle. Des informations qui permettraient de prédire l’écologie de demain… Ainsi la forêt abrite des tours d’acier contenant des bases de données écologiques : « Dans un sens, on peut considérer cette forêt comme un laboratoire de pointe de 1 600 hectares, où travaille une quarantaine d’équipes », explique David Foster, botaniste écologue et directeur de la Harvard Forest. Située près de Petersham, à 100 kilomètres à l’ouest de Boston, la forêt a été acquise par l’Université de Harvard en 1907. A l’époque elle était totalement sauvage… Aujourd’hui ce n’est plus du tout le cas : derrière un chêne centenaire surgit une tour en acier de 30 mètres hérissée d’un stupéfiant empilement de câbles, caméras et capteurs qui contiennent la plus longue série continentale de mesures continues de dioxyde de carbone au monde, puisqu’elle remonte à 1991. Il y a aussi de plus en plus de matériel optique dont des capteurs hyperspectraux et des caméras thermiques ou infrarouges. Sur l’ensemble de la forêt, outre quatre autres tours, sont disséminées des dizaines de parcelles, piquetées de fanions et rubans, truffées de milliers d’instruments, qui chaque jour amassent des millions de données. Du débit des ruisseaux au poids de la couche neigeuse, en passant par le taux de respiration des microbes du sol ou le débit de la sève dans les arbres, tout y passe. La majorité des données sont publiées en temps réel, grâce à un stupéfiant réseau hybride (radio et wifi) de collecte de l’information. Le but de tout ça : comprendre à quoi ressemblera ce territoire dans 50 ans et au-delà… David rêve de donner à l’écologie les capacités prédictives de la météorologie ! Pour savoir si demain le changement climatique entraînera une libération de CO2 de la part des sols forestiers, ajoutant du réchauffement au réchauffement, il faut beaucoup de temps et c’est la grande force de ces études écologiques : les résultats ont d’abord augmenté puis baissé, pour se stabiliser avant de recommencer à monter… Donc ne pas se hâter à tirer des conclusions : en écologie, il faut de la durée !