Les Brèves locales

Une chenille qui se régale du plastique !

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Une chercheuse espagnole, Federica Bertocchini, du Centre Espagnol de la Recherche Nationale, a découvert une larve capable de dévorer le polyéthylène, l’une des matières plastiques les plus résistantes et utilisées dans de nombreux emballages ! Il s’agit de la larve de la fausse teigne de la cire (galleria mellonella) : un papillon très répandu. Cette larve, élevée commercialement pour servir d’appât pour la pêche est à l’état sauvage un parasite des ruches qui se niche dans la cire d’abeilles, partout en Europe. C’est comme ça que la scientifique qui est également apicultrice amateur a observé que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire des ruches, infectée par le parasite, étaient rapidement criblés de trous. D’autres observations ont été faites au Royaume-Uni avec un sac de supermarché soumis à une centaine de ces larves, lequel a été rapidement endommagé. Des trous apparaissent après seulement quarante minutes et au bout de douze heures la masse de plastique du sac était réduit de 92 milligrammes, ce qui est, selon les chercheurs considérable ! Ils soulignent que ce taux de dégradation est extrêmement rapide comparativement à d’autres découvertes récentes telle que celle d’une bactérie, l’an dernier, qui peut également dégrader certains plastiques mais au rythme de 0, 13 milligrammes par jour seulement… Ces chercheurs anglais pensent que la larve de la fausse teigne de la cire n’ingère pas seulement le plastique mais qu’elle le transforme ou le brise chimiquement avec une substance produite par ses glandes salivaires. Aussi la prochaine étape sera de tenter d’identifier le processus moléculaire et de déterminer comment isoler l’enzyme responsable. On n’arrête pas le progrès !! Avec plus de 100 millions de tonnes de déchets en plastique estimés en mer, ce sont les océans et leurs habitants qui vont être contents ☺

Et Denise Vuillon créa les AMAP…

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Quelle idée géniale !! Denise et Daniel Vuillon, couple de maraîchers installé depuis 1984 dans la ferme Les Olivades dans le Var près de Toulon, est à l’origine des fameux paniers AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne). Au début des années 2000, alors qu’ils étaient passés en Agriculture Bio, ils découvrent par hasard lors d’un voyage aux Etats-Unis le modèle CSA (Community Supported Agriculture). Denise s’en inspire pour créer dès son retour son association AMAP pour que les consommateurs s’engagent à payer le producteur à l’année, lequel, en échange leurs fournis des paniers de fruits et légumes hebdomadaires non choisis mais donc tout frais, de saison et locaux ! Ce système va sauver leur propre ferme : pendant que lui s’occupe de la biodiversité, des cultures et de l’équilibre économique, Denise se consacre à l’association et aux aspects administratifs, sociaux et conviviaux de la ferme – notamment en offrant avec ses paniers ses délicieuses recettes de grand-mères !! Et on est bien content en tant que consommateur d’avoir des recettes de cuisine avec son panier surtout qu’on se retrouve parfois avec des légumes qu’on ne connaît pas… nous avons tellement pris l’habitude avec l’agriculture « industrielle » de manger toujours les mêmes légumes et à toutes les saisons… Grâce aux AMAP on a pu recommencer à manger local, de saison, et surtout « avec du goût » grâce au travail et au savoir-faire des agriculteurs. Le système va sauver aussi beaucoup d’autres paysans français : le réseau des AMAP s’est développé partout en France comme des petits pains : il y en a plus de 2 000 aujourd’hui ce qui fait 250 000 amapiens et amapiennes ☺ Chapeau l’artiste !

Les pollutoys de Sea Shepherd

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Chaque année 1 million d’animaux marins meurent à cause de la pollution créée par les sacs plastique… L’Association Sea Shepherd dirigée d’une main de maître par le célèbre capitaine Paul Watson, notre pirate préféré, vient de lancer une série de peluches : les pollutoys ! Encore une opération coup de poing du gardien des mers qu’on adore ! C’est le travail de la créatrice Andrea Vida : huit animaux marins tous empêtrés dans du plastique, leurs estomacs sont plein de déchets : bouteilles, canettes et sacs en plastique font partie intégrante des peluches auxquelles on est sensé faire des gâtés… Dès qu’on leur ouvre le ventre avec un zip : toutes les saletés sortent… un peu comme dans la réalité (hélas). Voilà une action de communication et de sensibilisation auprès des enfants (mais aussi de leurs parents du coup) très intéressante : on arrête de montrer la beauté des animaux marins aux petits comme si de rien n’était… on les alerte, on les avertit pour qu’ils deviennent des adultes responsables et respectueux des océans et de la planète. Ces peluches ne sont pas à vendre pour l’instant, elles sont disponibles uniquement pour les écoles et centres éducatifs et les premiers témoignages sont édifiants : les enfants les adore ! Bien sûr ça les touche, ça les interroge et ils en rentrant ils en parlent à la maison… Par contre il est toujours possible de télécharger les livrets Pollutoys sur le site de Sea Shepherd et de faire un don…

Freedôms : les maisons écolos en auto-construction

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Ils sont deux Marseillais à l’initiative de la guilde Freedôms : Lora Chauvet et Neil Gougam. Formé en Californie au Cal-Earth Institute for Earth Art and Architecture, le couple a décidé de promouvoir et de développer la technique de construction en Superadobe et de former un maximum de personnes à l’auto-construction afin d’apporter une solution simple et durable à la crise du logement. Il faut dire que les maisons mises au point par l’architecte américain d’origine iranienne, Nader Khalili, sont à la fois solides, économiques et écologiques. Lora et Neil tiennent beaucoup à l’appellation de « guilde » pour la notion de compagnonnage et de corps de métiers qu’elle véhicule : cela signifie qu’un ensemble de personnes aux compétences complémentaires se retrouvent autour d’un même projet dans une dynamique de mutualisation… Car chez Freedôms on croit au partage des connaissances et des savoir-faire entre bâtisseurs à travers le monde ! La technique Superadobe est révolutionnaire mais loin d’être récente puisque les hommes ont toujours construit avec de la terre… Sur le principe, il s’agit de prendre des sacs (recyclés !) qu’on remplit de terre et que l’on pose en cercle les uns par-dessus les autres. « Même si construire un dôme peut être intéressant, car c’est la structure la plus résistante, la forme en igloo n’est pas obligatoire, précise Lora, il est possible d’avoir des murs droits pour accrocher des tableaux ! ». Ensuite, on tasse la terre puis on met un rang de fil barbelé entre les sacs, ce qui donne la tension et rend le sac solidaire des autres. On peut ensuite retirer le sac car ils servent uniquement de coffrage. On applique enfin un enduit de terre. La maison devient alors un vrai bunker, presque indestructible. On peut faire ça en un jour pour un petit abri et à peine plus long pour une vraie maison… car tout le monde peut construire : hommes, femmes, enfants et même personnes âgées ! Après on adapte la maison au lieu et au climat mais ce sont des maisons passives : pas besoin de chauffer en hiver ni de refroidir en été !! Un logement de 80 m2 est estimé à 10 000 euros avec tout le confort : eau, électricité, fenêtres, double-vitrage… et en plus c’est super beau ?! Il ne nous reste plus qu’à nous inscrire à une formation avec Freedôms !!

www.ecofreedoms.com

Le Tour de France de l’Agro-écologie

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Le Fermes d’Avenir Tour 2017 (dit aussi « FAT ») a démarré !! Il s’agit du tout premier Tour de France de l’Agro-écologie et de la permaculture soutenu par Nicolas Hulot et initié par Maxime de Rostolan, le fondateur de l’Association Fermes d’Avenir. Le Tour de France est parti le 15 juin et jusqu’au 15 septembre pour 30 étapes de trois jours et pour 3 mois de Festival itinérant… Partage d’expériences, débats, visites, formations et fêtes citoyennes débarqueront dans les villes, les campagnes, les villages et les fermes. Le FAT est la 1ère édition d’une caravane, principalement cycliste, sur les routes de la France agricole des terroirs, avec chapiteaux, happenings, scènes et sounds systems pour porter loin, envoyer du lourd et s’inspirer durablement, collectivement, pour notre bien et celui des générations futures !! Dans un cadre optimiste et festif, les différentes étapes du Fermes d’Avenir Tour offriront au grand public un cycle de formations aux métiers de la terre, des projections de documentaires, des concerts de groupes engagés, des conférences-débats, des visites de fermes, des soirées à thèmes, des happening créatifs… Des personnalités interviendront au gré des conférences (Pierre Rabhi, Marc Dufumier, Cyril Dion…). Côté concerts, la Chanson du Dimanche, PANG et de nombreux groupes et DJ’s locaux contribueront à faire de ce tour un événement imprégné d’intelligence collective et de convivialité. Grâce à un village équipé pour accueillir jusqu’à 500 personnes, les curieux, les personnes férues d’agriculture ou en quête de reconversion professionnelle, les familles ou les simples vacanciers seront tous bienvenus sur ce lieu de découvertes et de partage. Sur l’ensemble du festival 15 000 personnes sont attendues ! Aujourd’hui le modèle dominant de l’agriculture industrielle est chimique est responsable, on le sait, de nombreux impacts négatifs sur notre vie et notre société et l’agro-écologie apparaît clairement comme la solution, la plus solide, la plus durable, pour assurer une alimentation de qualité à tout le monde, des conditions de travail et de vie acceptables pour les agriculteurs et un avenir respectueux des écosystèmes et de notre belle planète !! Le nouveau monde est en marche et même en course avec le Tour de France des Fermes d’Avenir.

L’embargo qui a fait Cuba tout BIO !

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Ah le temps béni où on n’aura plus besoin de label BIO !! L’embargo des Etats-Unis en 1962 suivi de la chute de l’URSS en 1991 a fait du bien à Cuba ! Totalement isolée et interdite de tous matériels agricoles, engrais chimiques et autres pesticides, l’île s’est lancée dans l’agriculture biologique… elle n’avait pas d’autre choix. Ayant perdu ses marchés juteux (celui du sucre notamment dont elle exportait 85 %), le pays tombe d’abord dans le chaos et rapidement les habitants souffrent de faim et malnutrition… alors pour survivre elle se jette dans la production de fruits et légumes. Des milliers de jardins fleurissent partout, sur des petits lopins de terre, des terrasses, entre les maisons, au milieu de terrains vagues… La nature est généreuse à Cuba, la terre fertile et le climat favorable ! Dans la foulée, le gouvernement entame une transition forcée : produire de la nourriture devient une question de sécurité nationale. A partir des années 1990, l’accent est mis sur la production locale, à partir de ressources locales et pour la consommation locale. L’État distribue des terrains à qui veut les cultiver et développe une agriculture vivrière et biologique de proximité : sans pétrole pour faire fonctionner les tracteurs, on recourt à la traction animale et sans engrais chimiques ni pesticides, on redécouvre le compost, les insecticides naturels et la lutte biologique. Et voilà que 20 ans après Cuba a réalisé ce qu’on aimerait voir partout dans le monde : une agriculture raisonnée, biologique et naturelle mise en place par un travail partagé et intelligent des hommes et des femmes. Même pas besoin de label, tout est bio à Cuba, fruits, légumes et miels ! Une reconversion spontanée et improvisée qui a généré des emplois, protéger l’environnement de cette île magnifique et amélioré la sécurité alimentaire des habitants. Aujourd’hui tout le monde est branché agro-écologie et permaculture à Cuba : le bonheur !! Alors attention maintenant que l’embargo est levé, à ne pas tomber les filets des grandes multinationales… On résiste avec Cuba 🙂

Un antibiotique aux huiles essentielles

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Un chercheur en pharmacologie marocain, Adnane Remmal, a mis au point un antibiotique aux huiles essentielles ! Ces dernières années, c’est vrai que le monde scientifique s’inquiète de la résistance aux antibiotiques, sans parler de leurs effets secondaires très néfastes pour la santé !! Le scientifique qui a dédié toute sa carrière à la lutte contre l’antibiorésistance, a été récompensé jeudi 15 juin dernier à Venise du Prix européen de l’inventeur 2017 à l’office européen des brevets. Inspiré par les senteurs de sa ville natale au Maroc, il a eu une brillante idée : celle d’utiliser les principes actifs des huiles essentielles pour lutter contre les bactéries. Au même titre que les épices, les plantes aromatiques sont utilisées dans la culture marocaine et leurs principes actifs sont des armes pour lutter contre les bactéries et les parasites. Mais pour soigner les patients, difficile de les utiliser seules sans effets secondaires indésirables… Aussi le Docteur Remmal a décidé d‘associer les huiles essentielles aux antibiotiques pour bénéficier de leur synergie. En plus de lutter contre la résistance aux antibiotiques, les principes actifs des huiles essentielles détruisent efficacement les bactéries ! C’est le cas du Carvacrol, une molécule antibactérienne présente dans le thym, la marjolaine et l’origan. Et le chercheur s’intéresse aussi à un autre principe actif extrait de l’eucalyptus. Les laboratoires ont du souci à se faire… et ils s’en font !! L’homme est, paraît-il très « surveillé » par les labos… il faut dire qu’à termes, les principes actifs des huiles essentielles pourraient bien remplacer les médicaments traditionnels. Vivement !

Une première ville-forêt en Chine !

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Incroyable… mais vrai ☺ Un projet inédit a démarré dans la province chinoise du Guangxi, au sud de la Chine. Dans la préfecture de Liuzhou, la première « ville-forêt » du monde est en cours de construction pour lutter contre la pollution ! Designée par le cabinet d’architecte italien Stefano Boeri Architetti qui développe des projets de même type un peu partout dans le monde avec des immeubles forêts que l’on trouve déjà à Milan ou en Suisse, cette ville-forêt futuriste accueillera une communauté d’environ 30 000 personnes et devrait être inaugurée en 2020, c’est-à-dire demain !! Couverte de verdure, la construction abritera près d’un million de plantes de plus de 100 espèces différentes, ainsi que 40 000 arbres. Ils absorberont ensemble chaque année près de 10 000 tonnes de dioxyde de carbone et 57 tonnes d’agents polluants, tandis qu’ils produiront 900 tonnes d’oxygène. La ville-forêt aidera par conséquent à faire baisser la température moyenne de l’air, à améliorer considérablement la qualité de l’air local. En plus de générer des espaces d’habitation, la zone créera aussi des écrans acoustiques naturels et améliorera ainsi la biodiversité dans la région. En tant que centre industriel de la province du Guangxi, la qualité de l’air actuelle à Liuzhou est préoccupante, c’est ce qui a largement motivé les autorités pour lancer ce projet un peu fou ! La ville-forêt de Liuzhou sera également auto-suffisante et alimentée grâce aux énergies renouvelables telles que l’énergie solaire et géothermique. La ville « ultra connectée » inclura des zones commerciales, des quartiers résidentiels, des espaces récréatifs, un hôpital et deux écoles. Elle sera reliée à la ville de Liuzhou par une ligne ferroviaire électrique ouverte aux voitures électriques… Le monde de demain est en marche on vous dit !!

DUNIAMÂ et les Jardins de Femmes

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DUNIAMÂ signifie TERREMÈRE en langue Swahili… Il s’agit d’une association fondée par deux femmes, Isis Noor Yalagi et Fatime K. Faye au Sénégal en Casamance dans le village de Kolomba, et qui a pour but de sensibiliser, de former, d’éduquer les populations, et notamment les femmes, à l’agro-écologie et à la permaculture en Afrique de l’Ouest. Isis, que nous avons eu le bonheur de rencontrer récemment à Paris lors d’un Forum sur les Eco-villages, œuvre depuis longtemps à la défense et la diffusion des pratiques d’agro-écologie et de permaculture en Afrique. Elle est à l’origine de la venue au Bénin de Pierre Rabhi (qu’on ne présente plus chez Marseille Vert puisqu’il est notre maître !) et elle est membre fondateur de la Fédération Agro-Ecologie du Benin (FAEB). Dans sa quête à la compréhension de l’agro-écologie, Isis a séjourné durant un mois dans la ferme de Vandhana Shiva en Inde et trois mois dans une ferme agro-écologique à Auroville : bref, autant dire qu’elle a fréquenté les bonnes écoles ! DUNIAMÂ a l’ambition de faire face au défi alimentaire et écologique qui frappe l’Afrique actuellement : famines, sécheresses, guerres, déforestations, la liste est longue hélas… Parce que nous savons que les techniques agricoles de l’exploitation intensive en Afrique ont tout dévasté et continuent de tout dévaster… Pour Isis, l’agro-écologie et la permaculture devraient permettre de répondre localement et efficacement aux besoins de nourriture équilibrés des populations africaines en sauvegardant et en maintenant le lien entre la terre, les Hommes et l’environnement. Pour réussir ce grand projet il faut maintenir les jeunes au village, impliquer les hommes et surtout aider les femmes ! Car les femmes sont le pilier incontournable pour que les africains reprennent la possession et la jouissance de leurs terres : bien des actions reposent sur elles !! Depuis l’aube de l’humanité, les femmes ont pris soin de la terre et s’en sont occupé, puisque donnant la vie, elles ont à la maintenir en nourrissant et soignant les enfants, et en puisant au sein de « Mère Nature » ce qui est nécessaire. Ce sont elles, détentrices des semences nourricières, qui sont à même d’intégrer rapidement les fondements et les valeurs de l’agro-écologie, de la permaculture et de les appliquer. C’est le rôle du programme « Jardins de Femmes » mis en place par DUNIAMÂ : « Les africains n’ont cessé d’obtenir des moyens financiers qui n’ont pas changé grand chose à leur devenir, tandis que les inscrire dans une démarche permacole, c’est entrer dans une dimension de fond qui touche tant à l’Être qu’à l’avoir, c’est revoir l’implication de chacun, la responsabilité individuelle, pour un bien-être collectif » nous dit Isis. On aimerait voir ces jardins essaimer sur tout le continent africain comme des petites abeilles… Merci du fond du cœur à Isis. Une très grande dame pour une très belle âme.

Contact sur Facebook : Duniamâ

Un climatiseur avec des bouteilles en plastique !

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Un Bangladais a inventé le climatiseur le moins cher au monde et qui fonctionne sans électricité ! C’est d’une simplicité exemplaire et les bouteilles en plastique connaissent ainsi une seconde vie… Il suffit de les couper en deux et de les fixer sur une planche ou une grille de la taille d’une fenêtre, le goulot dirigé vers l’intérieur de la pièce. Le panneau se fixe ensuite sur le cadran de la fenêtre. L’air chaud qui rentre dans chaque bouteille est compressé au niveau du goulot, ce qui le rafraîchit avant qu’il n’entre dans la pièce. Selon la direction du vent et la pression exercée, on peut réduire ainsi la température de l’air jusqu’à 5 degrés ! L’homme à l’origine de cette incroyable idée s’appelle Ashis Paul. Cette idée lui est venue en entendant un professeur particulier de sa fille lui expliquer la loi physique selon laquelle l’air refroidit au fur et à mesure de l’expansion du gaz… Grey Dhaka, la filiale bangladaise de l’agence américaine de publicité Grey a tout de suite soutenu le projet en designant un modèle type et en mettant les plans pour la fabrication gratuitement en ligne sur Internet. Dans un pays où la majorité des gens vivent en milieu rural, dans des maisons en tôle ondulée (matériau qui amplifie énormément la chaleur du soleil), où l’été l’air peut devenir vite étouffant avec des températures pouvant atteindre les 45 degrés, et où l’accès à l’électricité est restreint, l’invention est tout simplement géniale ! L’agence a peu même envoyer des équipes pour montrer aux habitants comment fabriquer un « Eco-Cooler ». Et ça a tout de suite été un gros succès partout, dans les districts et villages. Une solution simple, pas chère, efficace et écolo. On dit bravo.