Les Brèves locales

Mars, le mois de la forêt

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Vous ne le saviez pas ? Nous non plus ! Mars est le mois de la forêt !! Nous avons 31 jours pour tout comprendre et connaître des forêts et surtout pour agir en leur faveur avec Reforest’Action qui lance la 4ème édition du Mois de la Forêt pour nous sensibiliser à leur préservation. Spécialiste de la forêt, Reforest’Action une entreprise certifiée B Corp dont la mission est de préserver, restaurer et créer des forêts en France et dans le monde, en réponse à l’urgence climatique et à l’érosion de la biodiversité. Pour ce faire, l’entreprise sélectionne des projets forestiers, les soutient financièrement et en assure la qualité, afin de développer leur multifonctionnalité environnementale, sociale et économique dans la durée, mission rendue possible grâce aux financements participatifs de citoyens et d’entreprises. Depuis sa création en 2010, Reforest’Action a planté et protégé plus de 20 millions d’arbres dans 42 pays, sensibilisé 20 millions de personnes à l’importance des forêts, et généré un impact positif sur les conditions de vie de plus de 250 000 personnes à travers le monde ! Les forêts jouent un rôle primordial dans l’équilibre des écosystèmes planétaires : elles sont le plus grand puits de carbone, elles filtrent 75 % de l’eau douce et abritent 80 % de la biodiversité terrestre. Pourtant les humains continuent allègrement la déforestation un peu partout sur Terre… malgré les appels des scientifiques, les avertissements des associations, ONG et autres regroupements écologistes… tout ça pour produire plus, pour consommer, toujours consommer plus… Avec cet événement, Reforest’Action invite chacun à réduire son empreinte sur la forêt en prenant conscience de l’impact de notre consommation sur la forêt : shampoings, cosmétiques, aliments, meubles, carburant… quel est l’impact d’un produit que j’achète sur les forêts dans le monde ? Tous ce mois de mars, des plantations forestières sont organisées mais aussi des webinaires, des débats et même un challenge connecté pour agir et sensibiliser. Parce que les forêts on n’a pas mieux pour la biodiversité comme pour le climat 🙂 

www.lemoisdelaforet.fr

Qu'est-ce qu'un éco-cirque ?

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Un éco-cirque, c’est un cirque écologique comme son nom l’indique !! Ce sont les enfants Bouglione, célèbre famille de circassiens traditionnels, qui sont les précurseurs de cette innovation géniale. Car on peut adorer le cirque et être engagé dans la protection animale, ce qui est leur cas… C’est d’ailleurs bien sûr la première différence de ce nouveau genre de spectacle : il n’y a plus d’animaux en chair et en os. C’en est fini des humiliations, des lions qui tournent dans les cages, des éléphants enchaînés, des chiens et des chats ridiculisés, et toutes les maltraitances qui vont malheureusement avec… Dans ce nouveau cirque 100 % humain, les animaux sont projetés par hologrammes grâce à une technologie spectaculaire et pour les enfants comme pour les grands la magie opère tout autant, c’est même encore plus merveilleux ! Et puis sans les animaux, les humains doivent redoubler d’inventivité. C’est donc un cirque créatif, imaginatif et beaucoup plus riche qu’avant : funambules, magiciens, acrobates, jongleurs, trapézistes, contorsionnistes, équilibristes et clowns, orchestre de musique et grand show… Mais l’éco-cirque c’est aussi un village éthique et responsable avec des foodtruck installés dans des containers recyclés branchés à une électricité propre comme Enercoop (pour ne pas les citer), qui proposent une nourriture plus saine, locale et bio. Et il n’y a pas que la restauration qui est écolo : tout est trié, recyclé, zéro déchet, sans plastique… le village est entièrement conçu dans le respect de l’environnement. La tournée qui a démarré à Marseille se poursuit à Lyon en ce moment. Chapeau les Bouglione et un immense BRAVO ! On va pouvoir enfin retourner au cirque 😉

Dans les yeux des animaux

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Quand on pense aux animaux c’est souvent notre cœur qui parle ou plutôt qui hurle : « Stop ! Arrêtons le massacre » !!! Et le cœur a ses raisons que la raison n’ignore pas toujours : consommation, souffrance, exploitation, maltraitance, nous sommes véritablement des bourreaux pour les animaux, pas d’autres mots… Pourtant ici, et pour une fois, voici une narration scientifique qui nous propose une nouvelle approche de la cause animale, un tout autre regard, et nous place scientifiquement « dans les yeux des animaux ». Il faut dire que Laurent Bègue-Shankland, l’auteur de cet ouvrage Face aux animaux qui vient tout juste d’être publié, professeur de psychologie sociale à l’Université de Grenoble et directeur de la Maison des sciences de l’homme-Alpes pour le CNRS nous offre une belle étude de psychologie sociale des relations affectives entre humains et animaux. Tout est décortiqué, nos émotions, nos préjugés, nos ambivalences à travers l’histoire de l’humanité et l’évolution de notre cerveau ! Ainsi en revisitant par exemple la fameuse expérience du psychologue Stanley Milgram sur la soumission à l’autorité dans laquelle des hommes et des femmes ordinaires sont amenés à porter atteinte à un animal de laboratoire pour une expérience scientifique, donc « pour une bonne cause » puisqu’elle relève de l’autorité… finalement l’auteur nous montre différents profils individuels et comment l’empathie humaine envers les animaux peut disparaître dans certaines circonstances, notamment lorsque c’est l’autorité qui valide la maltraitance… Il est vrai que l’obéissance et la croyance aveugle en l’autorité n’a jamais trop fait bon ménage avec la vérité ni l’intelligence. On découvre aussi pourquoi les poissons échappent davantage à notre compassion ou encore quels sont les liens entre les maltraitances animales et les violences humaines… bref un véritable trésor d’informations ce livre ! Avec une préface du merveilleux neuropsychiatre Boris Cyrulnik – celui-là même qui a écrit que « le jour où nous comprendrons qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires » – qui est aussi un régal de lecture. Plonger nos yeux dans ceux des animaux et en sortir plus humains, pour nous réconcilier avec eux 😉 

Face aux animaux, de Laurent Bègue-Shankland, éditions Odile Jacob.

Crédit photo @FP

Offrir des fleurs coupées ? Oui mais...

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… pas de roses ! La rose de la Saint Valentin est un peu la tomate de Noël… A l’occasion de la fête des amoureux et de son éternel business de fleurs et notamment de roses, Hugo Clément a présenté un nouveau numéro (édifiant !) de « Sur le front » sur France 5. Contrairement aux produits alimentaires par exemple, il est souvent difficile de savoir d’où viennent les fleurs que l’on achète, et comment elles ont été cultivées. L’enquête nous révèle que la plupart des roses viennent d’Ethiopie et sont cultivées dans des immenses serres qui produisent des tonnes et des tonnes de roses en utilisant aussi des tonnes de pesticides… pesticides qui sont interdits pour les cultures en Union européenne, pourtant sont importées en France sans aucun problème ! On a pu découvrir aussi que grand nombre d’horticulteurs en France exportent leur production de fleurs : ainsi un bouquet d’hortensias qui a poussé en Bretagne est envoyé aux Pays-Bas avant d’être acheté et revendu à Paris. On marche sur la tête ou pas ??? Alors comment faire ? Acheter des fleurs locales et bio, c’est possible. Il faut aller sur les petits marchés paysans si on peut, il faut demander à son fleuriste des informations la provenance des fleurs… Hortense Harang, une ancienne journaliste, s’est reconvertie dans la « slow flower » et a créé une marque de fleurs 100 % cultivées en France et vendues sur place aussi : il s’agit de « Fleurs d’ici » des fleurs locales, de saison et qui ont poussé sans produits polluants. Pas de frustration, au contraire, quel bonheur d’offrir en ce moment, puisque c’est la saison dans les champs : renoncules, anémones, camélias, tulipes… et bien sûr le merveilleux mimosa 😉

Photo Hortense Harang : @ Marie Rouge

Terre de liens : sans paysans, on fait comment ?

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Qu’avons-nous fait de la terre, ce bien commun ? Et sachant que la moitié des agriculteurs partiront à la retraite dans 10 ans… alors sans paysans, on fait comment ? Ferme par ferme, hectare par hectare, la mission de l’association Terre de liens est de sauvegarder des terres agricoles et d’aider à s’installer une nouvelle génération de paysans et paysannes. Terre de liens est né en 2003 de la convergence de plusieurs mouvements liant l’éducation populaire, l’agriculture biologique, la finance éthique, l’économie solidaire et le développement rural. En voilà de belles idées ! Mais concrètement pour permettre à des citoyens et des paysans de se mobiliser et d’agir sur le terrain, le mouvement a inventé de nouveaux outils de travail capables d’enrayer la disparition des terres et de faciliter l’accès au foncier agricole pour de nouvelles installations paysannes. Ces outils sont à la portée de tous, de sorte que chacun puisse s’impliquer de façon effective dans l’avenir de nos fermes et de notre agriculture. Adhérents, actionnaires, donateurs, fermiers, bénévoles ou salariés tout le monde est investi dans des rôles différents mais vers un but convergent : les terres agricoles ! L’accès au foncier agricole est un problème qui concerne tous les citoyens. Sans terre agricole, pas de paysans ni d’agriculture de proximité respectueuse de l’environnement et créatrice de liens. Pour Terre de Liens, l’effritement de notre richesse agricole, la perte de biodiversité et le déclin des campagnes n’ont rien d’une fatalité : l’avenir peut offrir bien d’autres perspectives aux terres et à l’agriculture paysanne. Si l’on s’en donne les moyens… Presque 300 fermes Terre de liens aujourd’hui sur lesquelles une nouvelle génération de paysans et paysannes se sont installés et pratiquent une agriculture biologique et respectueuse du vivant. On dit bravo et on soutient 😉

Pour soutenir c’est ICI.

Des arbres de pluie à Lyon

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On aime les arbres en ville… on en a tellement besoin !! Voilà un nouveau concept et une expression qu’on ne connaissait pas : les « arbres de pluie », c’est joli, c’est poétique et c’est aussi très efficace. Il s’agit d’utiliser les arbres pour gérer les eaux pluviales en ville et remplacer les tuyaux enterrés, cela permet de désimperméabiliser les sols car l’eau va pouvoir s’infiltrer dans les nappes phréatiques au lieu d’être rejetée dans les égouts ! Chaque fosse d’arbre permet de capter l’eau sur 100 à 150 m2 de surface imperméabilisé autour de l’arbre. Ainsi l’objectif consiste d’abord à augmenter les espaces végétalisés pour pouvoir infiltrer les eaux pluviales sur place, mais aussi limiter le risque d’inondation, accroître la biodiversité et réduire les îlots de chaleur. En France, les pionniers de cette méthode se trouvent à Lyon. C’est la Métropole qui a mis ce processus en place en fin d’année 2021 dans le cadre d’une programme européen intitulé Life Artisan qui vise à expérimenter des solutions basées sur la nature pour adapter les territoires urbains au changement climatique. C’est du 100% gagnant cette histoire, tant que l’on se demande pourquoi on l’a pas fait avant… c’est bon pour la biodiversité, pour le climat, pour lutter contre les inondations, pour économiser l’eau et en plus cerise sur le gateau, on crée du lien social et humain puisque les habitants sont invités à participer au projet en plantant eux-mêmes arbustes, fleurs et végétaux divers. Et ce sont des milliers d’arbres qui devraient ainsi être plantés dans certains quartiers de la ville pour des budgets relativement modestes : comme quoi quand on veut on peut !! On attend des arbres de pluie même à Marseille et dans toutes les villes petites ou grandes 😉

"Lève les yeux", c'est beau la vie en vrai !

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Nous sommes tous saturés d’écrans… et les conséquences en sont graves car il s’agit d’addiction avec les effets secondaires que l’on connaît (obésité, problèmes psychologiques…) mais il s’agit aussi de perte de notre attention et donc de notre vigilance, de notre esprit d’analyse et de critique, de notre liberté de penser et même d’agir ! En outre le problème est aggravé de nos jours par la crise politique que nous traversons (via une crise dite « sanitaire ») qui nous contraint au tout smartphone : pourra-t-on vivre dans les villes de demain sans téléphone, sans code barre, sans puce ?… Aldous Huxley nous avertissait déjà en 1932 dans Le Meilleur des Mondes des risques de « l’amour de la servitude » et d’un système politique dans lequel le divertissement entraîne l’asservissement et nourrit l’idiocratie ! L’association Lève les yeux a été fondée en juin 2018 par Yves Marry et Florent Souillot pour lutter contre la dépendance aux écrans, en particulier aux smartphones, mais aussi aux tablettes et ordinateurs car il est urgent de reconquérir notre attention, notre temps, notre liberté et de nous reconnecter au Vivant ! L’association est présente dans plusieurs villes, leurs principales zones d’intervention étant Marseille, Paris et leurs environs, en entreprises comme dans les écoles ou autres établissements publics ou privés, pour de la sensibilisation adaptée auprès de tous les publics car tout le monde est concerné : enfants, adolescents, parents, animateurs ou salariés. « Lève les yeux » nous donne des outils pour apprendre à nous déconnecter selon notre environnement social et culturel et participe activement au débat actuel et à la future législation sur la question… On attend aussi impatiemment la sortie le 21 janvier du prochain livre des deux fondateurs La Guerre de l’attention, comment ne pas la perdre aux éditions L’Echappée. Une catastrophe écologique, humaine et planétaire dont on ne parle pas assez, alors merci et bravo à Lève les yeux 🙂 

www.levelesyeux.com

TAKAPOKA, y'a plus qu'à !

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Nous avons souvent envie de ramasser des déchets sauvages lors d’une randonnée en campagne, à la montagne, lors d’une nage en mer ou même en rivière mais où les mettre ? On a maintenant la réponse avec Takapoka, nouveau partenaire de Marseille Vert ! C’est en participant au programme de leadership féminin environnemental Earthship Sisters (autre partenaire de Marseille Vert !) que l’Alsacienne Julia Dusaucy a pu concrétiser son projet de créer un sac à déchets pour nos aventures sportives, grâce notamment au mécénat de l’entreprise Altran, elle a pu rencontrer fournisseurs, fabricants et petit à petit imaginé son « sac à merveilles » : mieux qu’une cape de super-héro.ïne, un sac éco-conçu qui nous permet sur terre comme sous l’eau de récolter les déchets laissés par les gens sur les sites naturels. La mission de la start-up est de démocratiser la récolte de déchets lors d’activités en pleine nature, voire même plus, il s’agit d’intégrer un objectif environnemental à toute activité en pleine nature (randonnées, courses à pied, vélo, plongée sous-marine, snorkeling, kayak, paddle)… Le sac fabriqué en matières naturelles et respectueuses de l’environnement, et 100 % en Europe, s’adapte à toutes nos activités et équipements, il s’accroche partout grâce aux mousquetons et sangles. Léger et compact, il est extensible jusqu’à un volume maximum de 10 litres mais se replie dans la poche en tout petit. Amoureux de la nature, sportifs (ou pas), le joli sac est en vente sur leur site : alors y’a plus qu’à 😉

www.takapoka.fr

Un marché de Noël 100% vegan

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La cause animale avance… doucement mais elle avance ! On sait que les fêtes sont propices à la surconsommation et donc à l’augmentation de ventes de produits alimentaires ou autres à base d’animaux… A Paris, dans le quartier de Saint-Ouen plus exactement, se tiendra un marché de Noël un peu particulier… puisqu’il est 100 % vegan ! C’est la quatrième édition de ce marché qui rencontre un franc succès dans la capitale. Il faut dire que c’est l’occasion pour les convaincus de tout trouver au même endroit (et de faire de belles découvertes) mais aussi pour les nouveaux venus ou les septiques d’embrasser (pourquoi pas?) un Noël sans souffrance animale. Pas moins de trente créateurs seront installés sur 300 m2 de terrasse le long de la petite ceinture sur les voies ferrées. De la nourriture aux cadeaux de toutes sortes, il y en aura pour tous les goûts ! Côté festivités de table : des alternatives au poisson et crustacés en mode végétal notamment à base d’algues, du foie gras et des fromages végétaux, des vins et champagnes certifiés, de nombreuses douceurs sucrées (y compris des bûches) sans œuf, ni beurre, ni lait de vache mais avec encore plus de saveurs ! Pour les cadeaux on trouvera de tout : des cosmétiques, des bougies, des vêtements, de la maroquinerie veg, de la vaisselle, de la céramique… Tout est artisanal, local et bio ou naturel en plus d’être vegan, car une sensibilisation ne va pas sans l’autre et les militants vegan sont aussi concernés par les déchets et la pollution plastique. Des artistes aussi seront présents, tous engagés pour l’écologie, l’environnement et les animaux bien sur !! Joyeux Noël 🙂

« Partons du bon pied » pour nettoyer le fleuve Hérault !

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Cédric Vivien a décidé de nettoyer lui-même les berges du fleuve Hérault ! Pour cela, il a créé en 2016 l’association Partons du bon pied qui organise des journées de nettoyage collectif de l’amont du fleuve Hérault dans le département homonyme. L’idée est de montrer que chacun peut être acteur de la dépollution de son environnement avec ses propres ressources. Le but de l’association consiste à sensibiliser les usagers de l’eau, qu’ils soient touristes, descendeurs de rivière confirmés, pêcheurs, riverains ou élus des collectivités territoriales sur la protection de la nature et de l’environnement aquatique de l’Hérault… tout le monde est concerné ! Selon Cédric « il reste encore trop de rivières en très mauvais état écologique ou accidentées par des rejets ou déchets sauvages ». Après une journée de nettoyage le 18 juin 2016, l’association avait pu visiter une des sources polluantes du fleuve Hérault qui lui avait été signalée : plusieurs témoignages impressionnants ont conduit Cédric à se rendre sur le lieu pour constater un triste décor… une pollution désastreuse aussi bien visuelle qu’organique avec entre autres une montagne de pneus qui n’attendait que la crue pour poursuivre son chemin jusqu’à la mer Méditerranée. Pour lui il est inadmissible de fermer les yeux sur une telle situation, sur une commune en plus située sur la zone d’un Parc national 2000 ! Aussi il organise régulièrement avec son association des nettoyages notamment en canoë-kayak et ils ont déjà ramassé des tonnes de déchets qui ont été comptabilisés, triés et recyclés ou sont partis en déchetterie. Il fédère citoyens, sportifs, habitants, bénévoles, adhérents, tout le monde s’y met en partant du bon pied 😉