Wangari Maathai, décédée en 2011 à l’âge de 71 ans, est la première femme africaine à avoir reçu le Prix Nobel de la Paix en 2004 pour sa « contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix ». Elle est née en 1940 au Kenya et a suivi des études de biologie pour devenir professeur d’anatomie en médecine vétérinaire mais rapidement elle devient une militante politique écologiste. Elle a eu en effet la chance d’aller à l’école, grâce à la volonté de sa mère, alors que très peu de filles y avaient accès dans le peuple kikuyu où elle a grandi… Bonne élève, elle a pu poursuivre des études secondaires, obtient son baccalauréat en 1959 et grâce à une bourse elle est partie faire ses études aux Etats-Unis dans le Kansas. Après plusieurs années elle revient pour enseigner à l’Université à Nairobi et en 1977 elle fonde le Mouvement de la Ceinture Verte (Green Belt Movement) et commence par planter symboliquement sept arbres le Jour de la Terre (22 avril). Militante féministe, écolo, auteure de nombreux ouvrages, elle a été suivi par des milliers de kényanes à travers tout le pays et son mouvement a permis de planter plus de trente millions d’arbres : il s’agissait de prévenir ainsi l’érosion du sol. Au Kenya ce sont les femmes qui sont chargées de la collecte du bois pour alimenter le foyer et avec la déforestation elles doivent aller toujours plus loin… Les plantations d’arbres créent une véritable ceinture verte autour des villes et des villages et les femmes ont pris possession de la plantation des arbres ! Aussi Maathai est souvent surnommée « Tree woman ». A sa mort, sa dépouille a été émise dans un cercueil confectionné en bambou et fibres de jacinthe conformément à ce qu’elle souhaitait pour ne pas couper un arbre pour fabriquer son cercueil ! Et bien sûr le jour de la cérémonie un arbre fut planté. Les arbres jusqu’au bout de la vie et après ☺

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