L’Association Velafrica a été fondée au début des années 90 par un Suisse, alors chômeur, passionné de vélo et de recyclage de vélos : Paolo Richter. Lors d’un voyage au Ghana, il constate qu’il n’y a pratiquement pas de vélos là-bas et que les femmes et les enfants doivent souvent marcher chaque jour pendant des heures pour se rendre au marché, à la source la plus proche ou à l’école. C’est ainsi qu’il a commencé à restaurer des vélos en Suisse et à les vendre à un prix très modique en Afrique.

Très vite le projet a grossi et aujourd’hui Velafrica c’est près de 350 collaborateurs, en comptant les participants au programme qui n’ont pas d’activité lucrative ou souffrent d’un handicap, dans 30 ateliers partenaires répartis en Suisse. Ils ont créé 65 emplois en Afrique, auxquels il faut ajouter près de 50 marchands de vélos africains. L’association fonctionne avec des dons pour un tiers, avec également les ventes de vélos recyclés en Suisse et le reste est couvert par les participations aux frais de leurs partenaires.

Velafrica organise également des formations sur place au Burkina Faso, en Tanzanie, à Madagascar et au Ghana. Au total, ce sont près de 80 cursus, qui vont d’un apprentissage de deux ans à un cours de perfectionnement de deux semaines. Et ils forment aussi des jeunes filles. Les vélos créent de nombreuses opportunités en permettant de se déplacer quatre à cinq fois plus vite et de transporter trois à quatre fois plus de marchandises. En Afrique un écolier met en moyenne deux heures et demi aller-retour pour parcourir le trajet jusqu’à l’école. En vélo, il fait bien plus vite et a donc plus de temps pour apprendre. Les vélos permettent aussi à plus de filles d’aller à l’école, car elles se sentent davantage en sécurité. Le vélo, c’est écolo mais pas que…

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