Vous l’avez sûrement déjà vu sur un plateau de télévision avec son disque de bois (un botoque) dans la lèvre inférieure ! Raoni Metuktire, l’un des grands chefs du peuple Kayapo est depuis des années une figure internationale emblématique de la lutte pour la préservation de la forêt amazonienne et de la culture indigène. Il est né dans un petit village de l’État du Mato Grosso vers 1930, au cœur de la partie brésilienne de la forêt amazonienne. C’est en 1954 que Raoni et les membres sa tribu rencontrent pour la première fois des Occidentaux. En 1964, il croise le chemin de l’ancien roi Léopold III de Belgique, alors que celui-ci est en expédition dans les réserves indigènes protégées du Mato Grosso. L’inquiétude de sa tribu face à la déforestation est déjà grande lorsqu’il devient, en 1978, le sujet d’un film documentaire de Jean-Pierre Dutilleux intitulé Raoni et narré par Jacques Perrin. L’acteur Marlon Brando, alors au sommet de sa gloire, a accepté d’être filmé pour la séquence d’ouverture et le film Raoni est nommé aux Oscars. L’intérêt soudain des médias brésiliens en fait un porte-drapeau naturel de la lutte pour la préservation de la forêt amazonienne, gravement mise en danger par la déforestation anarchique, l’avancée des cultures de soja et les barrages hydroélectriques. Raoni va depuis consacrer toute sa vie à parler au monde entier de sa forêt amazonienne. Aujourd’hui à 85 ans (environ) il était présent bien sûr à la COP 21 avec son groupe : l’Alliance des Gardiens de Mère Nature. Depuis longtemps il réclame la reconnaissance pénale internationale des écocides : les crimes organisés contre la planète.

www.raoni.com

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