Le Salvador, grand producteur de cannes à sucre, de coton, de maïs et de café, était longtemps dépendant des semences hybrides commercialisées par Monsanto, Pioneer et Consort. Ainsi 75 % du maïs et 85 % des haricots étaient importés et les plantes cultivées sur le territoire étaient issues de graines OGM stériles. Mais en 2013 le gouvernement a décidé de réaffirmer sa souveraineté alimentaire et a voté l’interdiction de 53 produits phytosanitaires à usage agricole (dont certains récemment classés « cancérogène probable » par l’OMS) rompant ainsi avec les industries semencières internationales pour favoriser la graine locale. Pour ce faire, le gouvernement a créé un Plan pour l’Agriculture Familiale (FAP) à destination de près de 400 000 familles d’exploitants, visant à revaloriser les semences locales et émanciper les petits producteurs pour contrer les industriels et leurs OGM. Le FAP permet une agriculture plus fiable et continue car contrairement aux graines hybrides, les producteurs locaux n’ont plus besoin de racheter chaque année ces graines auprès des grandes entreprises semencières. D’après le site Natural Society, l’agriculture au Salvador serait en pleine expansion et connaîtrait des récoltes record depuis le boycott de certains produits phytosanitaires dont le fameux « Round Up » de Monsanto. Entre 2009 et 2014, la production de semences certifiées de maïs et de haricots a été triplée, passant de 35.000 à 92.000 quintaux et la production de maïs est passée de 14 millions de quintaux en 2004 à 20 millions en 2013 ! Une vie sans Monsanto est possible, et même meilleure…

 

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