Impossible de ne pas rendre hommage chez Marseille Vert à José Murika, plus de 80 ans aujourd’hui, et ancien Président de l’Uruguay de 2010 à 2015 présenté comme « le Président le plus pauvre du monde » dans la presse internationale ! Ancien fleuriste de rue dans sa jeunesse, guérillero dans les années 60, il fut prisonnier pendant 13 ans sous la dictature où il a été battu et humilié, José Murika a eu une vie mouvementée, passant par des hauts et des bas, mais jamais il n’a cessé de militer contre l’exploitation des hommes, la course au profit et la société de consommation.

Élu Président de la République d’Uruguay, il a refusé d’habiter dans le palais présidentiel pour rester dans sa petite ferme de 50 m2 aux environs de Montevideo avec son épouse Lucia Topolansky engagée autant que lui, et a donné 90 % de son salaire présidentiel à des association caritatives : « Je suis un genre de paysan qui adore la nature » dit-il modestement. C’est ainsi qu’on pouvait voir le Président habillé comme tout le monde, marcher tout seul dans son quartier et parler avec les gens comme si de rien n’était… Il a fait voter des lois sociétales libertaires (droit à l’avortement, mariage des homosexuels, autorisation de la marijuana) et s’est fait tout au long de son mandat le porte-parole et le défenseur des plus pauvres, fuyant toutes les mondanités que son poste lui imposait.

« Pépé Murika » comme on le surnomme là-bas, préférait profiter de sa tribune pour donner des discours sur la nécessité d’une décroissance, l’anti-consumérisme, prônant la fin de la course effrénée à l’argent et le retour à une vie plus juste dans l’amour les uns des autres et la préservation de notre terre. Voir un homme de sagesse, de bonté, plein d’humanité et d’une simplicité exemplaire au pouvoir, ça fait du bien…

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