Le jean a toujours autant de succès (en France notamment où fût conçue la toile denim au 19ème siècle), tandis que l’impact environnemental quant à sa fabrication suscite des réactions depuis une dizaine d’années… c’est pourquoi aujourd’hui l’industrie du jean tente de prendre un virage en direction du respect de l’environnement. En effet, chaque année il se vend 2,3 milliards de jeans dans le monde et en France il y aurait autant de jeans vendus que d’habitants !

C’est également en France qu’a été mise au point la première technique de délavage dans les années 70, à la pierre volcanique. Malheureusement, ce procédé est encore plus consommateur d’eau : 150 litres pour un seul pantalon ! Selon la WWF, il faudrait près de 10 000 litres d’eau pour fabriquer entièrement chaque paire de jeans en comptant chaque étape du processus. La culture du coton elle-même est très gourmande : 7 000 à 29 000 litres pour produire 1kg de coton, qu’il faudra donc blanchir, mais également teindre. Il s’agit d’un secteur décidément très polluant puisque le coton représente 2,5 % des terres cultivées, utilise 10 % des pesticides agricoles et 25 % des insecticides consommés dans le monde, sans compter les composés chimiques entrant dans la fabrication des jeans…

Pour lutter contre toute cette pollution, diverses marques proposent aujourd’hui des jeans en coton biologique, mais également en fibres issues de jeans usagés, autrement dit du recyclage. Par exemple, la marque française Bonobo a commercialisé le jean « Rebirth » fabriqué à l’aide de jean recyclé et de polyester issu de bouteilles plastiques. De même que H&M propose, dans une collection baptisée « Close The Loop », une dizaine de modèles élaborés à partir de coton bio et de vêtements usagés que les clients rapportent dans les magasins. Les marques Ekyog et Freitag se sont lancées dans le coton bio également, la première commercialisant une ligne entière Denim Bio pour femme certifiée par des organismes indépendants, et la seconde a composé le jean « F-abric » : compostable, sans rivet ni polyester, composé de fibres de chanvre et de lin issues de l’agriculture biologique. Il est même possible de le jeter dans la nature, il est 100 % biodégradable – juste retirer le bouton !
C’est maintenant à nous, consommateurs vigilants, d’acheter du jean non polluant.

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