l’actualité verte à Marseille

Le Plongeur d’Or 2015

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Le français Thibault Rauby a décroché le Plongeur d’Or au Festival Mondial de l’image sous-marine au Parc Chanot à Marseille du 29 octobre au 1er novembre 2015, et ce dans la catégorie photo papier avec cette photo insolite d’une petite post-larve de baudroie (lophius piscatorius) prise au large d’Antibes. Comme quoi nul besoin de partir aux antipodes pour décrocher le Plongeur d’Or ! Le Festival a abordé cette année le thème de la Blue Society, qui vise à l’utilisation responsable des ressources marines de la part des citoyens ainsi qu’au développement de technologies écologiques innovantes.

COP 21 : c’est fini et c’est OUI !

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« C’est un petit marteau mais il peut faire de grandes choses » ! Les représentants des 195 pays ont adopté avec un petit coup de marteau en bois vert un accord mondial sans précédent pour lutter contre le réchauffement climatique hier soir, 12 décembre 2015, au Bourget à Paris.

Plus ambitieux que l’objectif initial qui visait à contenir le réchauffement sous le seuil de 2° C, l’accord limite la hausse à 1, 5° C dans un texte qui engage juridiquement tous les pays signataires. Et pour solder leur dette climatique les pays du Nord ont prévu que l’enveloppe des 100 milliards par an d’ici 2020, soit une somme plancher qui pourra (et devra ?) être relevée. Beaucoup critiquent déjà : 1 degré et demi c’est encore trop, les contraintes juridiques sont insuffisantes, les délais sont trop longs… Accord trop flou, trop vague, pas assez précis… Trop, pas assez, on peut toujours critiquer…

Alors bien sûr il faudrait faire beaucoup plus et surtout beaucoup plus vite pour sauver la planète, bien sûr il faut attendre de voir comment l’accord va être appliqué pour dire s’il sera historique, bien sûr les sinistrés climatiques dans le monde ne peuvent pas s’en contenter… mais nous avons tous senti hier une vague humaine d’espoir sur laquelle nous allons surfer ! La COP 21 aura au moins servi à faire prendre conscience à tous les citoyens des pays riches que nous avons un grave problème de réchauffement climatique à régler (plus personne n’est « climato-sceptique » à part le Congrès républicain américain !).

La voilà la victoire : elle appartient aussi à chacun d’entre nous, les gens, les civils, les hommes, les femmes, nous devons chacun dans notre quotidien prendre soin de notre planète comme nous prenons soin de nos enfants. Alors la COP 21 c’est fini… mais c’est maintenant que ça commence : on s’y met tous !

L’homme qui voulait nettoyer les océans…

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Alors qu’il n’était encore qu’un adolescent de 17 ans, le néerlandais Boyan Slat a mis en place son projet « Ocean Cleanup » qui pourrait permettre de retirer 7, 25 millions de tonnes de déchets plastiques polluant actuellement les eaux autour du globe. Alors que des phases de test étaient en cours depuis plusieurs mois, l’idée révolutionnaire, et très controversée de l’étudiant, est en passe d’effectuer le premier nettoyage en mer : le dispositif va être déployé dans les eaux entre le Japon et la Corée du Sud au cours du deuxième trimestre de 2016. On sait que les 8, 8 millions de tonnes de déchets plastiques déversés chaque année dans les océans font des ravages sans précédent. La solution proposée par ce petit génie pour nettoyer ces débris dévastateurs consiste en un réseau de barrages flottants et de plateformes de traitement qui pourraient récupérer les ordures à travers le monde. Plutôt que de se déplacer dans l’océan et aller repêcher les déchets, ce réseau de barrages agirait comme un entonnoir géant. L’angle des barrages dirigerait les matières plastiques en direction des plates-formes, où elles seraient séparées du plancton, filtrées et stockées en vue de leur recyclage. Le dispositif de nettoyage d’« Ocean Cleanup » a été contesté quant à sa réelle faisabilité, mais après une étude de faisabilité d’une année, il a été conclu que non seulement « Ocean Cleanup » fonctionne, mais il peut également être en mesure de nettoyer la moitié du vortex de déchets du Pacifique nord en seulement 10 ans ! Géant.

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"Demain" : écolo et positif c’est possible !

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Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, le co-fondateur du mouvement Colibris de Pierre Rabhi, Cyril Dion, et l’actrice Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré partout les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation toujours dans le respect de la planète. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà à petite échelle, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être un monde différent dans lequel on aurait résolu les crises écologiques, économiques et sociales que traversent actuellement nos pays. Un film enthousiaste, humaniste et chaleureux dont on sort heureux et qui nous donne envie de participer à la création d’un monde meilleur : celui de « Demain » ! Tout à fait « esprit Marseille Vert »…

L’écoféminisme climatique

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À l’initiative d’ONU Femmes et de l’ONG R20 Regions of Climate Action, le premier fonds mondial consacré aux « projets verts » conduits par des femmes a été lancé au Maroc. Pourquoi les femmes ? Parce qu’elles sont à la fois plus vulnérables car plus concernées au quotidien par les conséquences des désordres climatiques pour l’accès à l’eau avec les soins des enfants, la préparation des repas, l’agriculture paysanne… et à la fois très actives dans la mise en place de solutions. « Pour les femmes du Sud, le défi environnemental est aussi celui de la construction de soi-même » a expliqué une jeune entrepreneuse malienne. Un écoféminisme climatique basé sur des actions concrètes qui devrait être un des thèmes forts de la COP 21.

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COP 21 : c’est parti !

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Aujourd’hui 30 novembre 2015 s’ouvre à Paris la COP 21, 21ème conférence des Nations Unies sur le climat, et ce jusqu’au 11 décembre, mais quels sont exactement les enjeux ? Les expertises sont maintenant formelles : au train où vont les émissions de gaz à effet de serre, la planète pourrait subir un réchauffement climatique supérieur à 4° C d’ici à 2100. Les conséquences humaines et écologiques seraient sans précédent : tempêtes, sécheresses, inondations, sécurité alimentaire menacée, raréfaction de l’eau, fonte des glaces, montée du niveau de la mer, déplacement des populations, migration des maladies, extinction accélérée d’espèces… C’est l’ensemble de la planète qui est menacé ! Les scientifiques ont aussi acquis la certitude que les dérèglements du climat ont pour principale origine les activités humaines. Il est donc encore possible d’éviter le scénario du pire, mais les mesures à prendre sont drastiques, en matière de transition énergétique ou encore d’aide au financement de la transition pour les pays en développement. Voilà tout l’enjeu de la COP 21 : les délégués des 195 pays participants doivent adopter un accord permettant de contenir le réchauffement climatique en deçà de 2° C. Nations de toute la terre unissez-vous pour elle !

Tristan Lecomte, entrepreneur perché

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Tristan Lecomte est né en octobre 1973 à Reims. Diplômé d’HEC, il fait ses débuts chez L’Oréal avant de fonder en 1998 Alter Eco, entreprise pionnière du commerce équitable à laquelle il se consacre pendant douze ans. Entre temps il lance le projet Alto Huayabamba qui permet de planter 2 millions d’arbres en Amazonie. En 2008, il récidive avec Pur Projet, un collectif de lutte contre la déforestation et le changement climatique menant des projets de reforestation et de conservation forestière en Amérique du Sud et en Asie « car oublier que la forêt est sacrée, c’est oublier ses multiples interdépendances avec le vivant et c’est mettre en péril la survie de notre propre espèce » explique-t-il. Pur Projet, c’est 5 millions d’arbres plantés dans 155 sites répartis dans 30 pays, avec le soutien de marques telles que Nestlé, Accor, Clarins… Nommé Fellow Ashoka pour cette initiative, Tristan Lecomte a aussi été désigné en 2010 comme l’une des « 100 personnes les plus influentes du monde » par le magazine américain Time. En 2013, la Fondation américaine Schwab pour l’Entreprenariat Social et le Forum Economique Mondial de Davos ont désigné Tristan Lecomte « Entrepreneur social de l’année ». Chapeau.

La Terre sans nous…

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Que deviendrait la Terre si l’homme disparaissait ? Un professeur de journalisme de l’Université de l’Arizona, Alan Weisman, auteur de Homo disparitus, a étudié la question. En quelques semaines, les circuits de refroidissements des centrales nucléaires n’étant plus alimentés, des explosions irradieraient de vastes zones. Au bout de quelques années, les villes seraient envahies par la végétation et les constructions humaines s’écrouleraient. Les animaux domestiques et les cultures disparaîtraient. Après quelques milliers d’années les pollutions dues à l’activité humaine commenceraient à être résorbées. Au bout de 100 000 ans, notre impact sur l’effet de serre serait imperceptible et il n’y aurait plus aucune trace de nos constructions. Après 250 000 ans, la radiation créée par l’humain ne serait plus détectable. Le souvenir le plus tenace de l’homme serait finalement une myriade de petits granules de plastique, qui subsisteraient des centaines de milliers d’années… Nous sommes bien peu de choses par rapport à la planète !

L’écologie s’habille en Prada

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Dix grandes marques de la mode italienne, dont Gucci et Prada, se sont engagées à limiter les substances chimiques dans leurs vêtements et accessoires, a annoncé le président de la Chambre de la mode italienne, Carlo Capasa, lors du salon Première Vision à Paris. « Dans notre industrie, il n’y a pas d’avenir sans développement durable », a estimé Carlo Capasa au cours d’un débat sur « la responsabilité » dans la mode, organisé par ce salon, principal rendez-vous mondial des professionnels de la filière. Dix grandes maisons – Gucci, Prada, Armani, Zegna, Valentino, Ferragamo, OTB, Staff International, Loro Piana et Versace – réunies par la Chambre de la mode italienne dans un groupe de travail sur le développement durable, ont convenu de respecter un niveau maximal de substances chimiques dans leurs produits, plus restrictif que les réglementations en vigueur. Ces engagements, qui concernent 500 substances, seront publiés rapidement, a précisé Carlo Capasa. Le document fixe aussi une limite, plus ambitieuse, à atteindre à l’avenir et préconise l’utilisation de substances alternatives, moins nocives. Le groupe de travail a aussi pour objectifs de se pencher au cours des deux ou trois prochaines années sur la traçabilité et l’origine des fils, des tissus, du cuir, ainsi que sur les conditions de travail du personnel. La Chambre de la mode espère que l’ensemble de ses membres finira par se plier aux préconisations. « Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la responsabilité des marques, demandeurs de produits respectueux de l’environnement et soucieux des conditions de travail des ouvriers depuis le drame du Rana Plaza », a commenté Chantal Malingrey, directrice marketing de Première Vision.

Poésie et Climat à Paris du 4 octobre 2015 au 28 février 2016

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L’art contribue à éveiller les consciences ! C’est pourquoi la Fondation EDF à Paris a souhaité donner un écho particulier au grand débat de cette fin d’année 2015 sur les enjeux climatiques avec une expo intitulée « Climats artificiels ». Avec une trentaine d’œuvres, d’artistes de tous horizons, le parti pris est simple : proposer une vision métaphorique des enjeux climatiques, et permettre à chacun de se questionner, et de les appréhender avec poésie, pour au final mobiliser sa propre conscience… Traverser un nuage, disparaître dans le fracas d’un vague, rester pétrifié devant l’épaisse fumée noire qui traverse la capitale… Des installations signées Marina Abramović, Hicham Berrada, Spencer Finch, Laurent Grasso, Hans Haacke, Ange Leccia ou Yoko Ono… Et au fil du cheminement poétique et métaphorique, notre conscience écologique, immanquablement, prend forme et s’aiguise.

www.fondation.edf.com