l’actualité verte à Marseille

Amaboomi : 100 % recycled

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Amaboomi veut dire « Notre mère la terre » en tamoul, car c’est en Inde qu’est née cette belle idée d’Olivia et Xavier qui vivaient là-bas : concevoir des vêtements 100 % en fibres de plastique recyclé, et plus précisément en plastique issu du recyclage des bouteilles (polyéthylène téréphtalate), celui qui gît dans d’innombrables décharges ou étouffe le milieu marin. La fabrication des produits s’effectue en Asie (Taïwan, Chine et Hong-Kong) pour des raisons techniques et économiques que l’on connaît mais dans des conditons de travail respectueuses de l’être humain, et les vêtements sont teints dans le respect des réglementations REACH (absence de phtalates et autres substances toxiques) de façon à minimiser l’impact des teintures. Mais cette filière est en train de bouger en Europe et les autres produits (laine recyclée, coton recyclé) sont aujourd’hui produits au Portugal, et demain en France ! La marque pratique le 100 % c’est-à-dire qu’en plus des tissus, les cordons, les étiquettes, les sachets et cartons d’emballages, absolument tout est du recyclage. En comparaison avec une gamme en polyester classique, la fabrication de fil issu de bouteilles recyclées réduit la consommation d’énergie de 66 %, celle de l’eau de 50 % et les émissions de gaz à effet de serre de 34 %. Très engagé Amaboomi reverse 5 % de son chiffre d’affaires à des projets associatifs de protection de l’environnement et participe également au programme 1 % For The Planet. En outre, tous les vêtements sont totalement recyclables et recyclés. Cette année, la jeune marque lance une gamme en fibres recyclées de laine ou de coton… l’aventure ne fait que commencer…

Poulehouse, la retraite des poules pondeuses

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Offrir une douce et bien méritée retraite aux poules pondeuses qui nous ont si gentiment nourris plutôt que de les envoyer à l’abattoir!… voilà une idée qu’elle est belle ! Et ce sont des français (Fabien, Elodie et Sebastien) qui l’ont eue… Cocorico !! En principe, selon les règles de l’industrie mondiale de l’agroalimentaire, on ne laisse vivre les poules pondeuses que 18 mois, même dans les élevages en bio, car ensuite elles sont moins productives et donc moins rentables… Chaque année en France, c’est 100 millions de poules qui sont ainsi tuées, ce qui est aujourd’hui insupportable et totalement inadapté aux prises de conscience actuelles sur la souffrance animale. C’est pour éviter cela que ces jeunes gens ont inventé Poulehouse. La Maison des Poules est un refuge qui permet aux poules de continuer à vivre leur vie jusqu’à la fin dans le meilleur environnement de vie possible et sur toute la durée de leur vie. Poulehouse va vendre des œufs bio produits par des éleveurs qui se sont engagés à ne pas envoyer leurs poules à l’abattoir mais à la Maison des poules pour la retraite ! Un peu comme une sorte de label, on achètera bientôt les œufs de Poulehouse, certains ainsi que la poule qui les a pondus finira ses beaux jours tranquillement. Le système devrait être opérationnel dès ce printemps mais, pour se développer plus vite, Poulehouse vient de lancer une campagne de financement participatif sur Internet chez Kisskissbankbank. On a hâte !

Le Green Newspaper Japonais

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Au Japon, l’un des principaux quotidiens fleurit… quand on le plante ! On connaissait plutôt l’utilisation du papier journal pour faire partir les feux de cheminée… on connaît moins ses vertus pour le jardin ! Et pourtant… Au Japon, l’un des principaux quotidiens, le Mainichi Shinbun, est fabriqué à partir d’un astucieux mélange écolo qui se change en verdure lorsqu’on le met en terre. C’est un important journal au pays du soleil levant, car le quotidien tiré à plus de 5 millions d’exemplaires, et après plus de cent ans d’existence, le média a décidé de prendre un énorme virage en faveur de l’écologie en rendant sa version papier « plantable » comme une graine ! Créé en 1872, le Mainichi Shinbun, également propriétaire de la chaîne TBS, est bien connu des Japonais pour ses postures bien souvent favorables à l’environnement. Une green attitude qui se traduit désormais jusque dans la composition du canard. Fait d’un mélange de papier recyclé, de graines d’herbe, d’eau et de fines fleurs comme des coquelicots, des roses ou des marguerites, le journal se change en fleur une fois mis planté. Evidemment, il est préalablement nécessaire de l’émietter un peu et de l’enfouir sous une terre arrosée. Très justement baptisé Green Newspaper, le projet instauré depuis plusieurs années s’avère être un succès total. Une bien belle idée dans un pays où la consommation frénétique tend à laisser de plus en plus de place aux valeurs écologiques. On espère que les journaux français vont s’y mettre aussi ! C’est pour quand La Provence en version petites fleurs ?

De nouvelles planètes cousines de la Terre !

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La NASA vient de découvrir tout un cortège de planètes autour d’une petite étoile de type naine rouge nommée Trappist-1. Certaines d’entre elles ont la particularité d’avoir des caractéristiques proches de celles de la Terre… La découverte de l’agence spatiale américaine de nouvelles planètes en dehors de notre système est importante car le paysage des exo-planètes s’enrichit. Cependant il ne s’agit pour le moment que d’un nouveau pas dans l’étude du contenu de notre univers… Ces exo-planètes sont situées à une quarantaine d’années-lumière de notre soleil, certains parlent de « banlieue proche » mais pour l’homme la distance est inimaginable ! Il faut quarante années à la lumière pour accomplir le voyage. Elle se déplace à une vitesse d’environ 300 000 kilomètres par seconde. Un rapide calcul montre que ces prétendantes à offrir un habitacle potentiel à la vie telle que nous la connaissons se situent à environ 378 432 000 000 000 kilomètres !!! Leur soleil est une toute petite étoile de la famille des naines rouges capable de rayonner dans l’espace seulement 0, 05% de la luminosité de notre soleil. Elle porte le nom de Trappist-1 et se situe dans la constellation du Verseau. En mai 2016, cette étoile a fait parler d’elle puisque trois exo-planètes avaient été découvertes. Désormais le nombre total est porté à sept. Ces astres accomplissent leur révolution entre 1, 5 à 20 jours. L’annonce de la NASA parle d’exo-planètes de taille terrestre dans trois sont des candidates intéressantes pour l’existence de la vie. Il est évoqué des températures modérées et des densités faibles, une qualité appréciée car l’existence d’eau en abondance devient possible. Thomas Zurbuchen, administrateur adjoint de la Direction des missions scientifiques de la NASA, souligne que « cette découverte pourrait être une pièce importante dans la quête de trouver des environnements habitables, des lieux propices à la vie. La question : sommes-nous seuls ? est une priorité de la science. Le fait d’avoir trouvé autant de planètes dans la zone habitable est une avancée remarquable vers ce but »

Des lampes vivantes qui produisent de l’énergie !

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Une lampe « vivante » qui génère de l’énergie grâce à une algue : la spiruline ! La spiruline est un des organismes les plus anciens de la planète. Cette algue capte le carbone et rejette de l’oxygène. On peut aussi tirer d’elle de formidables compléments alimentaires et tout simplement de l’énergie. C’est ainsi qu’aux Etats-Unis deux artistes, l’architecte Jacob Douenias et le designer Ethan Frier, ont imaginé comment elle pourrait s’immiscer dans notre quotidien. Ils ont eu l’idée de mettre cette algue si particulière au cœur d’une installation dans un musée d’art contemporain de Pittsburg. L’algue devient une décoration, un générateur d’énergie à domicile ! Un salon, une chambre et une cuisine ont été reconstitués pour l’exposition Living Things. Étrange décoration, que l’on pourrait prendre pour des luminaires. Les algues se développent dans ce qui ressemble à de grandes amphores transparentes en verre soufflé, remplies d’eau. À l’intérieur, de la lumière permet aux algues de produire de l’énergie par biomasse. Il est certain qu’il faut toute une infrastructure pour obtenir de l’énergie : des câbles, des pompes, des évacuations… un dispositif bien trop contraignant pour l’imaginer dès demain dans nos appartements ! Mais l’exposition de ce duo artistique a quand même l’intérêt de souligner une ressource très prometteuse pour l’avenir.

Observer respectueusement les baleines en Thaïlande

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Des pionniers du tourisme maritime responsable proposent d’observer des baleines à quelques heures seulement de Bangkok : une expérience rare au royaume du tourisme de masse, où aquariums géants, spectacles de dauphins en bassin et piétinement des coraux sont hélas la norme… Les baleines de Thaïlande sont longues d’une quinzaine de mètres, ce sont des « rorquals de Bryde », appelées aussi rorquals tropicaux. On les aperçoit ouvrant leur bouche en grand pour balayer la mer, à la recherche des anchois présents dans le nord du golfe de Thaïlande. « Leur façon de s’alimenter est un phénomène de biomécanique inégalé », explique Jirayu Ekkul, 31 ans, un passionné de plongée et de photo animalière qui a fait aménager un ancien bateau de pêche pour y accueillir une quarantaine de touristes. Cet ingénieur de formation décrit la spécificité des baleines de Thaïlande, qui gardent la bouche ouverte de longues secondes pour avaler les anchois à travers leurs fanons, filtres hérissés de poils tapissant l’intérieur de leur cavité buccale. Les sorties touristiques de Jirayu sont précieuses aussi car lors des excursions il procède en même temps à des relevés scientifiques. Il veut faire changer les mentalités par une observation en mer des baleines à la fois pédagogique et écologique : ainsi Jirayu se charge-t-il aussi d’expliquer les règles internationales d’approche de la baleine, la nécessité de rester à distance, de ne pas se mettre sur sa route, pour lutter contre un tourisme de masse irresponsable et irrespectueux qui nuit de plus de plus à ces géants de la mer ! Surasak Thongsukdee, spécialiste des baleines au Centre de recherche marine et côtière de Thaïlande, s’inquiète d’un possible impact d’un développement inconsidéré de ce tourisme. « L’an dernier, plus de mille touristes sont allés observer les baleines en mer. Si tous les bateaux veulent les approcher et accélérer afin d’être au plus près des baleines, cela aura un effet terriblement néfaste sur elles , anticipe Surasak, et ce n’est pas dans les préoccupations du gouvernement »… C’est pourquoi le professeur travaille à changer la situation et à former, comme Jirayu, de nouveaux acteurs d’un tourisme responsable et respectueux en Thaïlande.

Les « Incroyables Comestibles », potagers en libre-service

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C’est avec Demain le film que, pour beaucoup d’entre nous, nous avons découvert les « Incroyables Comestibles » ! Ce phénomène qui déferle aujourd’hui sur la France est né il y a huit ans en Angleterre. Nous sommes en 2008 dans la ville de Todmoren de 15 000 habitants au nord est de Manchester. Deux femmes en grande difficulté financière décident de cultiver des légumes devant chez elle, sur un bout de trottoir, au vu et au su de tout le monde. La récolte est bonne et, très vite, tout le monde s’en aperçoit. La nouvelle se répand d’autant plus rapidement que les deux dames autorisent les passants à se servir directement dans le potager improvisé ! Épaté par ce mini « retour à la terre », les voisins, puis les voisins des voisins, puis les autres quartiers alentours se passent le mot et se mettent également à planter des graines en pleine ville… et à partager leurs récoltes avec qui veut ! En trois mois seulement, Todmoren est devenu tout simplement autosuffisante en légumes… Et, surtout, grâce à cet enthousiasme collectif, l’ambiance de la ville a soudainement changé du tout au tout, au point que le journal The Guardian l’a même qualifiée « d’endroit où l’on vit le mieux au Royaume-Uni » ! C’est ainsi qu’est né le mouvement mondial « Incredible Edible » : en français, les Incroyables Comestibles. Officiellement, les Incroyables Comestibles ont débarqué en France en 2011, sous la houlette d’un certain François Rouillay de retour d’une visite à Todmoren. Depuis, c’est la contagion ! Des dizaines de communes de toutes les régions ont déjà rejoint le mouvement installant, ici une jardinière de poireaux, là des plants de tomates, sur ce rond-point quelques rangées de carottes et dans ce pot de fleurs une poignée de graines de tournesol… Chaque jour, les Français sont de plus en plus nombreux à rejoindre le mouvement des Incroyables Comestibles. Preuve qu’aujourd’hui les citoyens ont besoin de solidarité, de partage et de vert !!!

La couleur de l’année selon Pantone : le vert !

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Pantone s’est offert une maison à Londres dédiée à la couleur de l’année : le vert ! En association avec Airbnb, le fabricant de nuanciers Pantone propose à la location à Londres un appartement aménagé dans la couleur de l’année Pantone Greenery. La couleur Greenery de l’année 2017 choisie par Pantone a servi à décorer un appartement londonien. Airbnb s’est associé avec le fabricant de nuanciers pour aménager un loft dans le quartier branché de Clerkenwell. L’appartement rebaptisé pour l’occasion « Outside In », est en location au prix de 200 livres sterling la nuit et peut accueillir 4 personnes, une somme reversée à l’association Aiga (American Institute of Graphic Arts), une organisation professionnelle dédiée à la communication et la conception graphique. Salon, chambre, salle de bain, cuisine, la teinte Greenery se retrouve partout, notamment dans les nombreuses plantes qui recouvrent les étagères. Certains murs et objets reprennent la teinte exacte de la couleur de l’année (Pantone 15-0343 Greenery) : un véritable jardin secret en plein cœur de Londres ! Chaque année, Pantone sélectionne la couleur qui influencera la tendance dans de nombreux secteurs comme la mode, le design d’intérieur ou le design graphique. En 2017, la marque a choisi la couleur verte Pantone 15-0343 Greenery. Une couleur qui doit nous apporter de l’espoir par son côté fortifiant et revitalisant et doit symboliser les nouveaux départs, la vitalité et la poursuite des passions personnelles ! Ainsi « Greenery émerge en 2017 pour nous offrir l’espoir auquel nous aspirons tous dans un paysage socio-politique tourmenté », a expliqué Leatrice Eiseman, directrice exécutive du Pantone Color Institute…

Algo, la peinture naturelle aux algues

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La société Félor a lancé Algo, une peinture d’intérieure écologique, à base d’algues bretonnes, qui contient 98% de substances biosourcées ! Les peintures décoratives contenaient généralement beaucoup de solvants et dégrade la qualité de l’air intérieur. En janvier 2012, une loi a fait disparaître les peintures avec solvants au profit des peintures acryliques « à l’eau ». Cependant, celles-ci sont plus difficiles à travailler pour les peintres en bâtiment car le temps de séchage est trop rapide. Algo propose une peinture onctueuse, couvrante et facile à utiliser grâce aux propriétés des algues. Cette nouvelle peinture émet 30 fois moins de gaz que les normes imposées par les écolabels. La peinture Algo contient une combinaison de trois algues bretonnes aux propriétés différentes qui apportent onctuosité et un fort pouvoir couvrant. Algo ne durcit pas trop vite et permet les reprises sur de grandes surfaces. Elle offre de plus un excellent rendement : une couche de finition suffit. La peinture Algo est vendue dans un emballage recyclé et recyclable. Elle est fabriquée à 98% à partir de substances biosourcées : des algues, de la résine naturelle et de la caséine. En plus Algo émet à peine 1 gramme de COV (Composés Organiques Volatiles) par litre, alors que la norme Ecolabel impose 30 g/l maximum. Le projet Algo a été labellisé par Rennes la Novosphère (qui vient de rejoindre la French Tech Rennes), car ce produit est une réelle prouesse en termes d’éco-innovation !

Fontus : de l’eau potable avec de l’air !

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Lorsque l’on est dans la nature, il n’est pas toujours facile d’obtenir de l’eau potable… Un jeune designer industriel autrichien Kirstof Retezàr a pourtant trouvé une solution originale : récupérer l’humidité de l’air pour la boire avec une gourde. Dans Seul sur Mars, le dernier film de Ridley Scott, Matt Damon réussit à récupérer de l’eau sous l’effet de la condensation. C’est le principe mis en place dans la bouteille Fontus. Le designer a imaginé deux versions de ces bouteilles étonnantes qui sont reliées à des petits panneaux solaires. La première est destinée à la randonnée, l’autre au vélo, mais les deux peuvent créer de l’eau tout simplement en récupérant autour de vous la condensation de l’humidité dans l’air. Celles-ci fonctionnent grâce à un condenseur connecté à une série de petites « dents » hydrophobiques qui repoussent l’eau dans la bouteille. Dans de bonnes conditions climatiques, Fontus pourrait récupérer jusqu’à 0, 47 litre d’eau par heure : de quoi à sauver des vies dans le désert ! Pour l’instant la Fontus reste encore au stade de prototype. Cependant, même pour Retezàr, le prototype n’est pas encore exempt de défaut. Il peut filtrer les gros contaminants, comme les insectes et la poussière, mais a un peu plus de mal avec les petits, comme les sédiments, un problème que le designer compte résoudre en installant un filtre carbone. Son inventeur espère trouver un débouché commercial en lançant une campagne de financement participatif. Très ingénieux et écolo !