l’actualité verte des entreprises

Le Talus : de l’agriculture urbaine à Marseille !

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Voilà un beau projet d’agriculture urbaine à Marseille ! Créé par l’association HEKO Permaculture, le Talus est une ferme urbaine qui est en train de prendre forme sur d’anciennes friches du 12ème arrondissement, rue Saint-Pierre, sur deux parcelles totalisant presque un hectare ! Les parcelles appartiennent à l’Etat qui les a mises à la disposition de l’association, à la demande de son président Frédéric Denel, suite à la fin des travaux de réalisation de l’autoroute L2. En effet jusqu’ici le lieu servait de stockage pour les entreprises en charge des travaux de la nouvelle route. Maintenant c’est parti pour faire de l’agro-écologie en pleine ville ! Ce grand projet est holistique, il englobe tout de qui touche à la terre pour créer un site multi-activités d’innovation et de découverte de l’agriculture urbaine, un véritable petit oasis de la biodiversité. Les premières activités ont démarré avec le chantier de viabilisation du site, des recherches scientifiques sur l’agriculture en ville et du micro-maraîcher bio sur petite surface… mais le Talus ce sera bientôt des bacs potagers en location, des ateliers pédagogiques pour les scolaires, du compostage collectif avec production de lombrics, un poulailler participatif, une ruche pédagogique, des pépinières d’aromatiques et fruitiers anciens, des ventes de semences, plants et produits de jardinage, de la formation en agro-écologie et même une buvette écolo avec restauration végétale ! Un espace vert ouvert à tous, qui fédère riverains, jardiniers amateurs, familles, scolaires… et tous les amoureux de la nature ! Alors aujourd’hui le Talus a besoin de petits bras pour se construire, n’hésitez pas si cela vous intéresse à vous rapprocher de ce projet pour vivre en ville mais les mains dans la terre, bien en lien avec le Vivant ! Le bonheur 🙂

Renseignements : www.letalus.com

Il faut sauver la Mer Noire !

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Depuis 1996 le 31 octobre est la Journée internationale pour la protection de la Mer Noire. C’est en effet ce jour-là que les six pays riverains de cette mer ont adopté un plan stratégique d’action pour protéger leur mer commune : il s’agit de la Bulgarie, de la Roumanie, de l’Ukraine, de la Russie, de la Géorgie et de la Turquie. Alors d’abord pourquoi l’appelle-t-on de ce triste nom de Mer Noire ? On peut dire que cela ne nous donne pas envie de plonger dedans… Plusieurs versions existent mais l’explication la plus probable est la faible transparence de ses eaux, la Mer Noire est effectivement très sombre en profondeur en raison d’un taux élevé en hydrogène sulfuré qui a un effet noircissant à partir d’une centaine de mètres sous le surface. Du coup les regards de l’homme ne peuvent pénétrer que jusqu’à 5 mètres environ alors qu’en Méditerranée ce chiffre est de 30 mètres ! La Mer Noire est une mer presque close, ce qui augmente les problèmes de pollution (ici c’est la même chose qu’en Méditerranée hélas !) et elle est parmi les bassins dans le monde qui s’écoulent le plus lentement. C’est peut-être pour cette raison que ses profondeurs sont saturées d’hydrosulfures qui ont chassé toute forme de vie dans 85 % de ses eaux. Seulement 10 à 15 % des eaux de cette mer sont encore vivantes… en-dessous de cette couche de vie, c’est le règne des organismes anaérobes et des vestiges archéologiques de plusieurs civilisations antiques, vestiges qui ont bien été conservés grâce à toutes ces substances sulfuriques. On observe dans cet mer tout de même 2 000 espèces animales et 1 000 espèces végétales malgré le processus de perte de la biodiversité en cours… Car autre comparaison avec notre Méditerranée, la Mer Noire est moins salée car elle accueille les eaux des 4 plus grands fleuves européens : le Danube, le Dniepr, le Dniestr et le Don qui y déversent aussi beaucoup de déchets venant de ces mêmes pays européens… ajoutez à cela la pêche démesurée, le surpeuplement des rives avec les abus en matière de bâtiment et la pollution générale alentour et vous aurez le tableau !! D’où l’importance du travail de protection de la Mer Noire mis en place dans lequel la Bulgarie et la Roumanie s’inscrivent en leaders dans les efforts pour l’amélioration du système écologique de cette belle mer en ayant réalisé de nombreux projets de rénovation des canalisations, de construction de stations d’épuration… Il faut sauver la Mer Noire, on peut y arriver c’est comme toujours : juste une question de volonté 🙂

Ecolo Crèche fête ses 10 ans et devient Label Vie !

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Ecolo Crèche est le premier label de développement durable dédié aux tout-petits et il est né à Marseille il y a 10 ans ! L’idée initiale de sa fondatrice, Claire Grolleau Escriva, était d’améliorer la qualité de vie des enfants et des professionnels de la petite enfance tout en réduisant leur impact sur l’environnement. En 1998, l’écotoxicologue de formation et alors jeune maman, avait créé une association pour mettre les enfants en crèche au contact de la nature. Et puis très vite, les crèches ont commencé à lui demander des conseils sur le choix des matériaux, des aliments ou des activités… c’est comme ça qu’Ecolo Crèche est né. En dix ans le label a énormément progressé et aujourd’hui ce sont plus de 300 crèches qui sont labellisées dans 55 départements français, ce qui touche 8 000 enfants ! Mais l’histoire ne s’arrête pas là… Fort de son succès, le label s’est d’abord ouvert aux assistantes maternelles avec Eco Accueil Petite Enfance puis aux centres de loisirs (ALSH) avec Eco Accueil Loisirs et bien sûr avec toujours la même directive : améliorer la qualité de vie dans ces lieux tout en réduisant leur impact environnemental. Pour les 10 ans d’Ecolo Crèche, l’association a décidé de rassembler les différents labels dans un seul : Label Vie ! Ce nouveau label va leur permettre d’étendre leur action à d’autres structures, peut-être aux plus grands, à des établissements comme par exemple les maisons de retraite (les fameux HEPAD !) où il y a beaucoup à faire et à améliorer tant sur le mieux-vivre des hommes et des femmes qui les habitent que sur la pollution générée par ces établissements… Label Vie a de toute façon un très large spectre d’action quelque soit les lieux de vie concernés : il s’agit toujours tant d’influencer les décideurs, que d’accompagner les professionnels, de mesurer les actes des structures engagées pour prouver leur efficacité, de même que rassembler et fédérer des établissements engagés et de valoriser leurs actions à travers leurs différents labels. Quel beau travail ! L’ambition de Label Vie au final est magnifique, c’est tout simplement de changer la société, et parce qu’en changeant les lieux où les gens vivent on changera les gens ! La belle vie quoi 🙂

Nicolas Escavi, « super-héros » des déchets

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Il a une pêche d’enfer qui nous rappelle bien sûr notre super-héros marseillais Edmund Platt ! Nicolas Escavi, surfeur trentenaire, amoureux de la nature et de la mer, vit à Biarritz et fait du ramassage de déchets et de la sensibilisation dans toute sa région depuis plusieurs années, il passe son temps à ramasser des ordures, il ne peut plus s’en empêcher. Pour inciter les gens à ne plus jeter leurs déchets dans la nature, voire à les ramasser, Nicolas mieux connu de son surnom « Trashgo » utilise volontiers la provoc : il se déguise quand il ne se met pas tout nu, se met facilement en scène dans des scénarios extravagants… Dans sa voiture bariolée, la trashgomobile, avec laquell il sillone sa région, on trouve des planches de surf, un vélo, un skate t bien sûr tout ce qu’il faut pour pouvoir ramasser les déchets dès qu’il en voit un ! Dès le départ il a choisi d’être farfelu pour ne pas être moralisateur et « saouler les gens » comme il dit lui-même, c’est comme ça qu’il a su ainsi créer un personnage très attachant et surtout tellement efficace ! Il vient de faire 2 000 km en 85 jours de trip déchets dans un Biarritz-Brest à vélo puis Brest-Biarritz en paddle gonflable mais pas tout seul car le biarrot est, comme souvent les super-héros, accompagné d’un animal… sa chienne Sidoine merveilleuse compagne de vie et d’aventure ! Dans ce voyage il a ramassé pas moins de 50 litres de déchets par jour… Il a pu nettoyer les routes quand il était à vélo (avec Sidoine en traineau) et les déchets du littoral en paddle (avec Sidoine sur la planche !), de toute façon on sait que les déchets sauvages qui sont sur la terre finissent pour la plupart à la mer ! Aujourd’hui Nicolas est largement médiatisé (on l’a vu notamment dans le film « Le Grand Saphir » qu’on aime trop) et il est suivi et encouragé par ses trashfans de plus en plus nombreux sur Internet et les réseaux sociaux qu’il appelle aussi « trashouilles » ! Sportif, militant écolo et déjanté : on l’adore alors forcément on est trashfan 🙂

Le cargo à voile : l’avenir du transport maritime ?

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Non ce n’est pas un retour en arrière mais bien une avancée pour préserver les océans et la planète : le cargo à voile 40 % moins polluant ! Ainsi le cargo de demain pourrait bien ressembler aux vieux navires marchands à voile d’antan à la différence près que ce n’est pas directement le vent qui fera avancer les cargos mais l’énergie produite par le vent, avec des voiles rigides et « high tech » qui pourront générer plusieurs mégawatts de propulsion. Aujourd’hui 90 % des échanges mondiaux se font par voie maritime en émettant 4 % des émissions de gaz à effet de serre. L’Organisation Maritime Internationale (OMI) voudrait baisser la teneur en souffre des carburants de 3,5 % à 0,5 % d’ici 2020. Plusieurs projets innovants sont en préparation en France comme à Nantes où la start-up Zéphyr & Borée fondée par Nils Joyeux et Victor Depoers a recours à un système de voiles rigides installées sur les transporteurs maritimes. Avec leur innovation les transporteurs maritimes pourraient bientôt être dotés de voiles qui réduiraient de 20 à 40 % la consommation en carburant des navires, et ceci sans affecter la vitesse d’exploitation qui sera de 13 nœuds. Les entrepreneurs veulent réutiliser le vent sur les navires marchands en créant pour commencer une compagnie maritime qui exploiterait des navires hybrides utilisant à la fois le vent et le carburant. Pour cela ils utiliseront une technologie d’ailes rigides automatisées applicables aux bateaux d’une longueur de plus de 100 mètres, des voiles articulées et rétractables qui couvrent moins de surface qu’une voile traditionnelle mais ont des performances deux fois supérieures ! Les navires pourront ainsi réduire de 70 % son bilan carbone et n’émettra aucun dioxyde de souffre. Le vent est naturel, gratuit et disponible partout en mer… Une construction de navire va bientôt démarrer ! On va suivre ça de près… D’autant que d’autres travaux sur des navires à voile sont en cours comme avec l’entreprise Néoline. Et il y a même un projet encore plus fou, baptisé d’ailleurs « Bagaille Moon Fou », c’est celui deux autres français, Gilles Serre (ingénieur) et Cyril Bécu (plaisancier) : avec eux les voiles seront recouvertes de panneaux photovoltaïques ! A la place du carburant le vent mais aussi le soleil 🙂

« Iceberg » : le beau projet de Rosette de Stefano

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Quel superbe projet que « Iceberg » ! Imaginez un gigantesque iceberg devant le MuCEM à Marseille, en plein milieu de la lagune de Venise ou devant Notre Dame à Paris : cela ne pourrait pas laisser indifférents les millions de touristes qui passent pas là chaque année !! C’est Rosette de Stefano, sculpteur et artiste polyvalente qui travaille depuis plusieurs années sur cette belle idée de sensibilisation du monde entier au dérèglement climatique ! Il faut dire que Rosette voue un culte pour la nature « le plus grand sculpteur du monde » selon elle ! Pour elle, la nature est une source d’inspiration, un champ d’observation mais aussi de réflexion et de rébellion car l’artiste est profondément engagée pour la préservation de l’environnement. Son projet a été bien accueilli pour l’instant par des acteurs du climat comme Nicolas Hulot ou Yann Arthus Bertrand, par des associations militantes aussi, et même Albert le Prince de Monaco s’y est intéressé ! Il s’agit d’une sculpture monumentale qui représente un iceberg à la dérive flottant au large d’une grande ville. L’œuvre étant mobile, l’idée est de l’ancrer dans la lagune de Venise pour ensuite la déplacer dans d’autres grands ports et agglomérations côtières, partout où elle pourrait trouver une place et de la visibilité… Sa réalisation devrait s’effectuer au moyen d’une structure tubulaire habillée d’une matière propre à suggérer la glace, et ce en matière recyclable, gonflable, etc… il ne s’agit pas de polluer non plus !! L’iceberg sera ancré sur une barge flottante et aura une dimension suffisante pour avoir un aspect visuel et psychologique fort pour un observateur même à plusieurs centaines de mètres de l’œuvre. On sait tout le symbole que véhicule l’iceberg : fragilité, grandeur, magie et richesse la plus précieuse : l’eau, l’or bleu ! Le réchauffement climatique qui entraîne la fonte de ces glaciers est une catastrophe humanitaire et planétaire… alors lorsque les artistes œuvrent pour sensibiliser le public on adore !! On veut notre iceberg devant le MuCEM 🙂

Pour le Climat il est encore temps !

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Pour le Climat il est encore temps… mais c’est maintenant ! Dans plus de 86 villes et villages, plus de 120 000 citoyens ont « Marché pour le Climat » en France ce samedi 13 octobre. Une précédente mobilisation avait eu lieu après la démission de Nicolas Hulot et son fameux « appel à l’aide aux citoyens » réunissant autant de monde partout sur le territoire. Cette fois c’est le rapport du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) du 8 octobre qui a encore réveillé les consciences en nous rappelant la gravité de la situation tout en révélant qu’il « était encore temps » de limiter la réchauffement sous la barre des 1,5° C, rapport qui a entraîné un mouvement international puisque des marches ont eu lieu dans grand nombre de pays. Selon les experts, « cet objectif n’est pas impossible mais cela demande des changements sans précédents et des réductions d’émissions drastiques dans tous les secteurs ». A Marseille, c’est un petit millier de personnes qui se sont mobilisées ce week-end partant de l’Ombrière pour une marche lente, dans une ambiance bon enfant, jusqu’à la Préfecture. Des gens de toutes générations, des familles, ont chanté, applaudi, crié leur slogan ou affiché leurs banderoles : « J’ai mal à ma Terre », « Pas de planète B » ou « Il est encore temps », formule qui a été reprise pour fonder un nouveau collectif. En effet, après l’annonce du GIEC, 19 youtubeurs ont appelé à l’action pour le climat dans un vidéo nommé « Il est encore temps » et vue par plus de 7, 5 millions de personnes en seulement quelques jours, et 125 000 personnes se sont dores et déjà inscrites pour passer à l’action concrètement grâce au site ilestencoretemps.fr. Avec le mouvement « Marche pour le Climat » c’est une véritable force commune qui s’élève aujourd’hui face à l’inaction de nos dirigeants et aux agissements des multinationales. Parallèlement aux marches, 33 actions non-violentes ont été menées notamment devant des banques qui financent les énergies fossiles… Dans de nombreuses villes de France, d’Europe et du monde, les citoyens ont également déposé le rapport du GIEC devant leurs mairies et les institutions pour porter le signal d’alarme des scientifiques et exiger le désinvestissement des énergies sales. On attend la prochaine marche… et d’ici là une large action de boycott va être proposer par l’ensemble de tous ces collectifs car marcher c’est bien, mais arrêter de donner notre argent à ceux qui détruisent la planète c’est mieux 🙂

Le chanvre : l’avenir de l’Homme ?

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Pourquoi le chanvre a-t-il aussi mauvaise presse alors que c’est un produit qui pourrait bien sauver la planète ? Peut-être parce qu’on l’associe souvent au cannabis… or si elles appartiennent à la même famille, ce sont deux plantes différentes ! Et le chanvre est une plante magique au potentiel immense qui pourrait remplacer efficacement un grand nombre de pratiques et de produits industriels polluants. C’est une ressource renouvelable et durable qu’on peut retrouver dans presque tous les domaines de l’économie, sa culture est totalement écolo car elle ne cause aucun effet négatif sur l’écosystème, peut pousser dans différentes zones climatiques et donc être traitée localement et en plus elle recycle le dioxyde de carbone de l’atmosphère terrestre. Historiquement les hommes se sont beaucoup servis du chanvre mais à un moment donné on a oublié cette plante, pas assez lucrative pour tous ceux qui avaient décidé de s’enrichir avec d’autres produits comme le pétrole par exemple… Il faut dire que si la plante de chanvre ne coûte pas grand chose à produire, elle peut fabriquer jusqu’à 50 000 produits ! Aujourd’hui l’urgence écologique qui nous pousse à envisager des alternatives à notre consommation et donc à notre production nous ramène à elle de façon évidente et d’ailleurs bon nombre d’agriculteurs ou néo-ruraux l’ont compris et se mettent à sa production notamment dans le sud-ouest de la France. On connaît le chanvre pour le textile tout d’abord, et si pendant longtemps la matière était utilisée des vêtements peu raffinés, aujourd’hui on fabrique des tissus magnifiques tant dans le prêt-porter que pour le linge de maison, c’est encore plus chic que le lin. Mais aussi, et cela a son importance de nos jours, le chanvre peut être une alternative au plastique pour beaucoup d’objets, d’outils, de cordes, de fils, de pièces utiles… Dans l’industrie du bâtiment : on l’utilise comme matériel de construction, d’isolation, de peinture, c’est aussi un produit d’alimentation humaine et animale, on peut même le transformer en cosmétique et elle a des vertus thérapeutiques reconnues, en médecine douce bien évidemment, en carburant et biocarburant, en énergie et en batteries, pour remplacement du papier… Elle sert aussi beaucoup dans l’agriculture et l’horticulture pour lutter contre les mauvaises herbes, fait du paillage, de la litière, super produit également pour nettoyer, restaurer… bref c’est la plante à tout faire et surtout à donner du travail à des jeunes et un beau travail qui a du sens 🙂

Earthship Sisters : ambassadrices pour la planète

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Les femmes sont l’avenir de la planète ! La preuve avec les « Earthship Sisters » !! Au départ l’idée vient de deux marseillaises que l’on connaît bien chez Marseille Vert : Deborah Pardo, scientifique, docteur en biologie des populations et spécialiste des albatros, et Nathalie Ille, ancien mannequin devenue capitaine qui mène des expéditions de sensibilisation à l’environnement en Méditerranée 100 % féminines ; deux filles exceptionnelles aux parcours atypiques et passionnants qui ont envie de faire bouger les lignes… cela ne pouvait donner qu’une rencontre explosive ! Eathship Sisters est un « accélérateur d’ambassadrices de l’environnement ». Le but est de révéler le potentiel de futures ambassadrices du changement et de créer une communauté de femmes engagées qui vont à leur tour donner envie aux autres d’agir. Ainsi 14 femmes vont devenir des Sisters en suivant un programme de 9 mois comme une renaissance : 5 week-end de formation en leadership pour se faire connaître, savoir convaincre et mobiliser les médias avec des experts internationaux inspirants, un accompagnement dans la réalisation de leurs projets en faveur de l’environnement avec des coachs individuels, des exercices d’intelligence collective à la pointe et un mentorat avec des Earthship Mothers & Fathers renommés, la participation à une communauté grandissante de Sisters, des femmes dynamiques et aux profils variés qui oseront s’impliquer pour changer notre société et entraîner les autres avec elles, et enfin un expédition de 16 jours à la voile en Méditerranée pilotée par elles-mêmes pour se connecter aux autres, à la nature et conduire aux escales des actions de mobilisation pour des scolaires et du grand public. Voilà tout ce qu’il faut pour donner aux femmes le pouvoir d’assurer le futur de notre planète. Alors les filles, qui veut postuler ? On compte sur vous pour changer le monde ! Les candidatures sont ouvertes à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 22 novembre : earthship-sisters.fr 🙂

Bientôt les gratte-ciel en bois...

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Evidemment chez Marseille Vert on préfère « La petite maison (en bois) dans la prairie » mais si on n’a pas le choix et qu’on est obligé en milieu urbain de construire dans du vertical pour loger tout le monde, alors autant que ce soit en bois… En France comme partout ailleurs des projets d’immeubles de grande hauteur en bois se multiplient. Ce nouvel engouement s’explique non seulement par l’évolution de technologies mais aussi parce que le réchauffement climatique nous pousse à modifier la traditionnelle construction en béton ultra polluante. C’est un nouveau matériau qui va permettre le développement des gratte-ciel en bois : le CLT ou bois lamellé croisé (cross lamined timber). Il est composé de plusieurs lames de bois (généralement du résineux) croisées à 90 % d’entre elles et collées les unes sur les autres. L’assemblage peut atteindre trois mètres de large, mesurer jusqu’à 16 mètres de long et surtout ces panneaux ont une capacité de résistance et de portance qui autorise à dépasser les 15 étages pour un immeuble. Si la fabrication d’un mètre cube de béton provoqua l’émission de 471 kilogrammes de gaz à effet de serre, celle d’un mètre cube de CLT capte elle 460 kilogrammes de carbone ! Pour un logement en CLT de 60 mètres carrés, le gain carbone équivaut à 120 000 kilomètres parcourus par un automobiliste… développer la construction en bois reviendrait à réduire le réchauffement climatique de façon significative. Nombre de constructeurs se tournent donc vers ce nouveau marché prometteur : dans le monde 29 tours de plus de 50 mètres devraient voir le jour dans les trois prochaines années, en France aussi on bouge, à Paris de nombreux projets sont en cours de discussion, Bouygues est en chantier pour un immeuble de 11 étages à Strasbourg, à Marseille c’est Nexity qui a construit une « petite tour » en bois de 6 étages et à Bordeaux le projet Hypérion en route actuellement livrera une tour de 57 mètres de haut et 18 étages en 2020. Et le bois alors ? Et les arbres dans tout ça ? On nous promet des forêts gérées durablement dans lesquelles quand on coupe un arbre on en plante un autre… peut-être mais n’empêche qu’il faut quand même les couper… et que ça fait toujours mal… Signé les amoureux des arbres 🙂