Et si le bambou était le matériau écologique de l’avenir ? Résistant, léger, bon marché, il trouve une utilité dans une foule d’objets, du simple vélo aux plus grandes constructions. Et c’est précisément dans le secteur du BTP, l’une des industries les moins durables au monde, que ce végétal pourrait prendre tout son sens. En faire un matériau de choix dans le bâtiment, c’est précisément le combat de Elora Hardy qui a quitté une brillante carrière dans la mode à New York pour revenir sur l’île où elle est née et a passé toute son enfance, Bali, et lancer son projet de construction d’habitat en bambou avec son agence Ibuku. Son père, John Hardy, est le fondateur de la Green School à Bali et c’est là qu’elle a découvert des constructions en bambou. « La première fois que j’ai observé ces structures en construction à la Green School il y a six ans, j’ai trouvé ça parfaitement sensé. Le bambou pousse tout autour de nous, il est fort, il est élégant et résiste aux séismes » confit-elle. Récolté localement par des paysans de l’île de Bali, facilement transportable et souple, le bambou permet de construire des habitations plus traditionnelles mais aussi des maisons très innovantes ou encore des édifices majestueux et luxueux. Finalement Elora a fondé tout un village qu’elle a appelé le « Green village » où toutes les habitations sont entièrement construites à base de bambou. Bien sûr ce type de construction n’est pas transposable partout dans le monde mais certainement dans beaucoup d’autres pays, et dans le paysage indonésien et sa culture, non seulement il permet d’utiliser des matériaux naturels et locaux, mais aussi de perpétrer des savoir-faire indigènes… et cerise sur le gâteau : c’est super beau !

ça vous a plu ? Partagez !