Récemment nommé Messager de la Paix sur les questions climatiques aux Nations Unies, Leonardo DiCaprio le magnifique acteur américain oscarisé et grand chouchou de Marseille Vert car connu aussi pour son formidable engagement écologiste, a parcouru le globe pendant deux ans pour faire un état des lieux environnemental, ce qui a donné ce très beau film : Avant le Déluge (Before the Flood en version originale). C’est un documentaire réalisé en 2016 par Fisher Stevens et co-produit par DiCaprio lui-même. Le film qui tourne autour du changement climatique tente de montrer comment la planète peut encore être sauvée… mais il faut faire vite ! Le documentaire décrit de manière informative et captivante la façon dont la société peut empêcher la disparition des espèces en voie d’extinction, d’écosystèmes et de communautés autochtones à travers le monde. On y découvre des preuves visuelles de l’aggravation de la crise environnementale, qui inflige des dégâts irréversibles à des paysages immaculés : la glace du Groenland qui fond à vue d’œil, les inondations récurrentes en Floride, les récifs coralliens qui ne seront bientôt plus, les forêts indonésiennes allègrement abattues… l’acteur a exploré la façon dont les changements climatiques touchent toute la Terre. Son statut lui a permis de s’entretenir avec des activistes, des scientifiques et des leaders mondiaux dont Barack Obama, Elon Musk, Ban Ki-moon ou le Pape François. Le constat est sans appel, martelé tout au long du documentaire : les effets du changement climatique se font déjà sentir et ne feront que s’accentuer au cours des décennies à venir, entraînant avec eux de graves conséquences sur l’homme et la géopolitique. Contrairement au film Demain (dont nous sommes des grands fans chez Marseille Vert) qui nous montre toutes les initiatives innovantes et écolos qui se propagent un peu partout sur la planète, Avant le Déluge nous montre une Terre en pleine catastrophe… Autant on sort de Demain avec la banane, autant on finit le film de DiCaprio entre angoisse et désespoir… Mais le but n’était pas le même : ici l’acteur s’adresse intelligemment aux climato-septiques et précisément aux 131 membres du Congrès américain (sur 535) qui ne croient pas au changement climatique, encouragés dans leur illusion par les lobbyistes des grandes multinationales de l’énergie ! En espérant que ce film très « hollywoodien » leur parle… on croise les doigts : c’est de notre avenir à tous dont il est question ! Merci à Leonardo DiCaprio. On t’aime encore plus.

ça vous a plu ? Partagez !